Cours d’agriculture (Rozier)/ŒIL DE BŒUF

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Hôtel Serpente (Tome septièmep. 144).


ŒIL DE BŒUF. (Voy. Pl. III, pag. 114) Tournefort le place dans la troisième section de la quatorzième classe des fleurs radiées dont les semences n’ont ni aigrettes ni chapiteaux de feuilles ; & il l’appelle buphtalmum tanaceti minoris folio. Von-Linné le classe dans la singénesie polygamie superflue, & le nomme anthemis tinctoria.

Rozier - Cours d’agriculture, tome 7, pl. 3, oeil de boeuf.png

Fleur, radiée, composée d’un amas de fleurons B, hermaphrodites, divisés en cinq dentelures. Le pistil est terminé à son sommet par deux stigmates distincts : il est représenté en C dans le fleuron ouvert. Ces fleurons forment un disque convexe, orné à sa circonférence de demis-fleurons D femelles, divisés à leur extrémité en trois dentelures. La forme de cette fleur lui a fait donner le nom d’œil de bœuf. Le calice E est composé de petites feuilles écailleuses & aiguës, ciliées à leur sommet.

Fruit F ; graines enveloppées par la base des feuilles du calice, & portées sur un placenta ou réceptacle commun.

Feuilles ; deux fois ailées, à dentelures très-fines & aiguës, blanches & cotonneuses en dessous, imitant celles de la tanaisie.

Racine A, rameuse.

Port, tige herbacée, rameuse ; les fleurs jaunes naissent au sommet, nues, disposées en corymbe, feuilles alternes. On trouve sur les Alpes une variété dont les fleurs du rayon sont blanches.

Lieu. L’Allemagne, les Provinces méridionales de France, auprès de la mer, dans les prés secs & arides ; fleurit en mai & en juin.

Propriétés. Cette plante est peu recommandable par ses qualités médicinales, quoiqu’on dise que ses fleurs soient apéritives, & ses feuilles vulnéraires. L’usage principal auquel on la destine, est la teinture : ses fleurs donnent une couleur jaune & brillante.

Attention : la clé de tri par défaut « OEIL DE BOEUF » écrase la précédente clé « 0eil de b0euf ».