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Correspondance de Gustave Flaubert/Tome 7/1407

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Louis Conard (Volume 7p. 73-74).

1407. À SA NIÈCE CAROLINE.
Saint-Gratien, lundi matin [octobre 1873, probablement le 27].
Mon pauvre Loulou,

Je compte être rentré à Croisset mercredi soir. Arrange-toi donc pour que j’y trouve une lettre de ma chère fille.

Jeudi soir, après t’avoir quittée, j’ai été dîner au Café Riche où j’ai rencontré d’Osmoy qui m’a paru gigantesque ! Jamais je n’ai vu un homme plus spirituel et plus crâne. Il était au milieu de députés de la Gauche et, bien entendu, on ne parlait que politique. Nous sommes restés ensemble jusqu’à 1 heure du matin.

La Fusion m’a l’air bien endommagée. Raoul-Duval vient d’écrire une lettre à Rouher où il se déclare contre la monarchie. J’espère de plus en plus qu’elle sera enfoncée. Tâche de lire les brochures de Cathelineau et de Mgr de Ségur, et tu verras ce que c’est que ce parti-là.

M. Giraud, la Princesse et M. Popelin m’ont demandé des nouvelles de ma « belle nièce » que j’embrasse très fort. D’Osmoy trouve que Carvalho a raison et qu’il faut commencer par le Candidat.

Adieu, pauvre fille chérie.

Ton vieux Cruchard.