Correspondance de Voltaire/1749/Lettre 1986

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Correspondance : année 1749
Texte établi par Condorcet, Garnier (Œuvres complètes de Voltaire, tome 37p. 33).

1986. — À M. D’ARNAUD[1].
Lunéville, le 21 juillet.

Je vous aime cent fois davantage, mon cher d’Arnaud, depuis que j’ai lu votre lettre et vos vers. Vous avez un cœur tel que je le cherchais, et vous le faites parler avec la plus tendre éloquence.

Du temps que j’aimais j’aurais pensé comme vous, si j’avais fait une telle perte ; mais à présent je n’aime plus que mes amis. Pour vous, vous serez bientôt consolé par une nouvelle maîtresse, et, après avoir si bien exprimé vos regrets, vous chanterez vos nouveaux plaisirs.

Voltaire.

  1. Ce fragment, imprimé dans le Mercure d’octobre 1749, y est précédé des Vers de M. d’Arnaud sur la mort de. Mme ***, qu’il dit avoir été sa maîtresse.