Correspondance de Gustave Flaubert/Tome 5/0763

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Louis Conard (Volume 5p. 107).

763. À EDMOND ET JULES DE GONCOURT.
[Croisset], dimanche 20 septembre [1863].

C’est moi ! Je ne suis pas mort. Et vous ? Où êtes-vous, que devenez-vous ? etc., etc.

J’ai attendu vainement une réponse de Théo pour savoir s’il viendrait ici, dans le mois d’août ou de septembre, comme il me l’avait promis. Voilà ce qui fait que j’ai tant tardé à vous rappeler votre promesse.

Car vous savez, ô mes bons, que vous m’avez fait celle d’une visite dans ma cabane. Quand sera-ce ? Je vous espère.

Je suis à la moitié de ma féerie, laquelle a été refusée sur scénario par le sieur Fournier ; non seulement sur scénario, mais après lecture des quatre premiers tableaux. Il a beaucoup admiré le plan (sic), mais c’est le style qu’il a blâmé. Il le trouve mou !! Peut-être a-t-il raison ? Quoi qu’il en soit, j’ai continué la chose qui sera terminée vers le mois de décembre.

Répondez-moi un petit mot pour me dire le jour et l’heure de votre arrivée ; j’irai à votre rencontre. Vos deux lits vous attendent. Je vous embrasse sur vos quatre joues.