Œuvres inédites de l’Empereur/3

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Œuvres inédites de l’Empereur
La Revue blancheTome XV (p. 275-281).

Œuvres inédites de l’Empereur

XXI
NOTE DE L’EMPEREUR POUR UNE DÉPÊCHE DIPLOMATIQUE

L’Empereur ne peut estimer la conduite du cabinet de St Pétersbourg ; il a cela de commun avec l’opinion des Français intelligents. Il semble que les agents de S. M. le Tzar n’aient recherché notre union que pour grandir leur importance auprès de l’Allemagne. Ainsi obtiennent-ils de l’empêtrer dans leurs manœuvres en Extrême-Orient, comme en pays balkanique, sous menace de difficultés franco-russes. À ce jeu il se pourrait que, d’un moment à l’autre, S. M. le Tzar fît volte-face, et, sacrifiant les intérêts latins à sa fortune, adhérât à la Triplice, moyennant un traité avantageux. Que S. M. l’Empereur Guillaume consente à faire garantir par les banques de Berlin l’emprunt chinois ; qu’il reconnaisse le prince Georges de Grèce pour gouverneur de la Crète, et cette volte-face s’effectue aussitôt. La vigueur de la diplomatie moscovite va ainsi forcer la main aux Allemands, menés dans son orbite. L’abandon de la France par S. M. le Tzar est le prix de cette négociation. S. M. l’Empereur d’Autriche retarde le marché en rappelant à son allié du Nord les termes d’un contrat qui l’oblige de maintenir le statu quo dans les Balkans. Elle appuie ses notes d’ambassade par la réintégration du roi Milan au pouvoir, par les opinions de sa presse officieuse qui prévoient un partage possible de la Macédoine. Dans ce partage, Salonique serait offerte aux Serbes vassaux de l’Autriche ; c’est-à-dire que les prétentions helléniques sur la Macédoine seraient absolument niées, et que les amis de Vienne se rapprocheraient singulièrement de Constantinople où les agents de St Pétersbourg parlent belliqueusement. Si cette énergie de la politique russe aboutit, l’épouvantail de la France, devenu inutile, sera mis au rancart, et notre diplomatie aura perdu son temps, comme le pays son humiliation.

Faites sentir ces raisons à M. de Montebello. Qu’il agisse. Qu’il réclame une pression plus sérieuse sur l’Angleterre pour la question d’Égypte. Cela ne gênerait en rien les desseins de l’Allemagne ou de la Russie. Ces puissances achèveront en paix d’endetter la Chine pour la gouverner bientôt sous le prétexte de régir l’acquittement de l’intérêt et l’amortissement. Après tant d’expériences, nous savons aujourd’hui que l’initiative de notre commerce et de notre industrie n’aime point le champ d’expériences colonial. Il suffit que nous gardions l’entrée du Céleste Empire, par le Tonkin au cas où cette initiative, quelque jour, se raviserait. De même, en Afrique, notre expansion soudanaise restera longtemps de la prophétie ; mais il nous faut tenir la côte méditerranéenne du Maroc à Suez, inclusivement, pour attribuer à notre richesse occidentale les mouvements de ports qui, là, se produiront, lorsque les Belges du Congo, les Anglais du Cap et du Niger, les Allemands de Zanzibar auront rendu fertile le continent équatorial et devront exporter ses produits en Europe, par le nord, au moyen de chemins de fer intérieurs.

Ne perdez pas de vue cette idée, l’idéal demeurant toujours de former la grande patrie européenne par le moyen d’une jonction entre la Duplice et la Triplice, qui mèneraient l’Occident à la conquête industrielle de la Chine, qui multiplieraient, par l’emploi meilleur des forces asiatiques, la production du monde, et installeraient l’aise définitive des hommes.

Vous ferez ces différentes communications avec prudence, modération et sagesse, car l’Empereur désire véritablement ne pas tirer un coup de fusil contre les monarques, le lendemain de notre action internationale. Il regardera cet événement comme un malheur, parce qu’il vient troubler des événements déjà assez compliqués, qu’il l’empêche de songer à la pacification entre le Capitalisme et le Prolétariat, la lutte finie.

Mais autant vous mettrez de prudence, de bonnes manières et de raisonnements pour porter les monarchies au désarmement à notre égard, autant vous serez impérieux, exigeant, si les troupes russes entraient en campagne contre l’entreprise sociale. Vous déclarerez à M. Mouraviev, par avance et en forme de conversation que, si ce cas arrivait, vous avez ordre de demander vos passeports et que, dès ce moment, la guerre serait déclarée. Vous en instruirez par un courrier extraordinaire le major général, afin que les troupes internationalistes se mettent en règle ; et si, effectivement, après vos instances, la Russie persistait à franchir sa frontière de l’Ouest, vous quitteriez St Pétersbourg.
N.


XXII
L’EMPEREUR AU SÉNÉCHAL DOMELA NIEUWENHUIS

Mon intention, si la guerre commence, est de vous donner le commandement depuis Boulogne jusqu’à Wesel et de toute la Hollande. Il peut se faire qu’au lieu de descendre vers l’Argonne, vous soyez invité par les mouvements des socialistes germains à les rejoindre par la Hollande, du côté de Wesel, ou bien entre Trêves et Cologne. La résistance des forces capitalistes serait moindre en Belgique et en Hollande pour vos formations. Ces deux pays pourraient être facilement occupés par les forces socialistes de l’Allemagne et de la France septentrionales qui trouveraient accueil chez une bonne partie de vos populations ouvrières. Ainsi la Suisse et les Pays-Bas deviendraient les deux états communistes vers lesquels émigrerait le prolétariat industriel de l’occident. Formez sans délai le camp d’Utrecht sous prétexte d’un congrès national, et envoyez-moi des plans et des mémoires sur vos places du côté de la Prusse. Il faut qu’en quatre jours de temps vous puissiez vous porter avec la plus grande partie de votre armée sur Wesel.

Si vous pouvez réunir une division de cavalerie hollandaise de 1 500 à 2 000 hommes, deux divisions d’infanterie fortes de 6 000 hommes chacune, une division française de 5 000 hommes, en tout, un corps de 18 000 hommes avec 26 pièces de canon attelées, et un approvisionnement, cela suffirait. En réunissant toutes vos troupes à Utrecht, je suppose que d’Utrecht, vous pourrez être en quatre jours sur Wesel, y attendre le sénéchal Bebel pour lui faciliter l’accès de votre frontière. Selon la marche de mes opérations sur le Rhône, et les événements de la guerre, vous pourrez peut-être vous étendre dans le pays de Munster et de Wesel. Je n’ai pas besoin de vous dire combien tout ici doit être tenu secret. Faites-moi connaître là-dessus ce qu’il en est.
N.


XXIII
LE MAJOR-GÉNÉRAL AU SÉNÉCHAL BEBEL
Monsieur le Sénéchal, S. M. l’Empereur estime que vos mouvements de troupes doivent tenir deux directions : l’une septentrionale, qui aboutirait à Wesel, où vous attendra le sénéchal Domela Nieuwenhuis, avec les forces hollandaises, belges, et françaises du Nord ; l’autre vers Genève. Si, cependant, les armées capitalistes coupaient la route de la Bavière, du Rhin et de la Suisse, il deviendrait préférable d’opérer la réunion du côté de Wesel. Le plan serait alors de proclamer en Hollande la République sociale. L’Empereur désire expressément que vous lui adressiez un rapport sur les forces dont vous pouvez disposer en Saxe. L’agitation tchèque à propos de l’ordonnance des langues nécessiterait une action en Bohême, à l’heure voulue. L’instruction que je vous ai envoyée hier soir, M. le Sénéchal, vous fait connaître que l’appel à la Hongrie sera lancé prochainement. Il aura pour but de détacher la Hongrie et la Bohême de l’Autriche, car, S. M. l’Empereur vous fera connaître ses dispositions au cas où la guerre sociale diviserait en Europe les forces de telle sorte que la France, les Pays-Bas et la Suisse dépendraient du Quatrième État, allié à la Russie, tandis que les nations de la Triple Alliance demeureraient obéissantes au régime du Capital. Vous ne devez point perdre de vue, Monsieur le Sénéchal, que l’établissement de la République sociale en Hollande et en Belgique serait facilement consolidé par l’aide du Prolétariat britannique dont une partie pourrait sans doute se transporter dans les centres du pays batave, pour accroître le recrutement des milices sociales. Il dépend de vous de juger si vos forces peuvent commodément opérer leur jonction avec les socialistes de Vienne, et se diriger directement sur cette capitale, ou gagner Genève. Mais S. M. l’Empereur entend que ce choix se fasse au plus vite. Vous considérerez jusqu’à nouvelle information les armées hongroises et celles recrutées en Bohême comme neutralisées en notre faveur. Donnez souvent des nouvelles.

Le Major général, prince
de Neuchâtel


XXIV
L’EMPEREUR À M. LE COMTE MOURAVIEV
5 février 1898.

Je vous ai mandé. Monsieur, que, si nous parvenions à changer l’ordre de choses sociales existant à l’ouest de l’Europe, rien ne serait modifié des relations qui unissent étroitement les états de S. M. le Tzar à ceux de la République Française. L’Allemagne arme d’une manière redoutable. La Cour de Vienne fait de grandes protestations auxquelles son extrême impuissance m’engage à croire. Quoi qu’il en soit, je pourrai, le lendemain de l’événement faire face à tout. La conscription que je viens de lever s’apprête. Je suis muni de tout et je ne manque de rien. Guerre ou paix, je ne me séparerai pas de votre fortune de mon gré. J’ai entre le Rhône et les Cévennes près de 150 000 hommes que les Communes de Lyon et de Marseille ravitailleront. Le mouvement au Nord est d’un succès certain. Cinq jours après la déclaration de grève générale, la Hollande, la Belgique et les Flandres françaises seront au pouvoir de la République sociale, qui sera proclamée en même temps à Genève et à Palerme. Paris ne tardera point à céder. Les jeunes officiers brevetés de l’armée française nous semblent à peu près acquis. Ces capitaines, ces commandants, ces colonels savent que, du jour au lendemain, ils seront substitués aux chefs de brigade, de division et d’armée ayant passé cinquante ans d’âge. L’affaire Dreyfus les remplit d’espoirs, et agite leurs légitimes ambitions. Cette aventure les débarrasse des ignares et des podagres auxquels seule la discipline les soumettait. L’armée française munie de jeunes officiers généraux instruits à l’École de guerre sera du jour au lendemain en excellentes dispositions.

N’ayez sur les affaires politiques aucune inquiétude ; marchez comme si de rien n’était. Si véritablement je dois supporter l’assaut de l’Empereur Guillaume, mes mesures sont bien prises et si sûres, que l’Europe n’apprendra mon départ de Lyon que par la ruine entière de nos ennemis.

Tenez secrètes toutes les dispositions qu’il est inutile de laisser connaître ; il est bon qu’on ne les apprenne que par la victoire, surtout celles-ci.

Les dispositions de défense contre l’invasion allemande, préparées depuis vingt-sept ans à la frontière est de la France, sont telles que, pour les forcer, deux mois au moins paraissent nécessaires à des armées heureuses. La proclamation de la République sociale en Pays-Bas retarderait, pendant le même délai, le mouvement tournant tenté au nord. De ces deux côtés, les troupes de couverture actuellement en garnison dans les places de Flandres, de Champagne, de Lorraine, sur le plateau de Langres, suffiraient à maintenir la barrière contre le flot germanique, six semaines au moins.

J’ai donc jugé convenable d’ordonner la mise en route de toutes les divisions françaises autres que celles désignées ci-dessus que renforceront leurs réservistes et l’armée territoriale. Les autres divisions seront dirigées par les moyens les plus rapides sur les Alpes. Elles seront rejointes par toutes les forces dont la France pourra disposer au centre, à l’ouest, au midi, et employées à franchir les Alpes en cinq ou six endroits.

Le misérable état des finances italiennes, la pauvreté du peuple et l’insuffisance des voies ferrées ne permettront pas une concentration rapide des armées péninsulaires, tandis que l’élan de nos forces accumulées ne manquera point de déborder vite les défenseurs des cols. De ce côté portera tout notre effort. Une fois dans la vallée du Pô, j’ai l’intention de recommencer les campagnes de Marengo, d’Arcole, et, par la vallée de l’Adige, ou par le Valteline, menacer vers Innsbruck le flanc de l’Autriche qui sera de la sorte contrainte à diviser ses forces devant vous, en Pologne, pour revenir en arrière et couvrir Vienne. À ce moment les Hongrois et les Tchèques réclameront sans doute la neutralité. Nous avons, vous et moi, de bonnes raisons pour le croire.

Ainsi nous porterons le vrai sens des opérations en Autriche et en Bavière. Bien des choses se régleront sur les bords du Danube entre Ulm et Wagram. L’Italie aura d’abord obtenu la paix, sous la condition de laisser le passage par la vallée du Pô.

Les armées de S. M, le Tzar et les miennes se joindront sous Vienne ou, mieux, sous Linz, après que les Busses auront vaincu en Moravie, et nous du côté de Salzbourg ou de Hobenlinden. Ensuite notre mouvement commun se dessinera d’Augsbourg à Ulm et la Forêt Noire, prise à rebours. Ce progrès de notre marche, qui menacerait dès lors les communications allemandes, obligera S. M. l’Empereur Guillaume à évacuer la Lorraine et la Champagne pour tourner contre vous la meilleure part de ses forces. À ce moment il y aura bataille ou traité. Mais la situation des Allemands attaqués à l’ouest par les troupes françaises qui reprendront l’offensive, à l’est par les corps russes entrés en Pologne, au sud par notre marche et celle des Internationalistes génevois, sera fort piteuse ; il ne dépendra que de nous qu’elle devienne pire.

La conséquence serait alors : 1° la constitution de l’empire hongrois, comprenant la Bohême, la Moravie, la Bosnie, la Serbie, la Roumanie limitée par le Danube de Silistrie à Galatz, la Macédoine, le Monténégro, l’Albanie et la Grèce ; 2° la réintégration de la Bulgarie, de la Roumélie, de la Doboudja et de Constantinople à l’empire byzantin dont S. M. le Tzar orthodoxe demeure le souverain héréditaire ; 3° l’adjonction de l’Autriche à l’Empire d’Allemagne ; 4° la frontière du Rhin restituée à la République Française qui obtient l’adhésion des puissances à son protectorat étendu sur la côte septentrionale d’Afrique depuis l’Égypte, jusqu’au Maroc ; 5° la formation d’une alliance européenne, entre l’Empire latin, l’Empire d’Allemagne, l’Empire byzantin, l’Empire hongrois, pour l’adaptation économique de l’Asie, et la mise en valeur de l’Afrique Internationale ; 6° un traité de libre échange entre ces puissances.

Il est convenable, Monsieur, que vous communiquiez, dès à présent, ceci aux ministres d’Allemagne et de Hongrie, et que vous assuriez S. M. le Tzar de la stabilité de nos sentiments.

Le gouvernement des peuples que la Providence nous a confiés occupe tous nos moments. Nous aurions attendu que ce statut eût été arrêté par le congrès et nous eût été donné en communication, s’il ne devait pas contenir des dispositions qui nous regardent personnellement. Cela seul a dû nous porter à prendre nous-même l’initiative pour soumettre nos sentiments et nos réflexions à la sagesse de S. M. le Tzar et de ses ministres.
N.


XXV
L’EMPEREUR À M. HANOTAUX
5 février 1898.

Je vous envoie une lettre qui est un trait de lumière. J’ai, en conséquence jugé convenable d’adresser la lettre ci-jointe au comte Mouraviev. Vous l’apporterez ce soir à ma signature. Ne négligez pas les indices qui montrent les sautes d’esprit du cabinet de Pétersbourg. Sur cette affaire du prince Georges et de sa nomination au gouvernement de la Crète, on va prendre des attitudes définitives ; car, après tout, l’Allemagne a les mains liées en Autriche. S. M. le Tzar ne se contente pas de la garantie des banques berlinoises pour l’emprunt chinois. Elle voudrait casser la Triplice afin de ne plus ménager l’Autriche aux Balkans. L’Empereur Guillaume ne sait sur quel pied danser. Il faut convenir que les diplomates moscovites bernent tout le monde. Parlez cependant de haut. Réclamez pour l’Égypte. Si la Russie ne pouvait plus agiter l’épouvantail de la France aux yeux de l’Europe, elle se trouverait mal à l’aise, demain. Il est grand temps d’obtenir quelque chose. Nous sommes floués en tout, par votre imprévoyance, votre incurie, votre servilité. Haussez le ton. Ne cédez rien sur le Niger. Nous devons garder la rive droite. Le prince d’Orléans emporte-t-il assez d’armes pour dix mille Abyssins. Il faut pourvoir à cela ; et dès qu’il sera parvenu dans le Harrar, ne plus cesser les envois à son adresse, tant en armes et munitions, qu’en officiers, artilleurs, ingénieurs hydrographes, mécaniciens de la marine. Expédiez-lui tous ces bacheliers sans places dont parlent les gazettes, et les médecins sans clientèle. Il aura besoin de docteurs et de chirurgiens. Un bachelier sait un peu de médecine, et doit en apprendre vite sur des manuels. Par la médecine abondamment répandue la France s’attachera complètement les Abyssins, Il faut savoir si l’on peut user des automobiles en ce pays.

Le prince d’Orléans emmène-t-il des hommes capables. Je me méfie de cette famille. Ils ont toujours été nigauds. Ses relations de voyage ne marquent ni profondeur d’esprit, ni sens du décor. Il a choisi un secrétaire bien médiocre. Tâchez de le pourvoir en compagnons intelligents qui le guident. Rendez-moi compte.
N.


XXVI
LE MAJOR-GÉNÉRAL AU MINISTRE DE LA MARINE
6 février 1898.
L’intention de S. M. l’Empereur, M. le Ministre, est que vous réunissiez les escadres dans la Méditerranée. Un débarquement sur les côtes françaises de la Manche et de l’Océan serait une folie que les Anglais paieraient cher. Mais le bombardement et le blocus de Gênes appuieraient fort à propos les démonstrations armées que S. M. compte faire du côté des Alpes, si la Triplice engage les hostilités, au lendemain de la révolution sociale. Encore que cette révolution ne soit pas un fait accompli, S. M. me mande qu’il convient que je vous avertisse de ses intentions, afin que ses ordres ne vous prennent pas au dépourvu, après l’événement. L’effort entier de la marine française devra tendre à jeter un corps de débarquement sur la rive génoise, corps qui s’engagerait dans les Apennins par la vallée de la Bormida pour atteindre les plaines de Marengo. Aucun autre effort ne sera demandé à la marine, dont la mauvaise administration donne trop peu de confiance. S. M. espère que les états-majors et les équipages de ses navires tiendront à honneur de relever, ainsi, le prestige de leurs pavillons.

Le Major général, prince
de Neuchâtel

(Correspondance réunie par Paul Adam)

à suivre —