Biographie nationale de Belgique/Tome 1/ALGERUS

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ALGERUS, ADELGERUS ou ALGER, théologien, né à Liége, dans la seconde moitié du xie siècle. Attaché d’abord comme scolastique à l’église de Saint-Barthélemy, à Liége, Algerus entra ensuite, vers 1101, au chapitre de Saint-Lambert et s’y distingua, pendant vingt ans, par son savoir, ses vertus et surtout par une rare modestie qui lui fit refuser toutes les dignités ecclésiastiques.

Vers la fin de sa vie, il se retira à l’abbaye de Cluny, en France, et y mourut en 1130 ou 1131.

Algerus s’est fait une réputation comme théologien. Tous les anciens critiques, Érasme en tête, s’accordent à donner les plus grands éloges à ses écrits. Nous avons de lui les ouvrages suivants :

Liber de misericordia et justitia ; (Martène et Durand, Thesaurus Anecdotorum, t. V) ;

De Sacramento Corporis et Sanguinis J. C. — Cet ouvrage, dirigé principalement contre l’hérésie de Bérenger, a eu plusieurs éditions et se trouve aujourd’hui dans tous les grands recueils de patrologie ;

Libellus de libro arbitrio (Pezius, Thesaurus Anecdotorum, t. IV, pars II).

Algerus avait encore écrit une histoire de l’Église de Liége et de nombreuses lettres, mais elles ne sont pas parvenues jusqu’à nous.

Eugène Coemans.

Hist. litt. de la France, t. XI. — B. Fisen, Hist. Eccles. Leod., pars I, lib. IX, § 18. — Martène et Durand, Thesaurus Anecdotorum, t. V, p. 1021.