Aventures merveilleuses de Huon de Bordeaux/Explication

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EXPLICATION
de quelques mots vieillis et de quelques noms propres.




AMIRAL, nom donné aux chefs musulmans (de l’arabe « amir », qui a donné plus tard le français « émir »).

BACHELIER, jeune homme de famille noble (il se dit proprement de celui qui n’est pas encore chevalier).

BALLER, danser.

BAN, proclamation publique.

BARON, homme noble possesseur d’un fief important.

BEAU, terme d’amitié : beau frère, beau neveu, beau sire.

BLIAUD, vêtement ajusté le long du corps, ordinairement en soie.

BOURDON, bâton de pèlerin.

BRAIES, caleçons de toile portés par les hommes sous leurs autres vêtements.

BRAND, épée.

BROCHER LE CHEVAL, le piquer de l’éperon.

CAROLER, danser en rond au son des chansons.

CHAIRE, grand fauteuil.

CERCLE, cercle de fer ou d’acier qui entourait et renforçait la base du heaume.

CHANSON DE GESTE, poème épique censé fondé sur l’histoire de France.

CHARTRE, prison.

CHEVÈCE DU HAUBERT, ouverture par laquelle on le mettait en passant la tête.

COIFFE, calotte qui couvrait la tête au-dessous du capuchon du haubert.

CORDOUAN, cuir de Cordoue employé pour la chaussure de luxe (de là « cordouanier » cordonnier).

CORNER, sonner du cor ; « corner la prise », sonner du cor pour annoncer, à la chasse, la prise de la bête.

COULPE (BATTRE SA), se frapper la poitrine en disant : « mea culpa ! »

DAMOISEAU, jeune homme de noble famille.

DESTRIER, grand cheval servant surtout à la guerre.

DURANDAL, nom de l’épée de Roland,

ÉCARLATE, drap très fin, le plus souvent teint en rouge (d’où le sens actuel).

ÉCHARPE, bourse ou gibecière que portaient les pèlerins.

ENFANT, se prend au sens d’adolescent, jeune homme de noble race.

FÉERIE, pays des fées, et aussi royaume d’Auberon.

FERVÊTU, couvert d’une armure de fer.

FLEURI, blanc comme les fleurs des arbres fruitiers au printemps.

GALAND, forgeron célèbre, qui est originairement le dieu germanique Waland.

GALIOTS, pirates (proprement gens qui montent une galère, vaisseau mu par des rames).

GAMBOISON, vêtement épais et piqué que l’on portait sous le haubert.

GENTIL, noble.

GIGUE, petit violon à trois cordes.

GONFALON, flamme, petit drapeau attaché à la lance.

GRIS, fourrure estimée (dos de l’écureuil appelé petit-gris).

HANAP, grande coupe à boire.

HAUBERT, cotte de mailles couvrant le buste et le haut des jambes ; le haubert était muni par derrière d’un capuchon qui couvrait la tête, sur la coiffe et sous le heaume, et par devant d’une pièce mobile qui se relevait et protégeait le visage ; le haubert se divisait en deux pans dont l’un couvrait la poitrine et l’autre le dos.

HEAUME, casque sans visière ni mentonnière, de forme conique, ne couvrant que la moitié supérieure de la tête, et muni d’un appendice qui protégeait le nez.

HOMME, HOMME LIGE, vassal.

JONGLEUR, synonyme de « ménestrel ».

JULES CÉSAR, demeuré dans l’imagination populaire comme le représentant de la puissance romaine : on lui attribue notamment la construction de tous les grands chemins et l’édification de Constantinople.

LAVER, laver ses mains avant le repas, comme on le faisait toujours, mangeant avec les doigts.

LUITON DE MER, être fantastique, sorte de triton (le mot « luiton », plus anciennement « nuiton » et d’abord « netun », du nom du dieu Neptune, s’est plus tard transformé en « lutin »).

MAHOMET, représenté comme une idole, par la même confusion qui fait appeler païens les Musulmans.

MANGONNEAU, espèce de pierrière moins grande.

MÉNESTREL, musicien et chanteur gagnant sa vie surtout aux cours seigneuriales et récompensé généralement par le don de vêtements et de fourrures.

MIRE, médecin.

MONTJOIE, cri de guerre des Français.

MORGUE, célèbre fée, provenant de la tradition bretonne, ordinairement appelée sœur du roi Arthur, et donnée ici comme femme de Jules César et mère d’Auberon.

MUE, renouvellement des plumes des oiseaux de chasse, époque dangereuse pour eux et qui demande beaucoup de soins.

OTAGES. Dans les combats judiciaires, chacun des adversaires devait livrer des otages qui garantissaient qu’il se présenterait au moment voulu et qui, s’il était vaincu, étaient soumis à une peine fixée d’avance.

PAÏEN, pris comme synonyme de Musulman.

PAÏENNIE, pays des païens, Orient musulman.

PAIRS, les douze pairs de France, les plus grands seigneurs du royaume, formant une sorte de corporation où tous étaient égaux et immédiatement au-dessous du roi.

PALEFROI, cheval de promenade ou de voyage, par opposition au destrier.

PAN, voyer HAUBERT.

PARISIS, denier de Paris ; plusieurs villes avaient ainsi leur monnayage particulier.

PELISSON, vêtement de fourrure ajusté qu’on portait sur la peau ou sur la chemise.

PIERRIÈRE, machine de guerre qui lançait de grosses pierres.

PONT. Les maisons seigneuriales, même dans les villes, étaient entourées d’un fossé, et l’on n’accédait qu’en passant sur un pont qui pouvait se lever (pont-levis).

PRÉVÔT, agent royal ou seigneurial chargé de fonctions judiciaires et administratives.

PRUD’HOMIE, ensemble des qualités du prud’homme.

PRUD’HOMME, homme sage, loyal et vaillant.

RELEVER UN FIEF, recevoir l’investiture du fief qu’on doit avoir par héritage en prêtant hommage au suzerain.

RIBAUD, homme sans aveu.

SABLE, gibeline, fourrure.

SARRASINOIS, arabe, langue des Sarrasins.

SÉNÉCHAL, officier du roi ou du seigneur chargé surtout de diriger les dépenses de l’hôtel.

SERGENT, serviteur des princes et des nobles, prenant aussi part à la guerre.

TABLES, sorte de trictrac.

TERVAGANT, prétendu dieu des Sarrasins.

TIMBRE, sorte de tambour de basque.

TRUAND, gueux.

VAIR, fourrure estimée (ventre de l’écureuil appelé petit-gris).

VASSAL, qui signifie proprement celui qui est féodalement le subordonné d’un autre, se prend souvent dans un sens plus général comme appellation adressée, par un supérieur, à quelqu’un de la classe des hommes d’armes.

VIELLE, violon dont les ménestrels se servaient pour accompagner leurs chansons.

VILAIN, rustre, homme de basse condition et de mœurs grossières.