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Cours d’agriculture (Rozier)/AVIVES, ou PAROTIDES

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Hôtel Serpente (Tome secondp. 86-87).


AVIVES, ou Parotides, Médecine vétérinaire. Ce sont des glandes situées à la partie supérieure & postérieure de la ganache, dans l’intervalle qui se trouve entre la tête & le col, au dessous de l’oreille.

Ces parties se gonflent quelquefois dans la gourme, à la suite d’une blessure, d’une piqûre, d’un coup, & sur-tout lorsqu’un cheval venant d’être échauffé par un exercice violent, s’abbreuve d’une eau trop vive ou froide.

Dans le premier cas, la suppuration des glandes est avantageuse. Il faut la favoriser par l’application des cataplasmes émolliens & maturatifs. Dans le second, au contraire, les résolutifs & les spiritueux sont à préférer ; quant au troisième, nous indiquons la saignée. Cette opération doit être même répétée suivant la douleur des avives & la violence des autres symptômes.

Il est une espèce de tranchée que les Maréchaux appellent avives. Dans celles-ci, les glandes parotides ne sont ni engorgées, ni douloureuses, ni enflammées ; nous en avons une preuve dans l’opération pratiquée par les maréchaux sur les chevaux qui en sont attaqués ; ils battent fortement ces glandes & les percent avec une flamme ou la pointe d’un couteau ; si elles étoient vraiment douloureuses, cette cruelle opération, bien-loin de contribuer au soulagement de l’animal, ne tendroit au contraire qu’à le tourmenter vivement, à l’agiter avec force, & à le rendre comme furieux. C’est ce que nous ne voyons pas. Il arrive donc que ce qui est appelé avives dans cette circonstance, n’est autre chose que ce qu’on appelle tranchées, d’autant plus que les signes du premier mal sont les mêmes que ceux du second ; l’animal perd tout d’un coup l’appétit, il se tourmente excessivement par la douleur qu’il sent, il se couche, se roule par terre, se débat fortement, se lève, tombe & meurt quelquefois, s’il n’est promptement secouru.

Les remèdes propres aux tranchées conviennent à cette espèce d’avives, sans qu’il soit nécessaire de les battre & de les percer. Le résultat d’une pareille opération est d’ouvrir le conduit salivaire. La salive s’échappant continuellement, les digestions sont en défaut, & l’animal tombe dans l’atrophie & le marasme.