Critique de la théologie dogmatique/8

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VIII

§ 91. — Transmission du péché de nos premiers parents à tout le genre humain. Remarques préliminaires. De la chute d’Adam est venu le péché originel. L’exposition du péché originel est précédée de deux opinions différentes et fausses. Les uns, les rationalistes, nient le péché originel et supposent que les maladies, les souffrances, la mort, sont les propriétés de la nature humaine et que l’homme naît innocent.

L’autre doctrine est celle des réformés, qui, donnant dans l’extrême opposé, exagèrent, par rapport à nous, les conséquences du péché originel. Suivant eux, ce péché a complètement détruit en l’homme la liberté, l’image de Dieu et toutes les facultés spirituelles, en sorte que la nature même de l’homme est devenue péché, que tous ses désirs et toutes ses actions ne sont que péché, que les vertus mêmes sont autant de péchés et qu’il est décidément incapable de faire aucun bien. L’Église orthodoxe repousse la première de ces erreurs par sa doctrine de la réalité en nous du péché originel et de ses conséquences (c’est-à-dire du péché originel dans sa plus large acception), elle rejette également la seconde par sa doctrine sur les conséquences de ce péché (p. 601).

Comme toujours, on donne pour doctrine hérétique ce qui ne saurait être compris différemment, même par un fou. Le fait que tous les hommes, par leur nature, sont sujets aux maladies et à la mort et que les enfants sont innocents est présenté comme une fausse doctrine, et encore extrême. L’autre extrême, c’est la doctrine des réformés. L’Église enseigne que par péché originel il faut entendre :

Tantôt la transgression du commandement de Dieu, tantôt la déviation de la nature humaine de la loi de Dieu, de ses fins, par conséquent, que se permirent au Paradis nos premiers parents, et qui passa d’eux à nous tous. « Le péché originel, lisons-nous dans la confession orthodoxe de l’Église catholique et apostolique de l’Orient, est la transgression de la loi de Dieu, donnée dans le Paradis à notre premier père Adam. Le péché a passé d’Adam à la nature humaine entière, en tant qu’alors nous étions tous en Adam, et ainsi, par le seul Adam, le péché s’est répandu sur nous tous. Ainsi sommes-nous conçus et naissons-nous avec le péché. »

Pour l’Église, les conséquences du péché originel, ce sont ces mêmes conséquences que le péché de nos premiers parents produisit en eux immédiatement, et qui se transmettent également d’eux en nous, savoir : l’obscurcissement de la raison, la dépravation de la volonté et son inclination pour le mal, les maux physiques, la mort, etc. « Nous appelons fardeau et suite de la chute, » disent les Patriarches de l’Orient dans leur Lettre sur la Foi orthodoxe, « non point le péché lui-même, mais l’inclination au péché et les misères par lesquelles la justice divine punit l’homme de sa désobéissance, savoir : les travaux accablants, les chagrins, les infirmités corporelles, les douleurs de l’enfantement, une existence pénible mais temporaire, sur cette terre de passage, enfin la mort corporelle. » Cette distinction entre le péché originel et ses conséquences doit être toujours présente à l’esprit, surtout dans certains cas, pour bien comprendre la doctrine de l’Église orthodoxe (pp. 598, 599).

§ 92. — Réalité du péché originel, sa généralité et son mode de transmission.

L’Église orthodoxe enseigne que le péché originel s’est transmis, avec toutes ses conséquences, d’Adam et d’Ève à tous leurs descendants par la naissance naturelle, qu’il existe donc indubitablement. « Qui peut rendre pur celui qui est né d’un sang impur ? N’est-ce pas Vous seul ?… Vous avez marqué les bornes de sa vie et il ne peut les passer (Job. xiv, 4, 5). Évidemmment il est ici question d’une certaine souillure dont nul homme n’est exempt et qu’ils apportent tous en naissant. Quelle est donc cette souillure ? Comme elle est, suivant la description de Job, la cause des misères de la vie humaine (Ibid., 1, 2) et qu’elle rend l’homme coupable devant le tribunal de Dieu (Ibid., 3), il faut bien admettre qu’il s’agit ici de la souillure morale et non de la souillure physique, qui n’est que la conséquence de la première, et ne peut par elle-même rendre l’homme coupable devant Dieu ; qu’il s’agit proprement de cette culpabilité de notre nature, qui de nos premiers parents se communique à chacun de nous…

« En vérité, en vérité je vous le dis, si un homme ne renaît de l’eau et du Saint-Esprit, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu. Ce qui est né de la chair est chair, mais ce qui est né de l’esprit est esprit » (Jean, iii, 5, 6) (pp. 601-604).

La tradition le confirme également.

Car, par cette règle de foi, même les enfants, qui sont encore incapables de pécher par eux-mêmes, sont véritablement baptisés en rémission des péchés, pour être purifiés par la régénération de ce qu’ils ont emprunté de la vieille naissance.

Ce sont enfin les assertions des Docteurs particuliers de l’Église, antérieurs à l’apparition de l’hérésie de Pélage, savoir : Justin, qui dit : « Jésus-Christ Notre-Seigneur nous a bénis pour naître et pour mourir, non qu’il en eût besoin Lui-même, mais par amour pour le genre humain, qui, du fait d’Adam (ἀπὸ τοῦ Ἀδὰμ), fut assujetti à la mort et à la tentation du serpent. » — Irénée : « Dans la personne du premier Adam, écrit-il, nous avons offensé Dieu en violant son commandement ; dans la personne du second Adam nous nous sommes réconciliés avec Lui, étant devenus soumis jusqu’à la mort ; nous n’étions les débiteurs de personne, sauf de Celui dont nous avons enfreint le commandement dès le principe. »

Dans Hilaire : « Dans l’égarement d’Adam a été compris tout le genre humain… D’un seul s’est étendue à tous la condamnation à mort et aux travaux de la vie, » etc. Nous nous abstiendrons de citer des passages analogues d’une infinité d’autres Docteurs de l’Église qui vécurent à la même époque ; ceux que nous venons de citer sont plus que suffisants pour démontrer l’inconséquence des Pélagiens, tant anciens que modernes, qui prêtent à Augustin l’invention de la doctrine du péché originel, et pour faire reconnaître la justesse des paroles de ce Docteur à l’un des disciples de Pélage : « Ce n’est pas moi qui ai imaginé le péché originel, auquel l’Église universelle croit depuis son origine ; mais toi qui rejettes ce dogme, tu es certainement un nouvel hérétique » (pp. 607-609).

Nous sommes convaincus de cela parce que :

1o Il y a en nous une lutte incessante entre l’esprit et la chair, la raison et les passions, les tendances vers le bien et les entraînements au mal. 2o Dans cette lutte incessante, presque toujours la victoire reste du côté de la chair, des passions et du mal ; la chair prévaut en nous sur l’esprit ; les passions dominent la raison, et les entraînements au mal prévalent sur les aspirations au bien. Nous aimons le bien par notre nature, nous le désirons, nous y trouvons du plaisir ; mais pour le faire les forces nous manquent ; nous n’aimons point le mal naturellement, mais nous y sommes irrésistiblement entraînés. 3o Nous ne contractons l’habitude du bien qu’avec de grands efforts et très lentement, au lieu que, celle du mal, c’est bien vite et sans le moindre effort qu’elle se forme en nous, et réciproquement. 4o Nous éprouvons la plus grande difficulté à nous défaire d’un défaut quelconque, à vaincre telle ou telle passion, même parfois la plus insignifiante, au lieu qu’il suffit souvent de la tentation la plus légère pour nous faire renier une vertu qui nous a coûté bien des combats. Cette prédominance du mal sur le bien dans la nature humaine fut remarquée dans tous les temps (p. 610).

Suivent les témoignages de l’Ancien Testament et des Apôtres, d’après quoi le monde vit dans le mal ; ensuite :

D’où provient un tel désordre dans la nature humaine ? D’où viennent cette lutte contre nature entre ses facultés et ses tendances, cette prédomination contre nature de la chair sur l’esprit et des passions sur la raison, enfin cette inclination contre nature au mal prévalant sur le penchant naturel au bien ?

Tout ce que les hommes ont pu imaginer pour rendre raison de cet état de choses est dénué de fondement ou même absurde ; la seule explication qui puisse nous satisfaire complètement, c’est celle que la Révélation nous offre dans la Révélation du péché originel, héréditaire (p. 611).

Suit l’analyse de ces soi-disant explications qu’ont inventées les hommes. Il est nécessaire de s’arrêter sur la question du péché originel, sur les sources du mal dans le monde, et les explications qu’en donne l’Église.

Parmi les dogmes de l’Église, comme nous l’avons vu dans les parties analysées et comme nous le verrons dans les suivantes, se rencontrent les questions les plus fondamentales de l’humanité et celles concernant Dieu : le commencement du monde, l’origine de l’homme, et, à côté, des questions tout à fait inutiles, dénuées de sens, par exemple le dogme sur les anges et les diables, etc. C’est pourquoi, négligeant ces questions inutiles, il est nécessaire de s’arrêter sur les questions importantes.

Le dogme du péché originel, c’est-à-dire le commencement du mal, touche une question fondamentale. Il importe donc d’analyser attentivement ce que l’Église en dit.

Selon la doctrine de l’Église, la lutte que l’homme sent se passer en lui-même entre le mal et le bien, et l’inclination vers le mal que l’Église affirme, s’expliquent par la chute d’Adam, et il faut ajouter par la chute du diable, car le diable fut l’instigateur du crime, et, créé bon, il dut tomber encore avant. Mais pour que la chute d’Adam explique notre inclination vers le mal, il est nécessaire d’expliquer cette chute même d’Adam et celle du diable qui le tenta. Si l’histoire de la chute du diable et d’Adam fournissait une explication quelconque à cette contradiction fondamentale entre la conscience du bien et l’inclination vers le mal, comme dit l’Église, l’aveu que cette contradiction est l’héritage d’Adam serait pour moi une explication. Mais on me dit qu’Adam avait la même liberté que je sens en moi, qu’ayant cette liberté il succomba, et que c’est pourquoi j’ai cette liberté. Alors, qu’est-ce que m’explique l’histoire d’Adam ?

Tous dans cette lutte nous sentons et connaissons par notre expérience intérieure ce même état par lequel, nous dit-on, passa le diable et ensuite Adam. Ce qui devait se passer dans l’âme du diable et d’Adam se passe chaque jour, à chaque instant, en nous. Si au moins l’on nous expliquait comment, créés bons, créés pour la béatitude et la gloire, le diable et Adam devinrent mauvais, je comprendrais que mon inclination vers le mal est le résultat de leur rapport particulier envers le bien et envers le mal. Mais on me dit qu’il se passait en eux le même phénomène qu’en moi, avec cette seule différence qu’en eux c’était encore plus insensé qu’en moi. Je suis entouré d’une foule de séductions qu’ils n’avaient pas et je n’ai pas ce secours exceptionnel de Dieu, qu’ils avaient, eux. De sorte que leur histoire, loin d’éclairer cette question, l’obscurcit. S’il faut discuter cette question de liberté et l’expliquer, ne vaudrait-il pas mieux, dans ce cas, la discuter et l’expliquer en soi et non dans les créatures fantaisistes du diable et d’Adam que je ne puis même me représenter ?

Après les prétendus démentis de ceux qui disent que le mal provient de ce que notre nature est bornée, à cause de la chair, de la mauvaise éducation, l’auteur dit :

La solution la plus raisonnable de ces différentes questions, l’explication la plus juste du mal qui existe dans la nature humaine, c’est celle que nous offre la Révélation divine lorsqu’elle nous dit : « Le premier homme fut en effet créé innocent et droit ; mais il pécha devant Dieu et pervertit par ce fait tout son être. En conséquence de cela, tous les hommes issus de lui naissent naturellement avec la tache originelle, une nature corrompue et le penchant au mal » (p. 615).

Ce raisonnement renferme beaucoup d’erreurs avec leurs conséquences.

L’erreur première est celle-ci : Si le premier homme, qui était dans des conditions exceptionnellement avantageuses pour garder son innocence a nui à sa nature, uniquement parce qu’il était libre, alors, il ne faut plus m’expliquer pourquoi moi, je nuis à ma nature. Cette question ne peut même pas être posée. Que je sois ou non son descendant, je suis un homme comme lui, j’ai la même liberté, et même des tentations plus grandes. Alors que me faut-il expliquer ? Dire que mon penchant au mal est l’héritage d’Adam, ce n’est que déplacer la responsabilité, et juger ce que je connais par l’expérience intérieure, au moyen de traditions quelconques, au moins étranges.

L’autre erreur, c’est d’affirmer que l’inclination vers le péché vient d’Adam. En effet, c’est transporter la question du domaine de la foi dans celui du raisonnement. Il y a là un étrange quiproquo : l’Église, qui nous révèle les vérités de la religion, s’écartant de la base de la foi, précisément de cette conscience de la lutte mystérieuse et incompréhensible qui se passe en l’âme de chaque homme. Au lieu de donner, par la révélation des vérités divines, les moyens de vaincre dans la lutte du bien contre le mal, qui se livre en l’âme de chaque homme, l’Église se place sur le terrain du raisonnement et de l’histoire. Elle déserte le terrain de la foi et raconte l’histoire de l’Éden, d’Adam et de la pomme, et s’en tient obstinément à la tradition, qui même n’explique rien et ne donne rien à ceux qui cherchent la connaissance de la foi. Le résultat de cette transposition de la question de la base principale de toute foi — l’aspiration à la connaissance du bien et du mal, qui est en l’âme de chaque homme, — dans le domaine fantaisiste de l’histoire, c’est avant tout de priver toute la doctrine de la seule base sur laquelle elle puisse se tenir ferme.

Les questions de la foi étaient et seront toujours celles-ci et seulement celles-ci : Qu’est-ce que ma vie, avec cette lutte éternelle entre le mal et le bien, qu’éprouve chaque homme ? Comment dois-je envisager cette lutte ? Comment dois-je vivre ? La doctrine de l’Église, à la place de cette dernière question, pose celle-ci : Pourquoi suis-je mauvais ? et elle répond : Parce que tu proviens du péché d’Adam, et que tu es tout péché. Tu es né du péché, tu vis dans le péché, et tu ne peux vivre sans pécher.

§ 93. — Conséquences du péché originel pour nous. On y démontre, avec les preuves de la Sainte Écriture, que tous les hommes sont entachés du péché originel. Tous sont pénétrés du mal, leur raison est obscurcie ; la liberté altérée incline au mal, et l’image de Dieu s’est obscurcie.

Est-ce que les ouvriers travailleraient bien si tous savaient qu’ils sont de mauvais ouvriers ; si on les persuadait qu’en aucun cas ils ne peuvent travailler entièrement bien, que telle est leur nature et que pour exécuter le travail, il y a d’autres moyens sauf leur travail ? C’est ce que fait l’Église. Vous êtes tous pénétrés du péché, votre penchant au mal ne provient pas de votre volonté, il est héréditaire ; l’homme ne peut pas se sauver par ses propres forces. Il n’y a qu’un moyen : la prière, les mystères, la grâce. Peut-on imaginer doctrine plus immorale ?

À cela fait suite l’application morale du dogme. Il n’y a à ce dogme qu’une seule application morale possible : chercher le salut en dehors de son aspiration au bien.

Mais, comme toujours, l’auteur ne se sentant pas retenu par la marche logique de ses pensées, rassemble dans le paragraphe de l’application morale du dogme, tout ce qui lui passe en tête, par un lien verbal quelconque avec ce qui précède.

§ 94. — Application morale du dogme. L’auteur énumère les applications de ce dogme : 1) Remercier Dieu de ce qu’il nous a fait périr ; 2) Que la femme obéisse à son mari ; 3) Aimer son prochain à cause de la parenté par Adam ; 4) Aimer Dieu parce qu’il nous a formés dans le sein maternel ; 3) Glorifier Dieu qui nous a donné une âme et un corps ; 6) Nous préoccuper surtout de notre âme ; 7) Faire briller en nous l’image de Dieu ; 8) Être agréable à Dieu :

Ayons donc toujours devant les yeux ce noble but, auquel nous devons tendre, et qu’il éclaire pour nous, comme un astre conducteur, le ténébreux sentier de la vie (p. 623).

9) Ne pas enfreindre la volonté de Dieu parce qu’ « il est terrible de tomber entre les mains du Dieu vivant, juste juge » ; 10) Le péché originel avec toutes ses conséquences a passé également sur tout le genre humain, de sorte que tous, nous sommes conçus et nés dans l’iniquité, faibles d’âme et de corps, coupables devant le Seigneur. Que cela nous apprenne à nous humilier et à reconnaître tout ce qu’il est en nous de faiblesses et de défauts. » (On pense qu’il sera dit : « à être meilleur », mais non.)

Que cela nous apprenne aussi à demander à Dieu le secours de sa grâce et à nous prévaloir avec reconnaissance des moyens de salut qui nous sont offerts dans le christianisme ! (p. 623, 624).


Par là se termine le chapitre ier « De Dieu créateur »…

Dans le deuxième chapitre il est question de Dieu dans son rapport général avec l’homme et le monde, et le chapitre s’intitule « De Dieu comme Providence ».

Il est impossible de comprendre le sens de tout ce chapitre si l’on n’a pas en vue les discussions que devaient provoquer le dogme étrange du péché originel et celui qui le suit : le dogme de la grâce et les mystères. Dans ce chapitre la théologie tâche d’écarter la contradiction dans laquelle la plaça l’histoire d’Adam et de la Rédemption : Dieu bon créa les hommes pour leur bonheur, et les hommes sont méchants et malheureux.

Chapitre ii. — De Dieu comme Providence. On dit que Dieu donna assistance à Adam, en le guidant pour le bonheur. Mais Adam, doté de la liberté, ne voulut point ce bonheur, et, par conséquent, devint malheureux. Après la chute et la rédemption, Dieu ne cesse pas d’aider au bonheur de toutes les créatures. Mais celles-ci, à cause de la liberté qui leur est donnée, ne veulent pas ce bonheur et font le mal. Pourquoi Dieu a-t-il créé de tels hommes qui font le mal et sont ainsi malheureux ? Si Dieu aide au bonheur des créatures, pourquoi leur donner une aide si peu efficace, qu’elles restent néanmoins malheureuses ? Pourquoi cette situation de l’homme qui l’amène au malheur, alors que la rédemption l’en devait délivrer ? Pourquoi, malgré l’aide de la Providence, les hommes font-ils de nouveau le mal et périssent-ils ? À toutes ces questions simples, il n’y a point de réponses. L’unique réponse est : « Dieu permet le mal. » Mais pourquoi permet-il le mal quand il est bon et tout-puissant ? La théologie ne répond pas à cela, mais dans ce chapitre, elle prépare soigneusement la voie aux dogmes de la grâce, de la prière, c’est-à-dire à la soumission au pouvoir laïque.

Voici l’exposition de ce dogme.