Cours d’agriculture (Rozier)/MÉLISSE BATARDE ou DES BOIS

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Hôtel Serpente (Tome sixièmep. 470-471).


Rozier - Cours d’agriculture, tome 6, pl. 11, mélisse batarde.png

MÉLISSE BATARDE ou DES BOIS. (Voyezplanche XI, pag. 444.) Tournefort la place dans la troisième section de la quatrième classe des herbes à fleur d’une seule pièce, & en lèvre, dont la supérieure est retroussée, & il l’appelle melissa humilis, latifolia, maximo flore, purpurascente. Von Linné la nomme meilittis melissophylum, & la classe dans la didynamie gymnospermie.

Fleur. B représente une corolle entière ; c’est un tube menu à sa base, renflé vers la moitié de sa longueur, divisé en deux lèvres, dont la supérieure est obronde, plane & relevée ; l’inférieure rabattue, ouverte, partagée comme on le voit en C ; les étamines, au nombre de quatre, dont deux plus longues, sont en-bas, & deux, plus courtes, sont en-haut, comme ou le voit en C. Le pistil D est placé au fond du calice E, qui est d’une seule pièce divisée en deux lèvres.

Fruit. F quatre semences G placées au fond du calice, elles sont obrondes, pointues.

Feuilles. Ovales, crénelées, obtuses, portées sur des pétioles.

Racine. A rameuse, fibreuse.

Port. Tiges plus basses que celles de la vraie mélisse, quarrées, velues, simples, remplies de moële ; les fleurs naissent des aisselles des feuilles, seules à seules, soutenues par des pédoncules plus courts que les calices, qui sont trois fois plus petits que les corolles ; les feuilles sont opposées.

Lieu. Les montagnes, les bois ; la plante est vivace.

Propriétés. Un peu aromatique, d’une saveur âcre, vulnéraire, apéritive, diurétique.

Usage. On n’emploie que les feuilles, & on les donne en infusion théiforme.