Correspondance 1812-1876, 4/1858/CDXXVI

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CDXXVI

AU MÊME


Nohant, 18 février 1858.


Cher ami, puisque la Presse a publié le titre du Château des Étoiles, dans le premier numéro de sa réapparition, et avant que nous ayons pu nous entendre définitivement sur l’époque du payement, je ne veux pas vous donner un démenti, et il faut conserver ce titre. J’en ai donné un autre au roman actuel ; avec de légères modifications, il n’y sera plus question d’étoiles. Je vais donc en disposer, conformément à votre entretien avec Émile Aucante, et conformément à son désir, vous laisser le titre que vous avez annoncé. Annoncez donc ; vous aurez le roman l’automne prochain, si vous êtes toujours à la Presse. La fin des Bois-Doré a-t-elle satisfait le public ? vos abonnés avaient-ils repris goût à ces pauvres abandonnés depuis deux mois ? c’est douteux. Moi, ici, je ne sais rien et n’ai le temps de rien savoir.

Il me semble que la Presse se tire assez habilement de la situation qui lui est faite et que Guéroult et M. Castille ne manquent pas de savoir-dire. Vous voyez souvent Guéroult, je présume ; faites-lui toutes mes amitiés ; c’est un de mes anciens bons camarades.

Si vous voyez madame Arnould, dites-lui que je crois qu’elle ne m’aime plus, car elle ne me donne pas signe de vie.

Bonsoir, cher ami ; je suis contente de la solution que j’ai pu trouver pour nos titres de roman. Ça arrange tout. À vous de cœur.

GEORGE SAND.