Biographie nationale de Belgique/Tome 2/BOSCHE, Jean

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BOSCHE (Jean), BOSCIUS, dit Lonæus, du lieu de sa naissance, médecin, naturaliste, mathématicien, helléniste, professeur à l’Université d’Ingolstadt, né vers l’an 1525, à Looz, dans la principauté de Liége. Il prit à Louvain les grades de licencié en médecine et en lettres grecques et latines. Compétiteur de Corn. Valerius à la chaire de latin, devenue vacante, en 1557, par le décès de P. Nannius, il fut appelé l’année suivante à l’Université d’Ingolstadt où il professa la médecine, l’histoire naturelle, les mathématiques, ainsi que le témoigne son discours de réception et ses divers écrits.Bosche avait épousé la fille d’Albert Hungerus, docteur en théologie et son collègue d’université. Il est mort à Ingolstadt, dans un âge avancé.

Les travaux qu’il a laissés sont : 1° Ocelli Lucani libellus de natura orbi, cum versione et commentariis. Lovanii, Colineus, 1544, in-8°. Traduction annotée du livre attribué à Ocellus Lucanus, philosophe grec de l’école de Pythagore. Bosche soigna la réimpression du texte grec d’après l’édition faite à Paris en 1539. Il est vraisemblable qu’il tira parti d’un manuscrit conservé à Louvain, car ce travail est cité parmi les sources qu’a consultées Jérôme Commelin dans l’édition nouvelle d’Ocellus Lucanus donnée à Heidelberg, en 1596. Le marquis d’Argens, qui a rendu cet ouvrage en français (Utrecht, 1762), n’a point connu la traduction de Bosche. — 2° Oratio de optimo medico ac medecinæ auctoribus. Discours de réception prononcé en 1558 à l’Université d’Ingolstadt et inséré dans le Tomus primus orationum Ingolstadiensium, page 268-276. — 3° De peste liber. Ingolstadii, Weissenhorn, 1562, in-4°. L’épidémie de peste décrite par Bosche était accompagnée de céphalalgie, de fuliginosité de la langue, d’exanthèmes et de bubons aux aines. Un délire tranquille emportait ordinairement le malade. — 4° Discours prononcé devant le duc de Bavière dans l’église de N.-D. d’Ingolstadt. Discours latin qui doit avoir été imprimé. — 5° De lapidibus qui nascuntur in corpore humano. Ingolstadii, 1580, in-4°. — 6° Concordia medicorum et philosophorum de humano conceptu, atque fœtus corporatura, incremento, animatione, mora in utero ac nativitate... Ingolstadii, 1576, 1583 et 1588, in-4°. Ce livre fait peu d’honneur à Bosche : entre autres absurdités, on y soutient que les centaures, les satyres, etc., sont le fruit des relations que les femmes entretiennent avec le démon; il renferme cependant çà et là quelques détails curieux pour l’histoire de la médecine au XVIe siècle.

Ul. Capitaine.

Rolmar, Tomus primus Orationum Ingolst., 1571, p. 268 — Val. André, Bibl. Belgica, 1643, p. 464. — Batteux, traduction d’Ocellus, p. 11. — Broeckx, Essai sur l’hist. de la médecine belge, p. 12 et 37. — Annuaire de l’Université de Louvain, 1848, p. 178.