Correspondance de Voltaire/1753/Lettre 2512

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Correspondance : année 1753
Texte établi par Condorcet, Garnier (Œuvres complètes de Voltaire, tome 37p. 562).

2512. — À M. DE VOYER[1].

Je ne sais, monsieur, ce que vous entendez par le fruit de mes veilles, dans le billet que vous m’avez fait l’honneur de m’écrire. Je ne suis plus en âge de veiller, et encore moins de sacrifier mon sommeil à des bagatelles. Je ne suis point l’auteur de la petite lettre sur milord Bolingbroke[2] ; je l’ai cherchée pour obéir à vos ordres, et j’ai eu beaucoup de peine à la trouver : la voici. Je suis très-aise d’avoir eu cette occasion de vous marquer à quel point j’aime à vous obéir. Je vous supplie, monsieur, de vouloir bien présenter mes respects à M. le comte d’Argenson et à M. le marquis de Paulmy, et de recevoir les miens avec la bienveillance que vous m’avez toujours témoignée.


Voltaire.

  1. Cette lettre a été publiée par M. René d’Argenson, à la page 481 des Mémoires du marquis d’Argenson, 1825, in-8°. Une note dit que ce billet est sans date, mais qu’il doit avoir été écrit vers l’année 1763. Cette date me parait une faute d’impression ; je crois qu’il fallait 1753 ; peut-être même le billet est-il de la fin de 1752. Le marquis de Voyer, fils du comte d’Argenson, était né le 20 septembre 1722 ; en 1753, il était lieutenant général à Colmar, et est mort le 15 septembre 1782. (B.)
  2. Défense de milord Bolingbroke, voyez tome XXIII, page 547.