Correspondance 1812-1876, 6/1872/DCCCLXXIX

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Texte établi par Calmann-Lévy,  (Correspondance Tome 6 : 1870-1876p. 259-260).


DCCCLXXIX

AU MÊME


Nohant, 27 novembre 1872.


Maurice est tout heureux et très fier de la lettre que tu lui as écrite ; il n’y a personne qui puisse lui faire autant de plaisir et dont l’encouragement compte plus pour lui. Je t’en remercie aussi, moi ; car je pense comme lui.

Comment ! tu as fini Saint Antoine ? Eh bien, faut-il s’occuper de l’éditeur, puisque tu ne t’en occupes pas ? Tu ne peux pas garder cela en portefeuille. Tu ne veux pas de Lévy, mais il y en a d’autres ; dis un mot, et j’agirai comme pour moi.

Tu me promets d’être guéri plus tard ; mais, en attendant, tu ne veux rien faire pour te secouer. Viens donc me lire Saint Antoine, et nous parlerons de la publication. Qu’est-ce que c’est que de venir de Croisset ici pour un homme ? Si tu ne veux pas venir quand nous sommes en gaieté et en fête, viens pendant qu’il fait doux et que je suis seule.

Toute la famille t’embrasse.