Correspondance 1812-1876, 6/1870/DCCLXVI

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Texte établi par Calmann-Lévy,  (Correspondance Tome 6 : 1870-1876p. 39-40).


DCCLXVI

À M. CHARLES PONCY, À TOULON


La Châtre, 12 octobre 1870.


Merci, cher enfant, merci de cœur. Nous disons non, quant à présent. Nous sommes revenus de la Creuse pour que Maurice puisse voter. Mais on ne vote pas. Il se tient donc à la disposition de ses concitoyens pour ce qu’il y aurait à faire, et, comme il ne nous eût conduites dans le Midi que pour revenir ici, nous aimons beaucoup mieux ne pas nous séparer.

La variole sévit toujours à Nohant. On nous a donné une bonne hospitalité ici, où nous sommes à portée de chez nous. Si la crise affreuse que nous traversons aboutit à un résultat passable et qu’un peu de calme renaisse, nous irons finir l’hiver dans le Midi, soit de votre côté, soit vers Pau, et, dans tous les cas, j’espère que nous nous embrasserons. Sans adieu donc, et à vous de tout notre cœur, bien triste, mais toujours bien à vous.

G. SAND.