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Analyse du Kandjour/Mdo/09

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Csoma de Körös
Traduction par Léon Feer.
Texte établi par Musée Guimet, Paris (Tome 2p. 251).


VOLUME IX — (Ta)

Six ouvrages distincts :

1. Sarva-dharma svabhâva-samalâ-vipancitâ, « Samâdhi Râja » (tib. Chos-thams-cad-kyi-rang-bjin mñam-pa-ñid-rnam-par-spros-pa « Ting ge-hdzin-gyi-rgyal-po » ཆོས་ཐམས་ཙད་ཀྱི་རང་བཞིན་མཉམ་པ་ཉིད་རྣམ་པར་སྤྲོས་པ་ཏིང་ངེ་འཛིན་གྱི་རྒྱལ་པོ (folios 1-273)[1].

2. Dharmatâ svabhâva çunyatâcala-pratisarvâloka-sûtra (tib. Chos-ñid-rang-gi-ngo-vo-ñid-las mi-gyo-var tha-dad-par thams-cad-la snang vahi-mdo, ཆོས་ཉིད་རང་གི་ངོ་ཉིད་ལས་མི་གྱོ་བར་ཐ་དད་པར་ཐམས་ཅད་ལ་སྣང་བའི་མདོ (folios 273-279).

3. Praçânta viniçcaga-pratihârya-samâdhi (tib. Rab-tu-ji-va-rnam-par-nges-pahi cho-hphrul-gyi-ting-ge hdzin). རབ་ཏུ་ཞི་བ་རྣམ་པར་ངེས་པའི་ཆོ་འཕྲུལ་གྱི་ཏིང་གེ་འཛིན​ (folios 279-338).

4. Mâyopama-samâdhi (tib. Sgyu-ma-lta-buhi ting-ge-hdzin), སྒྱུ་མ་ལྟ་བུའི་ཏིང་ངེ་འཛིན​ (folios 338-370).

5. Tathâgata-jñâna-mudra-samâdhi (tib. De-bjin-gçegs-pahi-ye-çes-kyi-phyag-rgyahi-ting-ge-hdzin) དེ་བཞིན་གཤེགས་པའི་ཡེ་ཤེས་ཀྱི་ཕྱག་རྒྱའི་ཏིང་ངེ་འཛིན​ (folios 370-407).

6. Çûrangama-samâdhi (tib. Dpah-var-hgro-vahi-ting-ge-hdzin), དཔའ་བར་འགྲོ་བའི་ཏིང་ངེ་འཛིན​ (folios 407-510)[2].

Ces Sûtras traitent tous les six de morale et de métaphysique. Comme la sagesse de Çâkya excite l’admiration, plusieurs Bodhisattvas lui demandent de leur enseigner la manière d’obtenir une pareille sagesse et perfection. Il leur expose ses propres mérites moraux antérieurs et leur enseigne les principes les plus élevés du bouddhisme.

  1. Le texte sanscrit de ce Sûtra existe ; il traite des diverses espèces de contemplations : c’est l’un de neuf Dharmas des Népalais. (L. F.)
  2. M. Beal a traduit ce Sûtra en anglais, d’après la version chinoise (Catena, p. 286-369.) — Selon Vassilief, il y est dit que Mañjuçri à qui est spécialement consacré ce Sûtra dans lequel une multitude de Buddhas magiques se déclarent réels, a depuis longtemps atteint la vocation d’un Buddha. (Le Bouddhisme, p. 175.) (L. F.)