Correspondance 1812-1876, 4/1861/CDXCVI

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CDXCVI

À MADAME PAULINE VILLOT, À PARIS


Nohant, 10 octobre 1861.


Chère cousine,

Vous êtes bonne comme un ange de m’avoir donné cette bonne nouvelle. Ah ! pourvu qu’ils arrivent sans accident ! Enfin je compte sur vous pour nous porter bonheur, comme toujours. Oui, je vous attends le 24, avec tous ceux de vos enfants que vous voudrez m’amener, et Lucien absolument ! La maison est toute à vous, je n’ai plus personne ici que Marie Lambert.

Je vous embrasse tendrement. Poussez-moi Maurice en ayant, le plus vite possible ; je deviens un peu folle.

GEORGE SAND.

Dites au prince de ne pas nous refuser Lucien pour huit jours ; vous savez que nous avons une revanche à prendre avec le mélodrame, où il est indispensable. Que de choses depuis un an, dans ma vie ! Il faut que nous fassions la paix avec la destinée, qui m’a si bien secouée de toutes façons !