Biographie nationale de Belgique/Tome 3/CASTEELS, Pierre

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CASTEELS (Pierre), peintre de fleurs, de marchés, de kermesses, etc., et graveur, naquit à Anvers en 1684, d’après la plupart des auteurs, et y mourut en 1740. Nous avons des doutes sur l’exactitude de la date de naissance ; en effet, si Marie Catherine Casteels, qui devint en 1710 la femme du peintre anversois François Xavier Verbeeck, élève de Pierre Casteels, était, comme on le dit, la fille du maître de son mari, il faut nécessairement reculer la date de naissance de Casteels et peut-être adopter celle de 1674, que donne Le Blanc, on ne sait d’après quelle autorité. Il serait difficile d’admettre qu’un homme né en 1684 eût, en 1719, c’est-à-dire à trente-cinq ans, une fille à marier. D’autre part, il est possible que Catherine ait été la sœur de Pierre ; alors les dates concordent parfaitement, car Verbeeck naquit en 1686, et était tout à fait contemporain de son maître. On a très-peu ou plutôt point de renseignements sur les débuts de ce dernier. Lorsque il avait déjà acquis un talent distingué, il entra en relations avec l’Espagne où ses tableaux furent recherchés et où ils se vendirent fort cher. Mais au bout de quelque temps, cette ressource lui manqua, et il fallut chercher ailleurs, car dans le pays natal de Casteels, le malheur des temps était peu favorable à l’art et aux artistes. Notre peintre partit pour Amsterdam et y travailla, on ne dit pas jusqu’à quelle époque. Plus tard il revint à Anvers. Beaucoup d’auteurs, entre autres Strutt, parlent d’un séjour qu’il fit en Angleterre, mais nous croyons qu’il y a ici confusion avec Nicolas dont il sera parlé plus loin. Brulliot ajoute même qu’il peignait dans le goût de l’anglais Barlow, et qu’on le croit élève de ce dernier ; mais Barlow étant né en 1626 et mort en 1702, à l’âge de soixante et seize ans, il est peu probable que Casteels, en admettant qu’il se trouvât en Angleterre à l’âge de seize à dix-huit ans, y fût élève d’un vieillard de soixante et quatorze à soixante et seize ans. Il y a évidemment là plusieurs faits obscurs. En 1726, il publia une suite de douze pièces gravées d’après ses dessins. Cet œuvre, signé de ses initiales et qui représentes différentes espèces d’oiseaux, est cité par Le Blanc, Nagler, Bryan et Brulliot.

Pierre eut un frère ou un neveu, nommé Nicolas, qui peignit également les fleurs et les fruits, s’établit en Angleterre et qui, à ce que l’on prétend, surpassa son parent.

Ad. Siret.