Biographie nationale de Belgique/Tome 2/BOLLAND, Jean DE

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BOLLAND (Jean DE), hagiographe, naquit a Julémont (Liége), le 13 août 1596, d’une famille originaire du village voisin de Bolland, auquel elle avait emprunté son nom. A l’âge de dix ans, il fut envoyé au collége des Jésuites à Maestricht, où, tout en faisant des progrès rapides dans l’étude des langues anciennes, il se distingua par une prédilection particulière pour l’histoire et la géographie. Il entra dans la Compagnie de Jésus, le 12 septembre 1612, ayant à peine atteint sa dix-septième année, et il subit les épreuves du noviciat à Anvers et à Louvain. Dans cette dernière ville, qui était alors le centre de la vie intellectuelle de nos provinces, il avait commencé son cours de philosophie, quand ses supérieurs, manquant de sujets pour leurs nombreux colléges des Pays-Bas, l’appelèrent dans la carrière de l’enseignement. Il occupa successivement une chaire à Ruremonde, à Bois-le-Duc, à Bruxelles et à Anvers, laissant partout la réputation d’un maître savant et habile. En 1612, il sollicita l’honneur de partir avec les premiers missionnaires de la Chine; mais cette demande, d’abord favorablement accueillie par le P. Trigant, chargé d’organiser la mission, demeura sans résultat. Il se trouvait à Anvers, en 1620, lorsque les Jésuites, voulant dignement célébrer la dédicace de leur magnifique église, eurent la singulière idée de faire représenter, sur une estrade adossée au nouveau temple, un drame historique en vers latins, plaçant sous les yeux des spectateurs la vie et les travaux du saint fondateur de leur ordre. Bolland, en sa qualité de professeur de rhérorique, fut chargé de composer cette œuvre et d’apprendre leurs rôles aux jeunes acteurs qui devaient y figurer. Il s’acquitta de cette double fonction de manière à mériter les applaudissements unanimes du public d’élite, accouru pour jouir de cette solennité à la fois religieuse et littéraire[1].

A l’âge de vingt-quatre ans, il fut renvoyé à Louvain, pour s’y livrer à l’étude approfondie de la théologie. Mais cette science, malgré ses larges proportions, ne suffit pas pour absorber l’infatigable activité du jeune religieux. Une ardeur féconde, une conception prompte et sûre, une mémoire heureuse et tenace, lui rendaient léger le fardeau sous lequel pliaient la plupart de ses condisciples. Au milieu de l’examen des plus grands problèmes de l’avenir religieux de l’humanité, ses aptitudes littéraires se manifestaient avec une force nouvelle, et, pendant son deuxième séjour à Louvain, il publia, sous le voile de l’anonyme, des poëmes et des discours qui furent remarqués[2]. C’était à lui que les supérieurs de la Compagnie s’adressaient pour obtenir les inscriptions, les dédicaces, les odes et les épigrammes, dont on faisait alors, comme on le fait encore aujourd’hui en Italie, un si grand usage dans les cérémonies académiques. Il étudiait, en même temps, avec un remarquable succès, les langues savantes de l’Orient et plusieurs idiomes de l’Europe moderne.

Après avoir achevé son cours de théologie, Bolland remplit pendant cinq années, avec une rare distinction, l’emploi de préfet des écoles de son ordre à Malines. Ici, de même qu’à Louvain, son intelligence vigoureuse semblait chercher sans cesse un aliment nouveau. Il s’y livra à ses premières études hagiologiques, en corrigeant avec soin un martyrologe destiné à son usage personnel. Il conçut le projet d’une vaste publication de chroniques belges inédites, devant débuter par le Chronicon ducum Brabantiæ d’Edmond de Dynter[3]. Il arrêta, avec quelques-uns de ses amis, le plan d’une traduction latine des classiques grecs, et, mettant immédiatement la main à l’œuvre, il commença celle des Elégies de Théognis et des Argonautiques d’Apollonius de Rhodes. Il voulait aussi, avec la collaboration de quelques Pères de la Compagnie de Jésus, traduire en latin les meilleurs ouvrages ascétiques publiés en France, en Espagne, en Italie et en Allemagne.

Tous ces projets, auxquels il se vouait avec son ardeur habituelle, l’avaient mis en rapport avec une foule d’hommes distingués de son siècle. Il se préparait, sans le savoir, à l’accomplissement d’une grande et noble tâche qui allait lui être confiée par les chefs de son ordre.

Dans les longues querelles théologiques du XVIe siècle, l’hagiographie n’avait pas échappé aux critiques ardentes des partisans de la Réforme. Les Vies des saints, surchargées de fictions ridicules et parfois odieuses, avaient fourni un texte inépuisable aux railleries des adversaires du catholicisme. Voulant remédier au mal, Lipomani, Laurent Surius, Ribadineira, Hondorts, Loemmel, André Duval et beaucoup d’autres s’étaient efforcés de restituer aux textes leur pureté primitive, en élaguant les mensonges et en plaçant les faits de la tradition sous leur véritable jour. Mais ces essais, tout en produisant des résultats heureux, étaient loin encore de répondre aux exigences de la science religieuse. En 1607, un jésuite belge, résidant à Anvers, Héribert Rosweyde, très-versé dans la connaissance de l’histoire de l’Église, prit courageusement la résolution de compléter l’œuvre des écrivains dont nous venons de citer les noms. Dans un livre destiné à faire connaître les richesses hagiologiques des bibliothèques des Pays-Bas, il annonça la publication d’un énorme recueil d’Acta Sanctorum, réparti en dix-sept volumes in-folio. Avec un zèle soutenu, il mit plusieurs années à recueillir les livres et les documents indispensables; mais la mort ne lui permit pas de réaliser son dessein. Épuisé par le travail, il succomba le 5 octobre 1629[4].

Bolland, appelé à Anvers, fut chargé de poursuivre l’entreprise projetée par Rosweyde. Il accepta cette lourde succession; mais, plus prudent que son prédécesseur, dont les forces avaient été absorbées par mille soins divers, il voua désormais toute son activité intellectuelle à la composition d’une œuvre unique. Pendant les trente-quatre années qu’il vécut encore, il laissa passer bien peu de jours sans les consacrer, au moins en partie, à la publication des Acta Sanctorum.

En examinant les matériaux réunis par Rosweyde, il éprouva plus d’une déception. Les dix-sept volumes annoncés dès 1607 n’existaient qu’à l’état de projet. Pour les trois premiers on ne découvrit que les titres; pour les quatorze autres, on ne trouva que des textes et des notes à peine coordonnés. D’autres lacunes, nombreuses et importantes, se faisaient remarquer dans la collection des documents qui, pour rendre l’ouvrage instructif et complet, devaient nécessairement entrer dans son cadre.

Rosweyde, après avoir exploré les bibliothèques des monastères des Pays-Bas, s’était procuré quelques correspondants à Paris, à Cologne et à Trèves. Bolland, traitant les choses de plus haut, réclama l’assistance de toutes les maisons de son ordre en Italie, en Espagne, en Portugal, en France, en Allemagne, en Bohême et en Pologne. Partout sa demande fut accueillie avec empressement, et bientôt il compta, dans toutes les parties de l’Europe, des hommes instruits et dévoués, qui se faisaient un bonheur de concourir à l’exécution de ses desseins. Les diplômes, les chartes, les bulles, les notices abbatiales, les légendes, les procès de canonisation, les passionnaires, les offices propres, les livres et les manuscrits venaient s’accumuler dans les étroites cellules qu’on lui avait abandonnées sous les toits de la maison professe d’Anvers. Deux années suffirent pour quadrupler les matériaux primitifs. Les envois devinrent tellement fréquents que l’exécution de l’œuvre en fut momentanément entravée. Bolland n’eut pas seulement à écrire des centaines de lettres, dont quelques-unes formaient de véritables dissertations, il fut obligé de se plier au désir de plusieurs de ses correspondants, qui le priaient de revoir les manuscrits et de corriger les épreuves des livres qu’ils faisaient imprimer à Anvers[5].

Il est vrai qu’à cette époque, il ne se doutait pas lui-même de l’immensité de la tâche qu’il avait assumée. Il avait largement modifié le plan de son prédécesseur. Celui-ci, à la suite des martyrologes et des Acta sincera de tous les mois, s’était réservé deux volumes pour les dissertations, les notes et les tables; tandis que Bolland, au lieu de donner séparément une masse de textes continus, voulait joindre à chaque Vie un commentaire complet. Aux noms qui figuraient dans le martyrologe romain, il avait ajouté tous les saints qu’un titre public de culte plaçait dans les martyrologes particuliers. Il entendait mettre sérieusement à profit les innombrables documents que Rosweyde n’avait pas connus et qui, affluant sans cesse, apportaient pour ainsi dire chaque jour des lumières inespérées. Mais, malgré le surcroît de travail résultant de l’abandon du projet primitif, il se croyait en état de conduire l’entreprise à son terme. Douze volumes in-folio lui semblaient amplement suffire. Il avoua plus tard que si, dès le début, on avait connu les immenses proportions de l’œuvre, ses supérieurs, pas plus que lui, n’eussent probablement jamais songé à l’entreprendre[6].

Cependant, après quatre années d’un labeur opiniâtre, il éprouva le besoin de réclamer un collaborateur, d’autant plus qu’on ne l’avait pas dispensé de l’exercice du saint ministère et que les confessions absorbaient une partie considérable de son temps. En 1635, Antoine de Winghe, abbé de Liessies, qui se plaisait à encourager les travaux utiles, s’imposa le sacrifice d’une fondation de huit cents florins, à l’aide de laquelle la maison d’Anvers put adjoindre à Bolland un deuxième hagiographe, le P. Godefroid Henschen. Dès cet instant, tout en recevant une extension nouvelle, les travaux marchèrent avec autant de rapidité que le permettaient l’importance et l’étendue des matières. Les deux premiers volumes, contenant les Acta Sanctorum de janvier, parurent en 1643, aux applaudissements du monde catholique. Les trois volumes de février sortirent des presses quinze ans après et ajoutèrent encore à la réputation des hagiographes belges, qui obtinrent, en 1659, un troisième collaborateur, le P. Daniel van Papenbroek[7].

Dans toutes les parties de la chrétienté, le succès des Acta Sanctorum fut immense et mérité. A une époque où les études sérieuses comptaient tant d’adeptes fervents, où la science vraie recevait partout des encouragements et des hommages, l’œuvre éminente des hagiographes belges ne pouvait manquer de produire une sensation profonde. Quelques critiques isolées, parfois vives et acerbes, disparaissaient au milieu des éloges prodigués par les prélats et les érudits les plus célèbres du XVIIe siècle. Mais c’était principalement à Rome que les cinq premiers volumes rencontraient une approbation éclatante. Le pape Alexandre VII, juge tres-compétent en cette matière, s’écria avec bonheur : « Nul n’a fait ni entrepris jusqu’ici une œuvre plus utile et plus glorieuse à l’Église. » Il alla plus loin : dans le désir de rendre les Acta aussi parfaits que possible, il engagea Bolland à visiter l’Italie, pour compléter ses recherches au moyen des archives du Vatican et des nombreux manuscrits disséminés dans les bibliothèques de la ville éternelle.

Parvenu à l’âge de soixante-quatre ans, épuisé par l’étude et les veilles, Bolland dut refuser l’invitation du souverain pontife. Il céda cet honneur à ses deux compagnons, mais il eut soin de régler leur itinéraire de manière à en faire un pèlerinage scientifique éminemment utile à la suite de l’œuvre. Dans les premiers jours de juillet 1660, ils se séparèrent de leur maître vénéré, qui les avait accompagnés jusqu’à Cologne, profitant de cette occasion pour revoir, en passant, une dernière fois sa famille et son village natal. Ils parcoururent une grande partie de l’Allemagne et de l’Italie, recevant partout un accueil flatteur et faisant des découvertes précieuses dans la plupart des bibliothèques qui se trouvaient sur leur passage. A Rome surtout, la récolte fut abondante et fructueuse. Les hommes les plus distingués s’empressaient de venir partager leurs travaux et, pendant neuf mois, six copistes furent constamment occupés à transcrire des documents inédits ou des fragments de livres rares. Munis de lettres de recommandation de généraux de tous les ordres religieux, ils se livrèrent ensuite aux mêmes investigations à Naples, au Mont-Cassin, à Florence, à Milan, en Piémont et dans les villes les plus importantes de la France. Ils rentrèrent à Anvers le 21 décembre 1662, trouvant leur vieux collaborateur ravi des trésors qu’ils avaient ajoutés à ses collections scientifiques. C’était, en effet, un ample butin pour ce riche Musée des Acta Sanctorum, qui ne tarda pas à jouir, lui aussi, des honneurs d’une célébrité européenne. Quand Papenbroek était venu se joindre à Bolland et à Henschen, on avait été obligé de les faire descendre des sombres mansardes où leurs précieux matériaux, entassés jusqu’aux toits, laissaient à peine assez d’espace pour la table et les deux chaises qui formaient tout le mobilier des hagiographes. On leur avait donné, au-dessus du réfectoire, une salle spacieuse et bien éclairée, où ils purent enfin mettre un terme au désordre qui avait jusque-là régné dans leurs archives. Ils y placèrent, pour chaque mois, des armoires distinctes, où chaque jour avait sa case destinée à recevoir les pièces détachées. Au-dessous, un pupitre continu se trouvait à hauteur d’appui. Le reste des murs était garni de rayons de chêne réservés aux manuscrits et aux livres, classés dans un ordre parfaitement méthodique. C’était une bibliothèque spéciale, unique en son genre, qui défiait toute comparaison avec les collections analogues qu’on avait formées en France et en Italie. Plus d’un savant dévoué au protestantisme fit le voyage de Belgique pour venir admirer ces richesses, toujours généreusement mises à la disposition des historiens du pays et de l’étranger.

Après le retour de ses deux infatigables compagnons, Bolland s’était remis au travail avec une ardeur nouvelle. Sa mémoire avait triomphé des atteintes de l’âge et son intelligence, toujours jeune et vigoureuse, continuait à braver les labeurs de l’étude et les fatigues d’une interminable correspondance. Véritable type du savant des anciens monastères, cherchant ses seuls délassements dans les exercices religieux, il se faisait un devoir d’apporter chaque jour sa pierre au vaste monument dont il ne devait voir que les assises inférieures. Mais son zèle et son dévouement ne firent que rapprocher le terme de sa glorieuse et utile carrière. Le 29 août 1665, il fut frappé d’apoplexie à la porte du Musée où, quoique malade depuis quelques mois, il avait voulu se rendre auprès de ses chers collaborateurs. Il succomba le 12 septembre, laissant dans toute la chrétienté de vifs et unanimes regrets.

La religion ne fut pas seule à pleurer sa perte. La mort de Bolland devint le signal d’un deuil réel pour tous les érudits de son siècle, sans distinction de patrie ou de culte. Les Acta Sanctorum ne sont pas seulement un recueil de faits et d’exemples offerts aux méditations des âmes pieuses, une mine féconde pour l’histoire de l’Église dans tous les pays et à toutes les époques de l’ère chrétienne. On y trouve une infinité de détails sur la chronologie, la géographie, la législation, l’enseignement, les lettres, les beaux-arts, les métiers, les mœurs populaires, les guerres, les luttes entre les gouvernements et les peuples, la fondation des villes et l’origine des États modernes. Rien qu’en groupant les faits qui intéressent la Belgique et la France, on pourrait former une longue série de volumes. Bolland, en portant le flambeau de la critique dans le chaos des légendes du moyen âge, a rendu un service inappréciable à toutes les études historiques sans exception. Il est vrai que ce modeste et pieux savant a été surpassé par ses successeurs. Il ne possédait ni l’érudition immense, ni la perspicacité extrême de Papenbroek, et c’est celui-ci surtout qui a imprimé à l’œuvre ce caractère de science universelle et profonde qu’on voudrait en vain lui dénier. Mais il n’en est pas moins incontestable que Bolland a ouvert la carrière et qu’il y a appelé les autres. Aujourd’hui encore, on donne le titre de Bollandistes aux membres de la Compagnie de Jésus qui s’apprêtent à publier le cinquante-neuvième volume in-folio de leur magnifique collection.

Il nous reste à indiquer les publications de Bolland qui n’appartiennent pas au recueil des Acta Sanctorum. En 1635, il traduisit de l’italien en latin l’Histoire de la persécution du christianisme au Japon[8]. En 1640, il fit paraître une Vie de S. Liborius, composée à l’aide d’anciens manuscrits et accompagnée d’un commentaire historique[9]. En 1658, il publia, avec le concours de son collaborateur Henschen, des Descriptions sommaires de la Belgique, de la France, de l’Espagne, de l’Allemagne et de l’Italie[10]. La même année, il composa, avec Henschen et Papenbroek, l’opuscule suivant, qui renferme une foule d’indications curieuses concernant l’hagiographie belge : Breves notitiæ triplicis status, ecclesiastici, monastici et secularis, excerpta ex Actis Sanctorum januarii, februarii et martii, vulgatis ab Joanne Bollando, Godefrido Henschemio et Danielo Papebrochio[11].

Quelques biographes attribuent à Bolland l’important ouvrage publié, en 1640, pour célébrer le centième anniversaire de la Compagnie de Jésus[12]. Cette affirmation est inexacte. Bolland prit une large part à cette publication, mais il n’en est pas l’auteur. Paquot, dans ses Mémoires, donne à cet égard les renseignements qui suivent : « Le P. De Tollenaere, provincial de Flandre, voulut célébrer l’année séculaire de l’établissement de sa Société et perpétuer le souvenir de cette fête. Il assembla les jésuites les plus distingués de la province et leur enjoignit de penser à ce qu’on pourrait faire à cette fin... Parmi les plans qui furent exposés, il goûta surtout celui du P. Bolland, qui proposa de composer un ouvrage mêlé de harangues, de poésies et d’emblèmes, dont la composition serait partagée entre plusieurs et dont l’exécution ne serait pas difficile. Il s’agissait d’y représenter, en cinq livres, la naissance, les progrès, les travaux, les souffrances et la gloire de la Société. Le P. Bolland... aida le provincial à choisir ceux qui paraissaient le plus capables d’exécuter les diverses parties de ce plan, à animer ceux qui s’en étaient chargés et à ranger les pièces qu’ils fournissaient. Il veilla aussi sur l’impression. Bolland eut ainsi la principale part de cet ouvrage, qui fut composé et imprimé dans l’espace de huit mois[13]. »

J.-J. Thonissen.

De Vita, operibus et virtulibus Joannis Bollandi (Notice rédigée par le P. Papenbroek, en tête du t. I des Actes de Mars). — Litteræ Henschenii in itinere, mora et reditu romano (Bibliothèque royale de Bruxelles, n° 7,671). — Diarum itineris romani anno 1660 suscepti à PP. Godef. Henschenio et Dan. Paprbrochio (Bibliothèque royale de Bruxelles, n° 7662) — Dom Pitra. Etudes sur la collection des Actes des Saints, par les RR. PP. Jésuites Bollandistes; chap. ii à vii. — Gachard, Mémoire sur les Bollandistes et leurs travaux; dans le Messager des sciences historiques de Gand, 1835 ,t. III. p. 200 et suiv. — Goethals, Lectures relatives à l’histoire des sciences, etc., en Belgique, t. I, p. 184 et suiv. — De Backer, Bibliothèque des écrivains de la Compagnie de Jésus, t. V, p. 59 et suiv — E. Gens, Jean Bolland, dans les Belges illustres. — Foppens, Bibliotheca belgica. — Paquot, Mémoires (article consacré à Jean De Tollenaere t. II, p. 238; édit. in-fol). — Becdelièvre-Hamal, Biographie liégeoise. — Delvenne, Biographie des Pays-Bas — Feller, Dictionnaire historique.


  1. Le spectacle obtint un grand succès. Le P. Papenbroek (Vit. Bol., c. ii) dit à ce sujet : « Totam enim S. P. N. Ignatii vitam gloriamque sic digessit in partes, tanta styli varietate et elegancia explicavit, tam fdeliter per exercitos egregie adolescentes declamavit, ut etiamnum inter maxime senes vinat memoria incomparibilis illius, ut loquuntur, actionis. »
  2. Les bibliographes ne donnent pas la liste de ces pièces mêlées. Alegambe, dans sa Bibliotheca Societalis Jesu, se borne à dire : « Varia edidit carmina et orationes, sed tacite fere, vel alieno nomine. » les PP. De Backer reproduisent ces termes danss leur Bibliothèque des écrivains de la Compagnie de Jésus.
  3. Bolland, entrainé trop loin par son goût pour la pure et brillante latinité du siècle d’Auguste, voulait corriger le style de nos vieux chroniqueurs, afin de les rendre plus agréables aux lecteurs.
         On sait que la chronique d’Edmond de Dynter n’a été publié qu’en 1854, par Mgr de Ram.
  4. L’opuscule très-intéressant dans lequel Rosweyde avait annoncé son vaste projet est intitulé : Fasti Sanctorum quorum vitæ in belgicis bibliothecis manuscriptæ, item acta præsidialia SS. MM . Tharaci, Probi et Andronici, nunc primum integre edita, etc. Antv , S. Moretus, 1707, in-12.
  5. Goethals (Lectures relatives à l’histoire des lettres en Belgique, t. I, p. 152) affirme que Bolland, par ses relations étendues, contribua largement à relever la typographie anversoise du discrédit où elle était tombée dans les premières années du XVIIe siècle.
  6. Papenhroek, Vita Bollandi, c. v.
  7. Henschen travailla pendant quarante-six et Papenbroek pendant cinquante-cinq années à la collection des Acta Sanctorum.
  8. Narratio persecutionis adversus Christianos excitatæ in variis Japoniæ reguis. an. MDCXXVIII, MDCXXIX, MDCXXX. Italice Romæ excusa ac latine reddita a quodam S. J. sacerdote. Antv., J. Meursius, 1635, in 8°.
  9. Vita S. Liborii episcopi, calculo laborantium patrono, e veteribus Mss. eruta et commentario historico illustrata. Antv., J. Meursius, 1640, in-8°.
  10. Brevis notitia Belgii, ex Artis Sanctorum januarii et februarii, vulgatis ab J. Bollando et G. Henschenio S. J., excerpta digestaque per Provincias. Antv., Jac Meursius, 1658. in-8°. —- Nous nous bornons à transcrire les différences qu’on remarque dans les titres des Notices consacrées aux autres pays : Brevis notitia Galliarum.., digesta per Episcopatus. — Brevis notitia Hispaniarum.., digesta pet Regiones. — Brevis notitia Germaniarum et regnorum vicinorum..., digesta per Regiones. — Brevis notitia Italiæ..., digesta per Regiones.
  11. Antv., J. Meursius, 1658, in-8°.
  12. Imago primi sæculi Sociatatis Jesu à Provincia Flandro-belgica ejusdem Societatis repræsentata. Antv., Balth. Moretus, 1640, in-fol.
  13. T. II. p. 238 : édit. in-fol.