Biographie nationale de Belgique/Tome 2/BRABANT, Charles-Louis-Maximilien DE

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BRABANT, Charles-Louis-Maximilien DE



BRABANT (Charles-Louis-Maximilien DE), médecin, né à Gand, en 1740, mort en 1790 à Luxembourg. Il fit de brillantes études à l’Université de Louvain et y obtint, en 1766, le grade de licencié en médecine. Doué d’une rare facilité pour la poésie, il improvisait pour ainsi dire des pièces de théâtre qui furent représentées par les élèves de l’université. Il conserva toute sa vie une prédilection pour la poésie. Revenu dans sa ville natale, il s’y livra à la pratique de la médecine; il ne s’y consacra pas entièrement puisqu’en 1778 nous le trouvons mêlé à la célèbre dispute sur l’inoculation de la variole. Avant la découverte de la vaccine, l’inoculation de la petite vérole excita dans notre pays, comme dans le reste de l’Europe, des discussions fort animées. Parmi les adversaires de l’inoculation on doit placer Cremers, qui la combattit de toutes ses forces dans des écrits publiés en 1778 et 1781. Le docteur De Brabant fit paraître l’apologie de cette opération et réduisit à néant tous les arguments de son antagoniste. En 1783, le corps médical de la ville de Gand s’honora en votant l’exécution, à ses frais, dans l’église de Saint-Jacques, d’un cénotaphe à la mémoire de l’inventeur du forceps. L’inauguration eut lieu le 11 février. A cette occasion, De Brabant dont les efforts avaient le plus contribué à honorer la mémoire de Palfyn, rehaussa l’éclat de cette solennité par la lecture d’une ode flamande, dans laquelle il paya un touchant tribut au bienfaiteur du genre humain et donna des preuves d’un talent poétique peu commun.

Il traduisit de l’anglais en latin les observations du docteur Saunders sur la vertu de l’écorce du Pérou et fit partie de la commission chargée par le magistrat de Gand de lui soumettre un travail de révision sur la pharmacopée, commission qui présenta, en 1786, le résultat de ses investigations. Nous ignorons en quelle année il entra au service de santé de l’armée autrichienne, service dans lequel il mourut en 1790, victime de son dévouement, et atteint d’une maladie qu’il avait contractée à l’hôpital de Luxembourg. Voici les ouvrages qu’il a publiés : 1° De morbis oculorum. Louvain, 1766, in-4°, ibid., 1795, in-8° de 14 pages. — 2° Antwoorde op het gerucht van wedergekomene pokskens naer de inentinge. Gand, Begyn, 1777, in-8° de 31 pages. — 3° Ad Epert. D. Ferdinandum-Henricum Cremers, epistola. Gand, Begyn, 1778, in-8° de 51 pages. — 4° Ode aen J. Palfyn. Gand, Vander Schueren, 1783, in-8°, ibid.,1827. De Goesin-Verhaeghe, in-8°; Anvers, 1858, in-8°. — 5° Observationes quibus præstantiores vires corticis peruviani rubri in cura intermittentium aliarumque febrium stabiliuntur, authore Guill. Saunders, editio ex anglico idiomate in latinum versa, à G.-C. De Brabant, Gand, Begyn, 1783, in-8°. — 6° Collaboration à la pharmacopæia Gandavensis de 1786.

C. Broeckx.