Œuvres poétiques complètes de Shelley/Texte entier

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Traduction par Félix Rabbe.
E. Giraut et Cie, éditeurs (4 tomes, ).
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ŒUVRES POÉTIQUES COMPLÈTES


DE


SHELLEY


I



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AVERTISSEMENT




En entreprenant cette traduction des Poésies de Shelley, nous nous sommes demandé s’il ne fallait pas faire un choix des parties les plus complètes et les plus achevées, et laisser de côté les fragments, les essais et les poèmes qui, de l’aveu des meilleurs juges, semblent inférieurs et indignes de lui. Une étude approfondie de l’ensemble de son œuvre nous a convaincu qu’il s’y trouve une unité de vues et d’inspiration trop accentuée pour nous permettre de la briser au caprice de notre propre critique, et nous exposer à priver le lecteur du puissant intérêt qu’il peut prendre à suivre pas à pas la marche de sa pensée toujours progressant, toujours s’élevant et s’épurant, à mesure qu’il réalise sous des formes de plus en plus parfaites son idéal poétique.

Une traduction qui se bornerait aux grands poèmes ne donnerait que la moitié de Shelley, et laisserait dans l’ombre les parties secondaires, si l’on veut, mais cependant si originales et si variées de son génie. Nous connaissons tel admirateur de Shelley qui préfère au Prométhée délivré l’Ode à l’Alouette ou au Vent d’Ouest. Il y a dans Shelley, pour le moins, une demi-douzaine de poètes : le poète philosophique dans la Reine Mab, le Prométhée, la Magicienne de l’Atlas ; le poète épique dans Laon et Cythna ; le poète tragique dans les Cenci et Charles Ier ; le poète de la vie familière dans Julien et Maddalo et la Lettre à Mme Gisborne ; le poète satirique dans Peter Bell III ; le poète comique et burlesque dans Swellfoot Tyran ; le poète mystique dans l’Epipsychidion ; le poète élégiaque dans Adonais ; le poète lyrique dans les chœurs du Prométhée et de l’Hellas, et dans cent autres petits poèmes.

Nous avons réuni dans les deux premiers volumes les œuvres capitales soit par leur étendue, soit par leur importance au point de vue du développement de l’idée shelléienne.

Le troisième est réservé aux pièces de moindre haleine, que Shelley écrivait au jour le Page:Shelley - Œuvres poétiques complètes, t1, 1885, trad. Rabbe.djvu/13 Page:Shelley - Œuvres poétiques complètes, t1, 1885, trad. Rabbe.djvu/14 Page:Shelley - Œuvres poétiques complètes, t1, 1885, trad. Rabbe.djvu/15 Page:Shelley - Œuvres poétiques complètes, t1, 1885, trad. Rabbe.djvu/17


REINE MAB





I


[1] Quel prodige que la Mort !… la Mort, et son frère le Sommeil ! L’une, pâle comme la lune qui là-bas s’évanouit, avec des lèvres d’un bleu livide ; l’autre, rosé comme le matin, quand, trônant sur la vague de l’Océan, il empourpre le monde ; tous deux dans leur passage, prodigieux mystère !

Le sombre pouvoir qui règne sur les sépulcres infects s’est-il donc emparé de son âme innocente ? * Cette incomparable forme, que l’amour et l’admiration ne peuvent voir sans un battement de cœur, ces veines d’azur qui serpentent comme des courants le long d’un champ de neige, cet adorable contour, beau comme un marbre respirant, tout cela doit-il périr ? Le souffle de la putréfaction ne doit-il rien laisser de cette apparition céleste que hideur et que ruine ? ne rien épargner, qu’un lugubre thème sur lequel le cœur le plus léger pourra moraliser ?… Ou n’est-ce qu’un doux assoupissement envahissant les sens, que le souffle du matin rosé fait fuir dans les ténèbres ? Ianthe s’éveillera-t-elle encore, pour rendre la joie à ce cœur fidèle dont l’esprit sans sommeil est aux aguets pour saisir lumière, vie, extase dans son sourire ? *

Oui ! elle s’éveillera encore, quoique ces membres lumineux soient sans mouvement, et silencieuses ces douces lèvres, qui naguère, respirant l’éloquence, auraient pu apaiser la rage du tigre, et fondre le cœur glacé d’un conquérant. Ses yeux humides de rosée sont clos, et de leurs paupières, dont le lin tissu cache à peine à l’intérieur les orbes bleu sombre, l’enfant sommeil a fait son oreiller ; ses tresses d’or ombragent l’orgueil sans tache de son sein, se tordant comme les vrilles d’une plante parasite autour d’une colonne de marbre.

Écoutez ! D’où vient ce son éclatant ? Il est comme le murmure prodigieux qui s’élève autour d’une ruine solitaire et que les échos du rivage font entendre le soir à l’enthousiaste errant ; il est plus doux que le soupir du vent d’ouest ; il est plus fantastique que les notes sans mesure de cette étrange lyre dont les génies des brises touchent les cordes. Ces lignes de lumière irisée sont comme des rayons de lune tombant à travers les vitraux d’une cathédrale ; mais les nuances sont telles qu’elles ne peuvent trouver de comparaison sur la terre.

Regardez le char de la Reine des Fées ! Les célestes coursiers frappent du pied l’air résistant ; ils replient à sa parole leurs ailes transparentes, et s’arrêtent obéissant aux guides de lumière… La Reine des Enchantements les fit entrer ; elle répandit un charme dans l’enceinte, et, se penchant toute gracieuse de son char éthéré, elle regarda longtemps, et silencieusement, la vierge assoupie.

Oh ! non, le poète visité parles visions dans ses rêves, quand des nuages d’argent flottent dans son cerveau halluciné, quand chaque apparition de l’adorable, de l’étrange et du grand, l’étonné, le ravit, et l’élève, quand sa fantaisie, d’un coup d’œil, combine le merveilleux et le beau, non, le poète n’a jamais vu forme aussi brillante, aussi belle, aussi fantastique que celle qui guidait les coursiers aériens et versait la magie de son regard sur le sommeil de la vierge.

La jaune et large lune brillait confusément à travers sa forme, forme d’une parfaite symétrie ; le char perlé et translucide ne dérangeait pas la ligne de la lumière lunaire. Ce n’était point un spectacle de la terre. Ceux qui purent contempler cette vision dépassant toute splendeur humaine, ne virent ni la jaune lune, ni la scène mortelle ; ils n’entendirent ni le bruit du vent de nuit déchaîné, ni aucun son de la terre ; ils ne virent que l’apparition féerique, n’entendirent que les accents célestes qui remplissaient ce séjour solitaire.

Le corps de la Fée était transparent ; ce nuage fibreux là-bas, qui ne retient que la plus pâle teinte du soir, et que l’œil attentif peut à peine saisir quand il fond dans l’ombre du crépuscule oriental, est à peine aussi délié, aussi transparent. La belle étoile, qui diamante la couronne étincelante du matin, ne jette pas une lumière aussi douce, aussi puissante que celle qui, jaillissant des formes de la Fée, répandait tout autour sur la scène un halo de pourpre et, avec un mouvement d’ondulation, dessinait gracieusement ses contours. De son char céleste la Reine des Fées descendit, et trois fois elle agita sa baguette enlacée de guirlandes d’amaranthe ; sa forme mince et brumeuse suivait les mouvements de l’air ; et les sons clairs, argentins de sa voix, quand elle parla, furent tels qu’ils ne pouvaient être entendus que d’une oreille spécialement douée.

« Astres ! répandez votre plus balsamique influence ! Éléments ! suspendez votre colère ! Dors, Océan, dans les chaînes de rochers qui forment ton domaine ! Qu’on ne voie pas un souffle agiter les herbes qui croissent là-bas au sommet de la ruine ! Que le fil de la vierge toujours en mouvement dorme lui-même sur l’air immobile !… Et toi, Âme d’Ianthe, toi seule jugée digne de la faveur enviée, réservée aux bons et aux sincères, à ceux qui ont lutté, et qui, à force de résolution, ont triomphé de l’orgueil et des bassesses de la terre, brisé les chaînes… les chaînes de glace de la coutume, et fait briller sur leur âge les astres du jour… Âme d’Ianthe ! Éveille-toi ! Debout ! » Soudain se leva l’Âme d’Ianthe ; elle apparut, toute belle, dans sa pureté nue, parfaite image de sa forme corporelle. Une beauté et une grâce inexprimables l’animaient ; toute tache terrestre avait disparu en elle ; elle avait repris sa dignité native, et se tenait debout immortelle… sur une ruine !

Sur la couche, le corps gisait, enveloppé dans les profondeurs de l’assoupissement ; ses traits étaient fixes et sans expression ; cependant la vie animale était encore là, et chaque organe accomplissait encore ses fonctions naturelles ; c’était un spectacle prodigieux de contempler à la fois le corps et l’âme. C’étaient les mêmes linéaments, une parfaite identité extérieure. Et cependant, quelle différence !… L’une aspire au ciel, ne soupire qu’après son héritage éternel, et toujours changeante, toujours s’élevant, s’ébat dans l’être sans fin. L’autre, pour un temps jouet involontaire des circonstances et de la passion, s’agite et lutte ; il traverse d’un vol rapide sa triste durée, et bientôt, comme une machine inutile et hors de service, il pourrit, périt et passe. Page:Shelley - Œuvres poétiques complètes, t1, 1885, trad. Rabbe.djvu/23 Page:Shelley - Œuvres poétiques complètes, t1, 1885, trad. Rabbe.djvu/24 Page:Shelley - Œuvres poétiques complètes, t1, 1885, trad. 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« Les bons meurent tôt, et ceux dont les cœurs sont secs comme la poussière de l’été brûlent jusqu’à la bobèche. » (Wordsworth.)

14 décembre 1815.

Terre, Océan, Air, fraternité bien-aimée ! Si la nature,

votre grande mère, a imbu mon âme de quelque piété naturelle pour sentir votre amour et y répondre avec le mien ; si le matin humide de rosée, le midi odorant, le soir avec le coucher du soleil et sa splendide cour, et le solennel tintement du silence de minuit, si les profonds soupirs de l’automne dans le bois desséché, et l’Hiver revêtant de pure neige et de couronnes de glace étoilée les herbes flétries et les rameaux nus, si les voluptueuses palpitations du Printemps, quand il exhale ses premiers baisers si doux, m’ont été chers ; si jamais je n’ai sciem- ment fait de mal à aucun oiseau brillant, insecte ou gen- tille bête, mais si je les ai toujours aimés et chéris comme ma famille, — alors, pardonnez-moi cette vanterie, frères bien-aimés, et ne me retirez rien de votre faveur accoutumée ! Mère de ce monde impénétrable, favorise mon chant solennel ! Car je t’ai aimée toujours, et toi seule ; j’ai épié ton ombre et l’obscurité de tes pas, et mon cœur a toujours le regard plongé sur l’abîme de tes profonds mystères… J’ai fait mon lit dans les charniers et sur les cercueils, où la noire Mort garde le registre des tro- phées conquis sur loi, dans l’espérance de faire taire les obstinés questionneurs de tes secrets en forçant quelque ombre délaissée, ta messagère, à me révéler ce que nous sommes. Dans les heures solitaires et silencieuses, quand la nuit fait de son silence même une rumeur en- s' 82 œUVRES POÉTIQUES DE SHELLEY chantée, comme un alchimiste inspiré et désespéré, ris- quant sa propre vie sur quelque obscure espérance, j’ai amalgamé les formules redoutables et les regards scru- tateurs avec mon plus innocent amour ; jusqu’à ce que d’étranges larmes, se mêlant à ces baisers haletants, ar- rivent à composer un philtre capable de forcer la nuit enchantée de me livrer ton secret. Et, quoique tu n’aies pas encore dévoilé ton plus intime sanctuaire, l’incom- municable rêve et les fantômes crépusculaires, et la profonde pensée de midi ont fait briller en moi assez de Lumière, pour que maintenant dans la sécurité, immo- bile comme une lyre longtemps oubliée, suspendue au dôme solitaire de quelque temple mystérieux et déserté, j’attende ton souffle, ô grande mère ; pour que mon chant puisse mêler ses modulations aux murmures de l’air, aux bruits des forêts et de la mer, à la voix des êtres vivants, aux hymnes entrelacés de la nuit et du jour, et du profond cœur de l’homme ! Il y eut un poète dont la tombe prématurée ne fut point élevée avec un pieux respect par une main hu- maine ; mais les tourbillons charmés des vents d’automne bâtirent sur ses os tombant en poudre une pyramide de feuilles s’en allant en poussière dans l’inculte désert… Tin jeune homme digne d’amour !… Aucune vierge dé- solée ne i)ara de fleurs éplorées ou d’une guirlande de cyprès votif la couche solitaire de son éternel sommeil ; il était noble, et brave, et généreux ! Aucun barde solitaire n’exhala sur sa sombre destinée un chant mélodieux ; il vécut, il mourut, il chanta dans la solitude. Des étrangers ont pleuré en entendant ses notes passionnées ; et des vierges, pendant qu’il passait inconnu, ont langui et se sont consumées du fol amour ALASTOR OU LESPRIT DE LA SOLITUDE 83 do ses yeux sauvages. Le feu de ces doux orbes a cessé de brûler, et. le Silence, lui aussi énamouré de cette voix, enferme sa musique muette dans son âpre prison. Une vision solennelle, un brillant rêve d’argent nour- rit son enfance. Chaque soupii*, chaque bruit de la vaste terre et de l’air ambiant, envoya à son cœur ses plus ex- quises impulsions. Les sources de la divine philosophie ne fuirent pas ses lèvres altérées ; tout ce que le saint passé consacre, dans la vérité de la fable, de grand, de bon, d’adorable, il le sentit et le connut. La première jeunesse passée, il quitta le foyer glacé et le home détesté, pour chercher d’étranges vérités sur des terres inconnues. Bien des déserts désolés, bien des solitudes inextricables ont leurré ses pas intrépides ; et souvent de sa douce voix et de ses doux yeux il acheta aux hommes sauvages son repos et sa nourriture. Il a pour- suivi comme son ombre les pas les plus secrets de la nature, partout où le rouge volcan étend connue un dais sur ses champs de neige et ses pinacles de glace sa fu- mée brûlante ; où les lacs de bitume battent élernelle- ment la pointe nue des sombres îlots de leur vague in- dolente ; où les cavernes secrètes, hérissées et téné- breuses, faisant tourner autour des sources de feu et de poison leurs dômes étoiles de diamant et d’or, inacces- sibles à l’avarice ou à l’orgueil, développent les voûtes de salles sans nombre et sans mesure, regorgeant de nombreuses colonnes de cristal, de claires châsses de perles, et de trônes étincelants de chrysolite. Cependant cette scène d’une plus ample majesté que les gemmes ou l’or, la voûte changeante du ciel et la verte terre, n’avait pas perdu dans son cœur ses droits à l’amour et à l’admiration. Il aimait à s’arrêter longtemps dans les 84 œUVRES POÉTIQUES DE SHELLEY vallées solitaires, faisant des lieux sauvages sa demeure, jusqu’à ce que tourterelles et écureuils vinssent partager dans son innocente main son innocente nourriture, at- tirés par la douce expression de ses regards, et que la sauvage antilope, qui tressaille au moindre bruissement de la feuille sèche sur la fougère, suspendît ses pas timides pour arrêter ses yeux sur une forme plus gra- cieuse que la sienne. Son pas errant, obéissant à de hautes pensées, visita les formidables ruines des anciens jours : Athènes et Tyr et Balbec, et le désert où fut Jérusalem, les tours écrou- lées de Babylone, les éternelles pyramides, Memphis et Thèbes, toutes les étranges sculptures des obélisques d’albâtre, des tombeaux de jaspe ou des sphinx mutilés, que la noire Éthiopie cache sur ses sommets déserts. Là, parmi les temples ruinés, les colonnes stupéfiantes, les images barbares d’êtres plus qu’humains, où des démons de marbre gardent le mystère de bronze du zodiaque, et où les hommes morts ont suspendu tout autour leurs muettes pensées sur les murs muets, il aimait à s’arrê- ter, les yeux fixés sur ces monuments de la jeunesse du monde ; tout le long du jour brûlant, il contemplait ces formes muettes ; et quand la lune remplissait les salles mystérieuses d’ombres flottantes, il ne suspendait point son étude ; mais il regardait et regardait toujours, jus- qu’à ce qu’un ; signification illuminât son esprit vide comme une inspiration irrésistible, et qu’il tressaillît en apercevant les secrets de la naissance du temps. Cependant une vierge arabe lui a|)portait sa nourri- ture, sa portion quotidienne, de la tente de son père ; elle étendait la natte qui lui servait de couche ; elle dé- robait à ses devoirs et à son repos pour épier ses pas ; ALASTOR OU L’ESPRIT DE LA SOLITUDE 85 éprise d’amour, cl cependant n’osant pas, tant était pro- fonde sa respectueuse crainte, parler d’amour… Elle veillait la nuit sur son sommeil, sans fermer les yeux elle-même, pour contempler ses lèvres entr’ouvertes dans l’assoupissement, d’où s’exhalait la respiration ré- gulière de ses rêves innocents. Puis, quand le rouge matin faisait blêmir la pâle lime, vers sa froide demeure, égarée, pale et toute palpitante, elle se retirait. Le poète, errant à travcrs l’Arabie et la Perse, et le sau- vage désert Caramanien et sur les montagnes aériennes qui versent l’Indus et l’Oxus de leurs cavernes de glace, poursuivit son chemin joyeux et triomphant. II arriva dans la vallée de Cashmire, et là, dans une de ses plus solitaires retraites, où des plantes odorantes entrelacent sous le creux des rochers un berceau naturel, sur le bord d’un ruisselet étincelant, il étendit ses membres languissants. Alors une vision descendit sur son som- meil, un rêve d’espérances qui n’avaient pas encore fait rougir sa joue. 11 vit en songe une vierge voilée assise près de lui, parlant dans des tons bas et solennels. La voix était comme la voix de sa propre âme entendue dans le calme de la pensée ; sa musique prolongée, semblable aux sons entrelacés des courants et des brises, tenait son plus intime sens suspendu dans sa trame aux mille couleurs, aux mille nuances changeantes. Science, vérité et vertu étaient son thème, ainsi que les sublimes espérances de la divine liberté, les pensées les plus chères pour lui, et la poésie, elle-même étant un poète. Bientôt le solennel enthousiasme de son pur esprit alluma dans tout son être un feu pénétrant. Alors elle fit entendre des nombres sauvages avec une voix étouffée en sanglots tremblants que dominait sa propre passion ; ses belles mains étaient seules nues, tirant de quelque étrange harpe une étrange symphonie, et dans les rameaux de leurs veines le sang éloquent disait des choses ineffables. On entendait le battement de son cœur remplir les pauses de sa musique, et sa respiration s’accordait tumultueusement avec les reprises du chant interrompu. Soudain elle se leva, comme si son cœur endurait impatiemment son poids prêt à éclater. Au bruit, le poète se retourna et, dans la chaude lumière de leur propre vie, " il vit ses membres étinceler sous le voile sinueux du vent entrelacé ; ses bras, nus maintenant, étendus, ses boucles noires flottant au souffle de la nuit, les globes de ses yeux rayonnants, ses lèvres entr’ouvertes, détendues, pâles, et tremblant avec passion. Son robuste cœur défaillit et pâma sous l’excès de l’amour. Il soulevait ses membres frémissants, et retenait sa respiration haletante, et étendait ses bras pour atteindre son sein palpitant… Elle se retira en arrière un instant, puis, s’abandonnant à une irrésistible joie, d’un geste frénétique et avec un rapide cri étouffé, elle se jeta dans ses bras défaillants… Alors des ténèbres voilèrent ses yeux étourdis, et la vision rentra dans la nuit qui l’engloutit ; le Sommeil, comme un noir courant suspendu dans sa course, roula de nouveau ses vagues sur sa cervelle vide.

Réveillé par la secousse, il tressaillit de son extase. La froide lumière blanche du matin, la lune bleue déclinant à l’ouest, les sommets clairs et étincelants, la vallée distincte et le vide des bois, telle était la scène qui se déroulait autour de lui. — Où ont fui les nuances du ciel qui faisait un dais à son berceau de la nuit d’avant-hier ? les sons qui caressaient son sommeil, le mystère et la Page:Shelley - Œuvres poétiques complètes, t1, 1885, trad. Rabbe.djvu/93 Page:Shelley - Œuvres poétiques complètes, t1, 1885, trad. Rabbe.djvu/94 Page:Shelley - Œuvres poétiques complètes, t1, 1885, trad. Rabbe.djvu/95 90 ŒUVRES POÉTIQUES DR SHELLEY excepté dans les profondeurs de son propre esprit. Une petite chaloupe flottant près du rivage frappa les regards de l’impatient voyageur. Elle était depuis long- temps abandonnée, car ses flancs étaient largement tail- ladés de nombreuses fentes, et ses frêles jointures étaient ballottées au gré des ondulations de la marée. Une im- pulsion irrésistible le poussait à s’embarquer et à aller au-devant de la mort solitaire sur le terrible désert de l’Océan ; car il savait bien que cette ombre puissante aime les cavernes visqueuses du populeux abîme. Le jour était beau et ensoleillé ; la mer et le ciel bu- vaient son irradiation vivifiante, et le vent soufflait avec force du rivage, noircissant les vagues. Obéissant à l’ar- deur de son âme, le voyageur sauta dans l’embarcation ; il suspendit son manteau flottant au mat nu, s’assit sur le banc solitaire et sentit le bateau fuir sur la mer tran- quille, comme un nuage déchiré fuit devant l’ouragan. Comme un navire, qui, dans une vision d’argent, obéissant à l’impulsion des brises parfumées, flotte sur des nuages resplendissants, aussi rapidement le bateau avec effort vola sur les eaux noires et plissées. Un tourbillon l’emportait avec de violentes rafales et une force entraînante à travers les blanches crêtes de la mer irritée. Les vagues montaient. Toujours plus haut et plus haut leurs cols farouches se tordaient sous le fouet de la tempête, comme des serpents se d<baltent sous l’étreinte d un vautour. Lui. calme et joyeux dans celle formidable lutte de la vague fondant sur la vague, du coup de vent descendant sur le coup de vent, et du flot noir emporté sur le tourbillon qu’il efface dans sa sombre course, lui étais assis ! Comme si les génies de la tempête étaient les ministres charriés de le conduire à la lumière de ces Page:Shelley - Œuvres poétiques complètes, t1, 1885, trad. Rabbe.djvu/97 Page:Shelley - Œuvres poétiques complètes, t1, 1885, trad. Rabbe.djvu/98 Page:Shelley - Œuvres poétiques complètes, t1, 1885, trad. Rabbe.djvu/99 94 ŒUVRES POÉTIQUES DE SHELLEY retraite de la nature un abri, son berceau à elle, et à lui, son sépulcre…. De plus en plus sombres, les ombres s’accumulent. Le chêne, de ses bras immenses et noueux qu’il étend, embrasse le frêle hêtre. Les pyramides du cèdre altier, faisant voûte, forment les plus solennels dômes, et bien loin au dessous, comme des nuages suspendus dans un ciel d’émeraude, le frêne et l’acacia flottent suspendus, tremblants et pâles. Semblables à des serpents sans repos, vêtus d’arc-en-ciel et de feu, les plantes parasites, étoilées de dix mille fleurs, courent autour des troncs gris ; et, comme les yeux enjoués d’enfants rayonnants de charmantes intentions et des plus innocents artifices enlacent de leurs rayons les cœurs de ceux qui les aiment, ainsi ces plantes entrelacent leurs vrilles autour des rameaux unis, pour sceller leur secrète union ; le tissu des feuilles forme un réseau de la Lumière bleu foncé du jour et des sombres clartés de minuit, aussi changeant que les ombres dans les nuages charmés. De molles clairières mousseuses sous ces dais étendent leurs ondulations parfumées d’herbes odorantes et parsemées des yeux de mille belles petites Heurs. Un très sombre vallon, de ses bois de rose unis musquée, entrelacés aux jasmins, envoie une odeur qui fait pâmer lame et invite à quelque plus ravissant mystère. A travers la vallée, Silence et Crépuscule, frères jumeaux, font leur veille de midi et voguent au milieu des ombres, comme des formes vaporeuses à moitié aperçues. Au delà une source aux lueurs sombres, et de l’eau la plus transparente, reflète tous les rameaux, enlacés au-dessus d’elle, et chaque feuille pendante, et chaque parcelle du ciel azuré qui perce à travers leurs vides ; et rien autre chose ne baigne son image dans le liquide miroir, Page:Shelley - Œuvres poétiques complètes, t1, 1885, trad. Rabbe.djvu/101 96 ŒUVRES poétiques de Shelley

mousse, avec une harmonie sourde, sombre et pro- fonde. Tantôt sur les pierres polies il dansait, liant, comme un enfant, à mesure qu’il allait ; puis à travers la plaine il rampait en de tranquilles détours, réfléchissant chaque herbe, chaque bouton languissamment suspendu sur son repos. — « O courant, à la source insondable, où vont tes eaux mystérieuses ? Tu es pur moi limage de ma vie. Ton lugubre silence, tes vagues éblouissantes, tes gouffres bruyants et creux, ton impénétrable source et ton cours invisible, tout cela a son type en moi. L’immense ciel, et l’océan sans mesure peuvent révéler aussi facilement quelles cavernes bourbeuses ou quel nuage errant contiennent tes eaux, que l’univers peut dire où résident ces pensées vivantes, quand, étendus sur tes fleurs, mes membres desséchés se consumeront dans le vent qui passe ! » Il approcha du bord uni du petit courant ; il imprima son pas tremblant sur la verte mousse, qui frémit violemment au contact de ses membres brûlants. Semblable à celui que chasse de sa couche fiévreuse quelque joyeux délire, il allait ; mais sans oublier, comme lui, le tombeau où il va descendre, quand la flamme de sa frêle exaltation sera épuisée. D’un pas rapide il s’avançait sous l’ombre des arbres, à côté du courant du capricieux et babillard ruisseau ; mais voici que les dais solennels de la forêt ont fait place à la lumière uniforme du ciel du soir. De gris rochers perçaient la mousse rare et refoulaient le ruisseau récalcitrant ; de hautes aiguilles de chaume projetaient leur ombre grêle sur le talus inégal, et seuls les troncs noueux d’antiques pins sans branches et flétris accrochaient au sol, maigre lui, leurs racines étreignantes. Il se fil alors un changePage:Shelley - Œuvres poétiques complètes, t1, 1885, trad. Rabbe.djvu/103 98 ŒUVRES POÉTIQUES DE SHELLEY

réponse, dans la plus familière cadence, mêlant son chant solennel au hurlement du tonnerre et au sifflement des torrents vagabonds ; pendant que la large rivière, écumante et emportée dans son lit escarpé, tombait dans ce vide incommensurable, éparpillant ses eaux aux vents qui passent.

 Cependant le gris précipice, et le pin solennel, et le 

torrent n’étaient pas tout ; il y avait encore là un coin silencieux. Au bord même de celte vaste montagne, soutenu par des racines noueuses et des rocs écroulés. il regardait d’en haut dans sa sérénité la sombre terre et la voûte courbée des étoiles. C’était un coin tranquille, qui semblait sourire au sein même de l’horreur. Un lierre s’accrochait aux fissures des pierres avec ses bras enlaçant, et enveloppait dans le berceau de ses feuilles éternellement vertes et de ses baies noires tout l’espace uni de son parquet non foulé ; et là les enfants du tourbillon d’automne faisaient voltiger en de folâtres ébattements ces brillantes feuilles dont les teintes expirantes, rouges, jaunes ou d’un pâle éthéré, rivalisent avec l’éclat des couleurs de l’été. C’est le rendez-vous de toutes les brises suaves, dont la douce haleine peut apprendre aux violents à aimer la paix. Un pas seul, un pas humain, a une fois rompu le silence de sa solitude ; une voix seule a inspire ses échos ; la voix qui vint alors dans ces lieux, flottant sur les vents, y conduisit la plus adorable des formes humaines, pour faire de ce sauvage asile le dépositaire de toute la grâce et de toute la beauté qui revêtaient ses mouvements, pour lui livrer sa majesté, disperser sa musique dans l’ouragan insensible, et laisser aux humides feuilles et aux bleues moisissures des cavernes, nourPage:Shelley - Œuvres poétiques complètes, t1, 1885, trad. Rabbe.djvu/105 Page:Shelley - Œuvres poétiques complètes, t1, 1885, trad. Rabbe.djvu/106 Page:Shelley - Œuvres poétiques complètes, t1, 1885, trad. Rabbe.djvu/107 Page:Shelley - Œuvres poétiques complètes, t1, 1885, trad. Rabbe.djvu/108 Page:Shelley - Œuvres poétiques complètes, t1, 1885, trad. Rabbe.djvu/109 Page:Shelley - Œuvres poétiques complètes, t1, 1885, trad. Rabbe.djvu/111 Page:Shelley - Œuvres poétiques complètes, t1, 1885, trad. 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APPENDICE


NOTE DE L’AVERTISSEMENT


Pour quelques parties de l’œuvre de Shelley, le chemin nous était frayé par d’excellents essais de traduction, tels que ceux de Mme Tola Dorian pour les Cenci et l’Hellas, de M. Sarrazin pour l’Alastor, de F. V. Hugo pour quelques fragments de la Reine Mab, de M. Maurice Boucher pour un assez grand nombre de poésies détachées. Tout en cherchant à lutter avec ces traductions de fidélité et d’exactitude, nous n’avons pas affecté de nous en écarter là où il nous semblait qu’il n’était pas possible de faire autrement, ni d’éviter des rencontres matériellement commandées par les exigences d’une traduction à peu près littérale, la seule qui puisse avoir quelque mérite, quand il s’agit d’un poète aussi hardi, aussi original, aussi subtil que Shelley.



II


Nous donnons ici la traduction des principales variantes introduites par Shelley dans le poème qu’il a tiré de la reine mab, intitulé : le démon du monde.

Page 13 : Le Squelette au sceptre de fer, qui règne sur les sépulcres infects, a-t-il pu, aux chiens de l’enfer couchés sous son trône, jeter une si belle proie ?

Ibid : Ou bien est-ce que les Sommeils aux ailes de duvet ont charmé leur nourrice Silence près de ses paupières pour veiller sur leur repos ? Iront-ils, quand le rayon du matin coulera à travers ces deux sources de lumière, chercher loin du bruit et du jour quelque caverne occidentale, où les bois et les courants tissent avec les douces et calmes brises un berçant murmure ?

Non, Ianthe ne dort pas le sommeil sans rêve de la mort ; et dans sa chambre éclairée par la lune, Henri n’écoute pas en silence palpiter son pouls régulier, ne regarde pas se succéder sur sa joue délicate les reflets nuancés de la large lune, n’endure pas les fatigues d’une nuit de veille, sans une récompense assurée…

Écoutez ! D’où vient ce son retentissant ? Il est comme le concert prodigieux qui se fait entendre autour d’une ruine solitaire, quand les vents d’est soupirent et que les vagues du soir répondent en chuchotements du rivage ; il est plus étrange que les notes sans mesure que des lyres invisibles des vallées et des bocages tirent les génies des brises. Flottant sur des vagues de musique et de lumière, le char du Démon du Monde descend dans son silencieux pouvoir ; sa forme repose à l’intérieur, légère comme un nuage qui ne retient que la plus pâle teinte du jour quand le soir cède à la nuit, brillante comme cette trame fibreuse, quand les étoiles revêtent leur robe éphémère. Quatre ombres sans forme, brillantes et belles, tirent cet étrange char de gloire ; des rênes de lumière répriment leur célérité qui n’est pas de la terre ; elles s’arrêtent et replient leurs ailes d’air tressé ; le Démon se penchant sur son char éthéré regardait la vierge assoupie. Œil humain n’a jamais vu forme aussi fantastique, aussi brillante, aussi belle que celle qui, sur le sommeil enchanté de la vierge agitant une baguette étoilée, était suspendue comme une buée de lumière. Puis des sons, comme la respiration des brises odorantes au réveil du printemps, s’élevèrent tout autour, remplissant la chambre cl le ciel éclairé par la lune.

« Vierge, l’esprit le plus sublime du monde sous l’ombre de ses ailes enveloppe tout ce que la mémoire doit conserver de la ruine des plus divines choses, sentiments qui te leurrent pour te trahir, et lueurs de pensées qui s’évanouissent. Page:Shelley - Œuvres poétiques complètes, t1, 1885, trad. Rabbe.djvu/401 Page:Shelley - Œuvres poétiques complètes, t1, 1885, trad. Rabbe.djvu/402 Page:Shelley - Œuvres poétiques complètes, t1, 1885, trad. Rabbe.djvu/403 Page:Shelley - Œuvres poétiques complètes, t1, 1885, trad. Rabbe.djvu/404


TABLE


DU PREMIER VOLUME



Pages
 11
 393


ERRATA

Page 41, lig. 10, lire : dépouillés de leurs aimables formes…

Page 182, str. XXII, lire : dans ses hideux repaires…

Page 215, str. VIII, lire : alors une fête…

Page 260, str. XXVIII, lire : ses mille échos…




TOURS. — IMP. E. ARRAULT ET Cie



SHELLEY


ŒUVRES POÉTIQUES COMPLÈTES




SHELLEY ŒUVRES POETIQUES COMPLETES Traduction F. RABBE II Les Cenci. — Prométhée délivré. La Magicienne de l’Atlas. — Epipsychidion. — Adonais. Hellas.

PARIS NOUVELLE LIBRAIRIE PARISIENNE ALBERT SAVINE, ÉDITEUR 18, RUE DROUOT, 18 1887 Tous droits réservés JUGEMENTS DE LA CRITIQUE SUR SHELLEY ET SON TRADUCTEUR FRANÇAIS

« Si nous introduisions Shelley auprès de nos lecleurs, ils feraient des comparaisons, et ils ont du flair… « Il y a un homme sur le comple de qui le monde s’est méchamment, grossièremenl et brutalement trompé. Maintenant qu’il est mort, peut-être lui rendra-t-il justice. » Byron.

« Shelley, honni de son temps, à peine deviné par ses meilleurs amis, nous apparaît aujourd’hui comme un de ces malheureux et bienheureux solitaires, qui, pénétrés des aspirations inconscientes de leur époque, sont par là même en contradiction flagrante avec la société qui les environne. Ils demeurent un mystère pour leurs contemporains et vivent dans le cercle magique de leurs rêves comme dans une île escarpée el inaccessible. Privés de l’hommage des vivants, ils jouissenl d’un privilège autrement enviable, puisqu’ils habitent une région supérieure aux vicissitudes du siècle. Par l’âme de leur pensée, ils sont de tous les temps, car ils se rattachent à tout ce qu’il y a de plus noble dans le passé, comme ils annoncent ce qu’il y a de plus beau dans l’avenir. » Edouard Schuré. Revue des Deux-Mondes. 1er février 1877. II

« Shelley, le moins égoïste des hommes, a eu beau s’incliner un instant devant les prétentions bruyantes et populaires de Byron, le temps a définitivement remis à leurs places l’homme généreux et l’homme envieux. Otez à Byron sou enjouement cynique et son éloquence sentimentale, mélange inégal de Louvet et de Rousseau, ôtez-lui la puissance d’imagination satirique, ses nobles élans révolutionnaires et ses grandes qualités de combattant, il ne restera de ce géant manqué qu’un poète de troisième ordre, le moins viril et le plus égoïste des hommes de lettres. Otez à Shelley sa foi sublime, son dévouement héroïque, son amour du droit et de l’idéal, il sera toujours un des plus grands poètes de tous les siècles. » Algernon-Charles Swinburne . « Shelley a été poète dans toutes les acceptions de ce mot, qui en a tant. » E.-D. Forgues. Originaux et beaux esprits de l’Angleterre contemporaine. « Shelley grandit davantage à mesure que l’on s’éloigne de la date de sa mort. Son nom inconnu en France ne tardera pas à prendre place dans l’Europe entière auprès du nom de Byron, qu’il éclipsera sans doute aux yeux de la postérité. » Odysse Bahot. lîcrKv aiiiffiiijxiniiiir. 30 novembre 1867.

« Nous (loiiliMis (|u un : iiili’i’ poète miMJenie ail possédé à un i’- ; . ; :) ! degr(> les plus hautes <|ualil*-s des plus grands maîtres anciens. Les mots de hardc cl d’inspiration, (|iii semblent si froids et si aiïecli’s <|uaiid on les appli(|ue à daiiires (’ciivains luoilernes, oui une piopiit’-lé |)arl’aite qujuil nu les applique i Shelley. Ce u’esl pas un auteur, mais un barde ; sa |i()e-.ie ne semble pas de l’art, mais de linspiiatiou. > Macaulay « On n’a guère vu d’esprit dont la pensée planât plus haut et plus loin des choses réelles. Un profond sentiment germanique allié à des émotions païennes a produit sa poésie, poésie panthéiste, et pourtant pensive, presque grecque et pourtant anglaise, où la fantaisie joue comme une enfant folle et songeuse avec le magnifique écheveau des formes et des couleurs. Mais quelle ardeur secrète par delà ces splendides images, et comme on sent la chaleur de la fournaise par delà les fantômes colorés qu’elle fait flotter sur l’horizon ! Quelqu’un depuis Shakespeare et Spencer a-l-il trouvé des extases aussi tendres et aussi grandioses ?… Tout vit ici. tout respire et désire. » TAINE Hisltiirc (Ir lu liltcrtidirc ani/luiac.

« Wordsworth avait chanté l’hymen de la nature et de Ihonnne ; Shelley, c’est l’hymen même qui s’accomplit dans toute livresse de la jeunesse, hymen incessamment renouvelé de lame en ce qu’elle a de plus profond, de plus passager ou de i)lus intime, avec toutes les apparences de la nature les plus durables ou les plus évanescentes… Dans la vie réelle, cette puissance d’enchantement et d’illusion a transfiguré les êtres quelle rencontrait et qu’elle transportait au ciel, quitte à retomber brisée sur la terre sous les insultes-et les trahisons de la réalité. Ainsi tous ses rêves ont été vécus, comme toute sa vie a été rêvée. Sa destinée d’homme et de poète s’est épanouie tout entière, les racines dans la vie, la fleur dans le songe. Impossible de distinguer Ihomme du poète ; ils ne font qu’un dès le premier battement, et delà la réalité saisis- sante de ces créations nuageuses et la variété infinie de leur monotonie. ». JAMES DARMFSTETER. Essais de littérature anglaise, 1883.

« Saisir nellement certains aspects de la vie et les rendre avec perfection ne satisfait pas pleinement Shelley. Il cherPage:Shelley - Œuvres poétiques complètes, t2, 1887, trad. Rabbe.djvu/14 Page:Shelley - Œuvres poétiques complètes, t2, 1887, trad. Rabbe.djvu/15 qui semble comme tissu de l’élément de quelque rêve divin… A ceux qui voudraient connaître quelque chose du plus juvénile et du plus ardent esprit que le monde ait jamais vu. je leur dirai : Lisez la traduction de M. Rabbe. »


George Moore.
Figro du 22 mai 1886.


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LES CENCI

TRAGÉDIE EN CINQ ACTES

1819

A M. Henri MERCIER

Traducteur de Keats.

Le traducteur de Shelley, F. Rabbe.

« These are two friends whose lifes were undivided ; « So let their memory be, now they have glided « Under the grave…. »

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PROMÉTHÉE DÉLIVRÉ

DRAME LYRIQUE EN QUATRE ACTES

1820

« Audisne haec, Amphiarae, sub terram abdite ? »

A M. Maurice BOUCHOR

le |io("’l(’ (l(> VAid-fUT l’I lies Si/ m hoirs Hommage du traducteur F. R.

« Hark ! Spirils sjx’fil : . Tlir lit/nid rrspnitsos Of î hoir ficrlfil l<)ti<jHcs yet sound. >■ SHELLEY, Prométhée délivré. Acte IIl. scène I. PREFACE Les tragiques grecs, en empruntant leurs sujets à leur histoire nationale ou à leur mythologie, ont usé dans leur manière de les traiter d’un certain choix arbitraire. Ils ne se sont aucunement considérés comme obligés de s’en tenir à la commune interprétation ou d’imiter dans le récit comme dans le titre leurs rivaux et prédécesseurs, lin tel système, en les amenant à sacrifier ces exigences au désir d’être préférés à leurs compétiteurs, favorisait puissam- ment la composition. L’histoire d’Agamemnon était exposée sur le théâtre athénien avec autant de variantes qu’il y avait de drames. J’ai cru devoir user de la même licence. Le Prométhée délivrée d’Eschyle supposait la réconciliation de Jupiter avec sa victime, comme prix de la révélation du danger qui menaçait son empire par suite de la consommation de son mariage avec Thélis. Dans celte donnée, Thétis épousait Pelée, et Prométhée, par la permission de Jupiter, était délivré de sa captivité par Hercule. Si j’avais construit mon histoire sur ce plan, je n’aurais tenté autre chose que de refaire le drame perdu d’Esciiyle : et une telle aml)ition, si ma préférence pour cette manière de traiter le sujet me l’eût fait concevoir, la seule pensée de la dangereuse com- paraison qu’une semblable entreprise aurait provoquée devait certainement suffire à la décourager. Mais, en réalité, j’avais de la répulsion pour un dénouement aussi faible que celui qui consistait à réconcilier le Champion de l’Huma120 œUVRES POÉTIQUES DE SHELLEY nilé avec son opprcssour. L’intérêt moral do la fable, si pnissaninicnt soiiltMiu par la fermeté et la constance de Prométhée, disparaîtrait, si nons ponvions le concevoir rétractant son hardi langage et faiblissant devant son heu- reux et perfide adversaire. Le seul être imaginaire ressemblant en quelque degré à Prométhée, c’est Satan ; et Prométhée, à mon avis, est un caractère bien plus poétique que Satan, parce qu’avec le courage, la majesté, la ferme et patiente opposition à la force toute-puissante, il s’offre au peintre connue exempt de toute teinte d ambition, d’envie, de revanche, de désir d’agrandissement personnel, de tout ce qui, dans le héros du Paradis Perdu, entre en conflit avec lintt’rèt. Le carac- tère de Satan fait naître dans l’esprit une dangereuse ca- suistique, qui nons conduit à peser ses fautes avec ses mal- heurs et à excuser les premières parce que les seconds dépassent tonte mesure. Pour ceux (|ui considèrent cette merveilleuse fiction avec le sentiment religieux, elle engen- dre quelque chose de pire encore. Mais Prométhée est, pour ainsi dire, le type de la plus haute perfection morale et iulellecluelle. obéissant aux |)lus purs, aux plus legiti- mes motifs, aux meilleures et aux plus nobles fins. Ce poème a été pres(|ue entièrement écrit sur les ruines montagneuses des bains de Caracalla. parmi les clairières en fleurs, les bosciiiets d’arbres à la floraison odoriférante, qui couvrent les labyrinllies tortueux de cette immense j)late-forine, et les arches suspendues dans l’air (|ui don- nent le vertige. Le brillant ciel bleu de Unme. le vigoureux éveil du printemps sous ce divin climat, la nouvelle vie qu’il ri’pand dans les sens ius(|u"à l’enivrement, furent rins|)iraliou de ce drame. Les images que j yai employéi’s ont é-li- tirt-es. en grande partie, des opérations de lespril liiimaiu. ou des actions extérieures qui les expriment : chose assez, inusitée dans la poésie moderne. quoi(|ne hante et Shakespeare soient pleins d’exemples de ce genre, et Dante plus (juaucun autre pctète et avec un plus grand succès. .Mais les poètes grecs, en écrivains à qui ne fut inconnue aucune des ressourci’S Page:Shelley - Œuvres poétiques complètes, t2, 1887, trad. Rabbe.djvu/139 Page:Shelley - Œuvres poétiques complètes, t2, 1887, trad. Rabbe.djvu/140 123 Les poètes, comme les philosophes, les peintres, les sculp- teurs et les musiciens, sont dans un sens les créaleurs, et dans un autre sens les créations de leur temps ; les plus grands n’échappent point à cette sujétion. II y a une cer- taine simililude entre Homère et Hésiode, entre Eschyle et Euripide, entre Viriiile et Horace, entre Dante et Pétrarque, entre Shakespeare et Elelcher. entre Dryden et Pope : il y a dans chacun deux une ressemblance générique, sous laquelle se combinent leurs différences spécifiques. Si cette similitude est le résultat de rimilalion, je confesse volon- tiers que j’ai imité. Je saisis cette occasion de reconnaître que j’ai ce qu’un philosophe écossais appelle en termes caractéristiques « une passion pour réformer le monde » ; quelle passion le poussait à écrire et à publier son livre, il néglige de le dire. Quant à moi. j’aimerais mieux être damné avec Platon et lord Bacon, qu’aller au ciel avec Paley et Malllius. On se tromperait cependant, si l’on supposait que j’ai consacré mes compositions poétiques au seul but d’avan- cer directement cette réforme, et que je les considère en quelque façon comme renfermant un système raisonné de la théorie de la vie humaine. J’ai en horreur la poésie didactique ; tout ce qui peut être également bien exprimé en prose ne saurait être en vers qu’une ennuyeuse redon- dance. Mon buta été tout simplement de familiariser l’ima- gination élevée et aflinée de l’élite des lecteurs avec les beautés idéales de la perfection morale ; je n’ignore pas que, jusqu’à ce que l’esprit sache aimer, admirer, croire, espérer, endurer, les principes raisonnes de conduite mo- rale sont des semences jetées sur la grande route de la vie, que le voyageur inconscient foule aux pieds dans la pous- sière, tandis qu’elles devraient porter la moisson de son bonheur. Puissé-je vivre pour accomplir ma tâche, c’esl-à-dire pour exposer une histoire scientifique de ce qui m’apparaît comme les éléments naturels de la société humaine, et ne pas laisser les avocats de l’injustice et de la superstition se flatter de me voir prendre Eschyle plutôt que Platon pour mon modèle ! Page:Shelley - Œuvres poétiques complètes, t2, 1887, trad. Rabbe.djvu/142 Page:Shelley - Œuvres poétiques complètes, t2, 1887, trad. Rabbe.djvu/143 Page:Shelley - Œuvres poétiques complètes, t2, 1887, trad. Rabbe.djvu/145 Page:Shelley - Œuvres poétiques complètes, t2, 1887, trad. Rabbe.djvu/146 Page:Shelley - Œuvres poétiques complètes, t2, 1887, trad. Rabbe.djvu/147 Page:Shelley - Œuvres poétiques complètes, t2, 1887, trad. Rabbe.djvu/148 Page:Shelley - Œuvres poétiques complètes, t2, 1887, trad. Rabbe.djvu/149 Page:Shelley - Œuvres poétiques complètes, t2, 1887, trad. Rabbe.djvu/150 Page:Shelley - Œuvres poétiques complètes, t2, 1887, trad. 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IONE

Il parle ! Oh, abritez-moi !

PROMÉTHÉE

Je vois la malédiction écrite sur ses gestes orgueilleux et froids, et sur ses regards de ferme défi et de calme haine, dans ce désespoir tel qu’il se moque de lui-même avec des sourires.... écrite comme sur une liste ; cependant parle : oh ! parle !

LE FANTOME

« Ennemi, je te défie ! Avec un esprit calme et ferme je t'invite à essayer contre moi tout ce que tu peux m'infliger, affreux Tyran et des Dieux et de l’espèce humaine ; Il n'y a qu’un seul être que tu ne soumettras pas. Fais pleuvoir alors ici sur moi tes fléaux, les affreux maux, et la crainte délirante ; fais alterner la gelée et le feu pour ronger mes entrailles et que ta colère soit éclair, grêle coupante, et légions de Furies, accourant sur les tempêtes déchirantes.

« Ah ! fais ce quïl y a de pire ! Tu es tout-puissant. Sur toutes choses je t’ai donné pouvoir, exepté sur toi-même et sur ma propre volonté. Envoie tes maux rapides flétrir l'humanité, du haut de ta tour éthérée. Que les esprits méchants se déchaînent dans l’ombre sur ceux que j’aime : sur moi et les miens j’appelle les dernières tortures de ta haine ; et je dévoue à une agonie sans sommeil cette tête inflexible, tant que tu dois régner là-haut.

« Mais toi, qui es le Dieu et Seigneur ! O toi qui remplis de ton âme ce monde de douleurs, devant qui toutes choses sur la terre et dans le ciel plient dans la

138 OEUVRES POÉTIQUES DE SHELLEY

crainte et l'adoration ; tout-puissant ennemi ! Je te maudis ! Que la malédiction d’un patient t’étreigne, toi son bourreau, comme un remords ! Jusqu'à ce que ton Infinité soit pour toi une robe d’agonie empoisonnée ; et ton Omnipotence une couronne de douleur, qui se colle, cercle d’or brûlant, autour de ta cervelle dissoute ! « Amoncelle sur ton âme, en vertu de cette malédiction, les œuvres du mal, et que la vue du bien soit ton supplice : tous deux infinis, comme est l’univers, et toi, et ta solitude qui est son propre bourreau. Quoique tu sois maintenant une puissante image de calme Pouvoir, l'heure viendra où tu apparaîtras ce que tu es intérieurement ; et après nombre de crimes perfides et sans fruit, la honte suivra à la trace ta chute traînante à travers l’espace et le temps sans bornes ! »

PROMÉTHÉE

Sont-ce bien là mes paroles, ô ma mère ?

LA TERRE

Ce sont bien tes paroles.

PROMÉTHÉE

Je m'en repens ; ce sont de vives et vaines paroles ; le chagrin est souvent aveugle, et tel fut le mien. Je veux qu'aucune créature vivante ne souffre.

LA TERRE

Malheur, oh ! malheur à moi, que Jupiter à la fin triomphe de toi ! Pleurez, gémissez hautement, Landes et Mers, le cœur déchiré de la terre vous répondra ! Pleurez, Esprits des vivants et des morts, votre refuge, votre appui est tombé, et vaincu ! Page:Shelley - Œuvres poétiques complètes, t2, 1887, trad. Rabbe.djvu/157 Page:Shelley - Œuvres poétiques complètes, t2, 1887, trad. Rabbe.djvu/158 Page:Shelley - Œuvres poétiques complètes, t2, 1887, trad. Rabbe.djvu/159 Page:Shelley - Œuvres poétiques complètes, t2, 1887, trad. Rabbe.djvu/160 Page:Shelley - Œuvres poétiques complètes, t2, 1887, trad. Rabbe.djvu/161 Page:Shelley - Œuvres poétiques complètes, t2, 1887, trad. Rabbe.djvu/162 Page:Shelley - Œuvres poétiques complètes, t2, 1887, trad. Rabbe.djvu/163 Page:Shelley - Œuvres poétiques complètes, t2, 1887, trad. Rabbe.djvu/164 Page:Shelley - Œuvres poétiques complètes, t2, 1887, trad. Rabbe.djvu/165 Page:Shelley - Œuvres poétiques complètes, t2, 1887, trad. Rabbe.djvu/166 Page:Shelley - Œuvres poétiques complètes, t2, 1887, trad. Rabbe.djvu/167 Page:Shelley - Œuvres poétiques complètes, t2, 1887, trad. Rabbe.djvu/168 Page:Shelley - Œuvres poétiques complètes, t2, 1887, trad. Rabbe.djvu/169 Page:Shelley - Œuvres poétiques complètes, t2, 1887, trad. Rabbe.djvu/170 Page:Shelley - Œuvres poétiques complètes, t2, 1887, trad. Rabbe.djvu/171 Page:Shelley - Œuvres poétiques complètes, t2, 1887, trad. Rabbe.djvu/172


Premier esprit

Sur le souffle d’une trompette de bataille j’ai accouru ici, vite, vite, vite, au milieu des ténèbres répandues dans l’air. De la poussière des croyances vermoulues, de la bannière déchirée du tyran, réunis autour de moi, portés devant moi, éclataient mille cris confondus, — Liberté ! Espérance ! Mort ! Victoire ! — jusqu’à ce qu’ils se soient évanouis à travers le ciel. Et un seul son, au-dessus, autour, un seul son au-dessous, autour, au-dessus, se fit entendre ; c’était l’âme de l’amour ; c’était l’espérance, la prophétie, qui commence et finit en toi !


Second esprit

Un arc-en-ciel s’étendait sur la mer, qui se balançait au-dessous, inébranlable ; et la tempête triomphante s’enfuyait, comme un conquérant, agile et orgueilleux, au milieu d’une foule de nuages captifs, multitude informe, ténébreuse et rapide, chacun fendu en deux par l’éclair ; j’entendis le tonnerre rire d’une voix rauque ; des flottes puissantes furent dispersées comme des bulles, et un enfer de mort se déploya sur les eaux blanches. Je m’abattis sur un grand vaisseau entr’ouvert par l’éclair ; et je me hâtai de venir, sur le soupir d’un blessé qui donna à un ennemi sa planche, et puis plongea pour mourir.


Troisième esprit

J’étais assis auprès du lit d’un sage, et la lampe brûlait rouge à côté du livre où il s’était nourri, quand un Songe avec des ailes de flamme vint voltiger à son oreiller. Et je reconnus que c’était le même qui Page:Shelley - Œuvres poétiques complètes, t2, 1887, trad. Rabbe.djvu/174 Page:Shelley - Œuvres poétiques complètes, t2, 1887, trad. Rabbe.djvu/175 Page:Shelley - Œuvres poétiques complètes, t2, 1887, trad. Rabbe.djvu/176 Page:Shelley - Œuvres poétiques complètes, t2, 1887, trad. Rabbe.djvu/177 Page:Shelley - Œuvres poétiques complètes, t2, 1887, trad. Rabbe.djvu/178 Page:Shelley - Œuvres poétiques complètes, t2, 1887, trad. Rabbe.djvu/179 Page:Shelley - Œuvres poétiques complètes, t2, 1887, trad. Rabbe.djvu/180 Page:Shelley - Œuvres poétiques complètes, t2, 1887, trad. Rabbe.djvu/181 Page:Shelley - Œuvres poétiques complètes, t2, 1887, trad. Rabbe.djvu/182 Page:Shelley - Œuvres poétiques complètes, t2, 1887, trad. 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Rabbe.djvu/369 Page:Shelley - Œuvres poétiques complètes, t2, 1887, trad. Rabbe.djvu/370 HELLAS 353 même un Sphinx plus subtil trouverait des énigmes de mort que Thèbes ne connut jamais. Une autre Athènes se lèvera, et aux temps à venir léguera, comme un coucher du soleil aux cieux, la splendeur de son aurore ; et laissera, puisque rien d’aussi beau ne saurait vivre, tout ce que la terre peut recueillir et le ciel peut donner. Saturne et l’Amour sortiront de leur long repos (1), plus brillants et meilleurs que tous ceux qui tombèrent, que le Seul qui s’éleva, que tant d’autres dieux encore debout ; ni l’or, ni le sang ne s’offrent sur leur autel, mais des larmes votives et des fleurs symboliques. Oh ! arrêtez ! la haine et la mort doivent-elles revenir ?

(1) Saturne et l’Amour furent du nombre des divinités d’un état réel ou imaginaire d’innocence et de boniieur. Tous ceux- qui tomljrrent, c’est-à-dire les Dieux de la Grèce, de l’Asie et de l’Égypte ; le Sml (/)fi s’rlei’u, ou Jésus-Christ, à l’apparition de qui les idoles du monde païen furent dépossédées de leur culte ; tant (ranlrcs ciicori’ dchont, c’est à-dire les monstrueux objets de l’idolâtrie de la Chine, de l’Inde, des îles Antarctiques et des tribus indigènes de l’Amérique, tous ces Dieux ont certainement régné sur les entendements humains ensemble ou l’un après l’autre, durant des périodes où nous savons que le mal a triomphé d’une façon prodigieuse, et avec une activité toujours croissante, jusqu’à la renaissance des sciences et des arts. Les Dieux de la Grèce semblent, en vérité, avoir été personnellement plus innocents, quoiqu’on ne puisse pas dire que, sous le rapport de la tempérance et de la chasteté, ils aient donné des exemples aussi édifiants que leur successeur. Le sublime carac- tère humain de Jésus-Christ a été défiguré par l’identification qu’on en a faite avec un pouvoir, qui tentait, trahissait et punis- sait les êtres que sa seule volonté avait appelés à l’existence : et pendant une période de mille ans, l’esprit du plus juste, du plus sage et du plus bienveillant des hommes a été apaisé par les myriades d’hécatombes de ceux qui se rapprochaient le plus de son innocence et de sa sagesse, immolés en sacrifices aggravés encore par l’atrocité et la variété des tortures. Les horreurs des superstitions mexicaines, péruviennes et indiennes sont bien connues. S.

  • Arrêtez ! les hommes doivent-ils tuer et mourir ?

Arrêtez ! n’épuisez pas jusqu’à la lie l’urne d’une amère prophétie ! Le monde est las du passé ; oh ! puisse-t-il mourir ou reposer enfin !


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Mais, de peur que tu ne faiblisses, les chiens ailés, la famille et la peste, te surveilleront ; le serpent aux cent dards, l’insatiable superstition sera toujours… derrière tes pas ; la guerre en haut voltigera, et en bas la fraude bâillera, et le changement volera devant toi sur ses ailes de dragon, bouleversant et consumant. J’y ajoute trois fioles des larmes que les démons pleurent quand les esprits ver- tueux à travers la porte de la mort passent triomphants sur les épines de la vie, sceptres et couronnes, mitres, épées et pièges, les foulant aux pieds dans le mépris, comme ils ont fait, lui et Socrate. La première est l’anarchie ; quand le pouvoir et le plaisir, la gloire. la science et la paix pendront à la liberté comme un fruit à l’arbre vert, alors verse-la, et les hommes seront réduits en cendres. La seconde, la tyrannie… CHRIST Esprit endurci ! Tu ne vois que le passé dans l’avenir. L’orgueil est ton erreur et ton châtiment. Ne te vante pas de ton empire ; ne rêve pas que tes mondes soient quelque chose de plus que les étincelles d’une fournaise ou que des gouttes d’arc-en-ciel devant le Pouvoir qui les gouverne et les anime. La vraie grandeur n’a pas besoin d’espace ; la vraie excellence vit dans l’esprit de toutes les choses qui vivent, qui la prête aux mondes que tu appelles tiens… . MAHOMET Hâte-toi, et remplis le croissant qui pâlit de rayons aussi acérés que ceux qui percèrent l’ombre de la nuit chré- tienne refoulée sur l’Occident, quand la lune orientale de l’Islam triompha du Tmolus aux neiges Acrocéranniennes… Éveille-toi, parole de Dieu, et, du trône de la Destinée aux dernières limites de ta roule, puisse triompher.. Sois une malédiction sur ceux dont la croyance divise et multiplie le Dieu suprême !… 1821



TABLE


DU SECOND VOLUME



Pages
 281
 313


Appendice.





TOURS. — IMP. E. ARRAULT ET Cie.



SHELLEY


ŒUVRES POÉTIQUES COMPLÈTES




Page:Shelley - Œuvres poétiques complètes, t3, 1887, trad. Rabbe.djvu/8 Page:Shelley - Œuvres poétiques complètes, t3, 1887, trad. Rabbe.djvu/9 Page:Shelley - Œuvres poétiques complètes, t3, 1887, trad. Rabbe.djvu/11 Â la Société Shelléïenne de Londres, et à son illustre Président William Michael Rossetti, éditeur et biographe de Shelley. Hommage de profonde gratitude. F. Rabbe. Page:Shelley - Œuvres poétiques complètes, t3, 1887, trad. Rabbe.djvu/13 Page:Shelley - Œuvres poétiques complètes, t3, 1887, trad. Rabbe.djvu/14 Page:Shelley - Œuvres poétiques complètes, t3, 1887, trad. Rabbe.djvu/15 Page:Shelley - Œuvres poétiques complètes, t3, 1887, trad. Rabbe.djvu/16 Page:Shelley - Œuvres poétiques complètes, t3, 1887, trad. Rabbe.djvu/17 Page:Shelley - Œuvres poétiques complètes, t3, 1887, trad. Rabbe.djvu/18 Page:Shelley - Œuvres poétiques complètes, t3, 1887, trad. Rabbe.djvu/19 Page:Shelley - Œuvres poétiques complètes, t3, 1887, trad. Rabbe.djvu/20 Page:Shelley - Œuvres poétiques complètes, t3, 1887, trad. Rabbe.djvu/21 Page:Shelley - Œuvres poétiques complètes, t3, 1887, trad. Rabbe.djvu/22 Page:Shelley - Œuvres poétiques complètes, t3, 1887, trad. Rabbe.djvu/23 Page:Shelley - Œuvres poétiques complètes, t3, 1887, trad. Rabbe.djvu/24 Page:Shelley - Œuvres poétiques complètes, t3, 1887, trad. Rabbe.djvu/25 Page:Shelley - Œuvres poétiques complètes, t3, 1887, trad. Rabbe.djvu/26 Page:Shelley - Œuvres poétiques complètes, t3, 1887, trad. Rabbe.djvu/27 Page:Shelley - Œuvres poétiques complètes, t3, 1887, trad. Rabbe.djvu/28 Page:Shelley - Œuvres poétiques complètes, t3, 1887, trad. Rabbe.djvu/29 Page:Shelley - Œuvres poétiques complètes, t3, 1887, trad. Rabbe.djvu/30 Page:Shelley - Œuvres poétiques complètes, t3, 1887, trad. Rabbe.djvu/31 Page:Shelley - Œuvres poétiques complètes, t3, 1887, trad. Rabbe.djvu/32 Page:Shelley - Œuvres poétiques complètes, t3, 1887, trad. Rabbe.djvu/33 Page:Shelley - Œuvres poétiques complètes, t3, 1887, trad. Rabbe.djvu/34 Page:Shelley - Œuvres poétiques complètes, t3, 1887, trad. Rabbe.djvu/35 Page:Shelley - Œuvres poétiques complètes, t3, 1887, trad. Rabbe.djvu/36 Page:Shelley - Œuvres poétiques complètes, t3, 1887, trad. Rabbe.djvu/37 Page:Shelley - Œuvres poétiques complètes, t3, 1887, trad. Rabbe.djvu/38 Page:Shelley - Œuvres poétiques complètes, t3, 1887, trad. Rabbe.djvu/39 Page:Shelley - Œuvres poétiques complètes, t3, 1887, trad. Rabbe.djvu/40 Page:Shelley - Œuvres poétiques complètes, t3, 1887, trad. Rabbe.djvu/41 Page:Shelley - Œuvres poétiques complètes, t3, 1887, trad. Rabbe.djvu/42 Page:Shelley - Œuvres poétiques complètes, t3, 1887, trad. Rabbe.djvu/43 Page:Shelley - Œuvres poétiques complètes, t3, 1887, trad. Rabbe.djvu/44

Ou cherche quelque esclave du pouvoir et de l’or, pour en faire le cher compagnon de ton cœur ; ton amitié pourra toucher ce froid bigot, plus tôt que moi ta haine.

Une passion comme celle que j’éprouve ne saurait se diviser ; je hais en toi le manque de vérité et d’amour ; comment pourrais-je alors te haïr ?


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transatlantique pèsera, dans les balances de quelque système de critique nouveau et non encore imaginé, les mérites relatifs des Bell et des Fudge et ceux de leurs historiens,

Je suis toujours, mon cher Tom,
sincèrement à vous,
Miching Mallecho.

1er Décembre 1819.


P. S. — Excusez-moi sur le lieu d’où je date ; aussitôt que la publication rapportera quelque chose, j’ai l’intention de louer un logement dans une rue plus respectable.



PETER BELL III

PROLOGUE

Les Peter Bell un, deux et trois, sont errants sur le vaste monde. Le premier, l’aîné des Peter, affublé d’habillements de la même mesure, ce long vêtement prédestiné dont s’affubla aussi le second Peter pour faire son chemin ; — toute l’ambition de celui-ci est d’enchaîner la proposition, comme le moyen terme relie les deux extrêmes (il avait appris cela dans les thèmes d’Aldrich) (1), en préservant du crime de schisme l’orthodoxe syllogisme ; — le premier Peter était comme l’ombre dans le miroir du second, avant même qu’il fût de ce monde, son substantiel antitype (2). Puis vint Peter Bell le Second, que l’on doit considérer désormais comme le corps d’une double âme, et cette portion du tout, sans laquelle le reste ressemblerait aux bouts d’un rêve disjoint (3). Le troisième est celui qui, sur la tombe, a été forcé de passer de l’autre côté, qui est (allez y voir) juste comme celui-ci. Peter Bell Premier fut un Peter plus coquet, plus civilisé, plus délicat, plus soigné, comme l’âme avant qu’elle passe de l’autre monde dans celui-ci. Peter Bell le Second,

(1) Manuel de Logique classique alors suivi dans les Universités anglaises. (2) Le Peter Bell de Reynolds parut avant celui de Wordsworth, dont il était une satire anticipce. (3) Le Peter Bell de Wordsworthi, sans lequel les satires de Reynolds et de Shelley seraient inintelligibles. Page:Shelley - Œuvres poétiques complètes, t3, 1887, trad. Rabbe.djvu/60 Page:Shelley - Œuvres poétiques complètes, t3, 1887, trad. Rabbe.djvu/61 Page:Shelley - Œuvres poétiques complètes, t3, 1887, trad. Rabbe.djvu/62 Page:Shelley - Œuvres poétiques complètes, t3, 1887, trad. Rabbe.djvu/63 Page:Shelley - Œuvres poétiques complètes, t3, 1887, trad. Rabbe.djvu/64 Page:Shelley - Œuvres poétiques complètes, t3, 1887, trad. Rabbe.djvu/65 Page:Shelley - Œuvres poétiques complètes, t3, 1887, trad. Rabbe.djvu/66 Page:Shelley - Œuvres poétiques complètes, t3, 1887, trad. Rabbe.djvu/67 Page:Shelley - Œuvres poétiques complètes, t3, 1887, trad. Rabbe.djvu/68 Page:Shelley - Œuvres poétiques complètes, t3, 1887, trad. Rabbe.djvu/69 Page:Shelley - Œuvres poétiques complètes, t3, 1887, trad. Rabbe.djvu/70 Page:Shelley - Œuvres poétiques complètes, t3, 1887, trad. Rabbe.djvu/71 Page:Shelley - Œuvres poétiques complètes, t3, 1887, trad. Rabbe.djvu/72 Page:Shelley - Œuvres poétiques complètes, t3, 1887, trad. Rabbe.djvu/73 Page:Shelley - Œuvres poétiques complètes, t3, 1887, trad. Rabbe.djvu/74 Page:Shelley - Œuvres poétiques complètes, t3, 1887, trad. Rabbe.djvu/75 Page:Shelley - Œuvres poétiques complètes, t3, 1887, trad. Rabbe.djvu/76 Page:Shelley - Œuvres poétiques complètes, t3, 1887, trad. Rabbe.djvu/77 Page:Shelley - Œuvres poétiques complètes, t3, 1887, trad. Rabbe.djvu/78 Page:Shelley - Œuvres poétiques complètes, t3, 1887, trad. Rabbe.djvu/79 Page:Shelley - Œuvres poétiques complètes, t3, 1887, trad. Rabbe.djvu/80 Page:Shelley - Œuvres poétiques complètes, t3, 1887, trad. Rabbe.djvu/81 Page:Shelley - Œuvres poétiques complètes, t3, 1887, trad. Rabbe.djvu/82 Page:Shelley - Œuvres poétiques complètes, t3, 1887, trad. Rabbe.djvu/83 Page:Shelley - Œuvres poétiques complètes, t3, 1887, trad. Rabbe.djvu/84 Page:Shelley - Œuvres poétiques complètes, t3, 1887, trad. Rabbe.djvu/85 Page:Shelley - Œuvres poétiques complètes, t3, 1887, trad. Rabbe.djvu/87 Page:Shelley - Œuvres poétiques complètes, t3, 1887, trad. Rabbe.djvu/88 Page:Shelley - Œuvres poétiques complètes, t3, 1887, trad. Rabbe.djvu/89 Page:Shelley - Œuvres poétiques complètes, t3, 1887, trad. Rabbe.djvu/90 Page:Shelley - Œuvres poétiques complètes, t3, 1887, trad. Rabbe.djvu/91 Page:Shelley - Œuvres poétiques complètes, t3, 1887, trad. Rabbe.djvu/92 Page:Shelley - Œuvres poétiques complètes, t3, 1887, trad. Rabbe.djvu/93 Page:Shelley - Œuvres poétiques complètes, t3, 1887, trad. Rabbe.djvu/94 Page:Shelley - Œuvres poétiques complètes, t3, 1887, trad. Rabbe.djvu/95 Page:Shelley - Œuvres poétiques complètes, t3, 1887, trad. Rabbe.djvu/96 Page:Shelley - Œuvres poétiques complètes, t3, 1887, trad. Rabbe.djvu/97 Page:Shelley - Œuvres poétiques complètes, t3, 1887, trad. Rabbe.djvu/98 Page:Shelley - Œuvres poétiques complètes, t3, 1887, trad. Rabbe.djvu/99 Page:Shelley - Œuvres poétiques complètes, t3, 1887, trad. Rabbe.djvu/100 Page:Shelley - Œuvres poétiques complètes, t3, 1887, trad. Rabbe.djvu/101 Page:Shelley - Œuvres poétiques complètes, t3, 1887, trad. Rabbe.djvu/102 Page:Shelley - Œuvres poétiques complètes, t3, 1887, trad. Rabbe.djvu/103 Page:Shelley - Œuvres poétiques complètes, t3, 1887, trad. Rabbe.djvu/104 Qu’est-ce que le ciel ? Un globule de rosée, emplissant au matin nouveau l’œil de quelque fleur, dont les jeunes feuilles s’éveillent à un monde non imaginé ; des constellations de soleils inébranlables, orbites sans mesures, sont ferlées dans cette frêle et fugitive sphère, avec dix millions rassemblés là, pour trembler, luire et disparaître !





ODE AU VENT D’OUEST[2]


Ô farouche vent d’ouest, toi souffle de l’être de l’Automne, toi dont l’invisible présence chasse les feuilles mortes comme des spectres fuyant devant un enchanteur, jaunes, et noires, et pâles, et d’un rouge de fièvre, multitudes frappées de la peste ! Ô toi, qui charries les semences ailées vers leur sombre lit d’hiver, où elles gisent glacées et enfouies, chacune comme un cadavre dans son tombeau, jusqu’à ce que ta sœur azurée du Printemps souffle dans son clairon au-dessus de la terre qui rêve, et (conduisant de suaves bourgeons comme des troupeaux pour les paître dans l’air) remplisse de couleurs et d’odeurs vivantes la plaine et la colline ; farouche Esprit, qui te meus en tout lieu, pour détruire ou préserver ; — écoute, oh ! écoute !

Toi, dont le courant, au milieu de la commotion du ciel escarpé, est parsemé, comme la terre, de feuilles flétries, de nuées flottantes, secouées des rameaux entrelacés du ciel et de l’océan, anges de la pluie et de l’éclair ! Là, sur la surface bleue de ta houle aérienne, s’épandent, semblables à la brillante chevelure soulevée de la tête de quelque féroce Ménade, du bord obscur de l’horizon à la hauteur du zénith, les boucles de l’ouragan qui approche. Toi, chant funèbre de l’année mourante, pour qui cette nuit en se fermant sera le dôme d’un vaste sépulcre, voûté de toutes tes puissantes vapeurs réunies, dont la solide atmosphère éclatera en pluie noire, en feu, et en grêle, — oh ! écoute !

Toi, qui éveillas la bleue Méditerranée de ses rêves d’été où elle gisait, bercée au bruit de ses courants cristallins, auprès d’une île de pierre ponce dans la baie de Baia ; toi qui vis sommeiller les palais et les tours antiques, tremblants dans la lumière plus intense de la vague, tout couverts d’une mousse d’azur, et de fleurs si douces que le sentiment défaille à les peindre ! Toi, pour le passage de qui les puissantes plaines de l’Atlantique s’entrouvrent en gouffres, tandis qu’au-dessous bien loin les fleurs de mer et les forêts limoneuses, qui portent le feuillage sans sève de l’océan, reconnaissent ta voix, et soudain grisonnent de frayeur, tremblent et se dépouillent elles-mêmes ; — oh ! écoute !

Si j’étais une feuille morte que tu pusses porter ; si j’étais un agile nuage pour voler avec toi ; une vague, pour palpiter sous ta puissance, et partager l’impulsion de ta force, seulement moins libre que toi, ô toi qui ne connais aucun frein ! Si même j’étais comme dans mon enfance, et pouvais être le camarade de tes courses errantes à travers le ciel, comme au temps où devancer ta rapidité céleste semblait à peine un rêve ; je n’aurais jamais songé à t’importuner ainsi de mes prières dans mon douloureux besoin. Oh ! soulève-moi comme une vague, une feuille, un nuage ! Je tombe sur les épines de la vie ! Je saigne ! Le lourd poids des heures a enchaîné et courbé un être trop semblable à toi, indompté, rapide et fier !

Fais de moi ta lyre, comme est la forêt. Mes feuilles ne tombent-elles pas comme les siennes ? Le tumulte de tes puissantes harmonies nous empruntera à tous deux un profond accent automnal, doux, bien qu’imprégné de tristesse. Sois, ô Esprit superbe, mon propre esprit ! Sois moi ! être impétueux ! Entraîne mes pensées mortes sur l’univers, comme des feuilles flétries, pour hâter une nouvelle naissance ; et, par l’incantation de ces vers, disperse, comme des cendres et des étincelles d’un foyer inextinguible, mes paroles parmi l’humanité ! Sois à travers mes lèvres, pour la terre encore assoupie, la trompette d’une prophétie ! Ô Vent, si l’Hiver s’approche, le Printemps peut-il être loin derrière ?


EXHORTATION[3]

Les caméléons se nourrissent de lumière et d’air ; la Page:Shelley - Œuvres poétiques complètes, t3, 1887, trad. Rabbe.djvu/108 Page:Shelley - Œuvres poétiques complètes, t3, 1887, trad. Rabbe.djvu/109 Page:Shelley - Œuvres poétiques complètes, t3, 1887, trad. Rabbe.djvu/110 Page:Shelley - Œuvres poétiques complètes, t3, 1887, trad. Rabbe.djvu/111 Page:Shelley - Œuvres poétiques complètes, t3, 1887, trad. Rabbe.djvu/113 Page:Shelley - Œuvres poétiques complètes, t3, 1887, trad. Rabbe.djvu/114 Page:Shelley - Œuvres poétiques complètes, t3, 1887, trad. Rabbe.djvu/115 Page:Shelley - Œuvres poétiques complètes, t3, 1887, trad. Rabbe.djvu/116 Page:Shelley - Œuvres poétiques complètes, t3, 1887, trad. Rabbe.djvu/117 Page:Shelley - Œuvres poétiques complètes, t3, 1887, trad. Rabbe.djvu/118 Page:Shelley - Œuvres poétiques complètes, t3, 1887, trad. Rabbe.djvu/119 Page:Shelley - Œuvres poétiques complètes, t3, 1887, trad. 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FRAGMENTS
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CHARLES IER
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TABLE


DU TROISIÈME VOLUME



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TOURS. — IMP. E. ARRAULT ET Cie.
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  1. Les astérisques renvoient aux notes de l’Appendice, page correspondante.
  2. Ce poème fut conçu et presque entièrement écrit dans un bois qui borde l’Arno, près de Florence, un jour que ce vent orageux, dont la température est à la fois douce et tumultueuse, ramassait les vapeurs qui versent sur la terre les pluies d’automne. Elles commencèrent, comme je le prévoyais, au coucher du soleil avec une violente tempête de grêle et de pluie, accompagnée de ce tonnerre et de ces éclairs magnifiques particuliers aux régions Cisalpines.

    Le phénomène auquel il est fait allusion dans la conclusion de la troisième stance est bien connu des naturalistes. La végétation du fond de la mer, des rivières et des lacs sympathise avec celle de la terre dans les changements de saisons, et par conséquent est influencée par les vents qui les annoncent. S.

  3. M. Rossetti présume avec raison que ce poème est celui que Shelley envoya à Mistress Gisborne le 8 mai 1820 avec la remarque suivante : « En excuse de mon incurable stupidité, je vous envoie ce petit rien sur les poètes ; il pourra aussi servir d’excuse pour Wordsworth. »