Bertram/Appendix

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Bertram, ou le Château de St-Aldobrand, tragédie en cinq actes
Traduction par Taylor et Nodier.
(p. 169-170).


Quoique les pièces suivantes ne soient pas de l’auteur de Bertram, nous avons cru devoir les conserver, comme essentielles à l’ensemble d’une représentation angloise qui a fait époque par sa solennité, et dont nous désirions donner une idée à nos compatriotes. Nous ne nous sommes cependant pas plus attachés que pour la pièce même à une fidélité littérale, dont nous concevions encore moins bien l’utilité. Nous avons supprimé au contraire quelques détails qui auroient très-peu d’agrément dans notre langue, et quelques allusions qui n’y seroient senties par personne. On devinera aisément celle que font le Prologue et l’Épilogue aux débuts de Miss Somerville, jeune et charmante actrice, qui paroissoit pour la première fois dans le rôle d’Imogène, et qui s’y est acquis une grande réputation.

On remarquera dans l’Épilogue une nuance de coquetterie qui semble indiquer l’assurance de plaire, et l’habitude infaillible de la bienveillance publique, Ces vers étoient en effet récités par Miss Kelly, dont le poète a cru devoir caractériser ainsi l’admirable talent ; mais, l’empire qu’exerce sur les spectateurs cette inimitable comédienne, ne peut être apprécié que par ceux qui l’ont entendue.