De l’Esprit/Discours 4/Chapitre 13

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Œuvres complètes d’Helvétius. De l’Esprit
P. Didot (tome 6p. 81-104).
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DISCOURS IV


CHAPITRE XIII

Esprit de conduite.


L’objet commun du desir des hommes c’est le bonheur ; et l’esprit de conduite ne devroit être, en conséquence, que l’art de se rendre heureux. Peut-être s’en seroit-on formé cette idée, si le bonheur n’avoit presque toujours paru moins un don de l’esprit qu’un effet de la sagesse et de la modération de notre caractere et de nos desirs. Presque tous les hommes, fatigués par la tourmente des passions, ou languissant dans le calme de l’ennui, sont comparables, les premiers au vaisseau battu par les tempêtes du nord, et les seconds au vaisseau que le calme arrête au milieu des mers de la zone torride. À son secours l’un appelle le calme, et l’autre les aquilons. Pour naviguer heureusement, il faut être poussé par un vent toujours égal. Mais tout ce que je pourrois dire à cet égard sur le bonheur n’auroit aucun rapport au sujet que je traite.

On n’a jusqu’à présent entendu par esprit de conduite que la sorte d’esprit propre à guider aux divers objets de fortune qu’on se propose.

Dans une république telle que la république romaine, et dans tout gouvernement où le peuple est le distributeur des graces, où les honneurs sont le prix du mérite, l’esprit de conduite n’est autre chose que le génie même et le grand talent. Il n’en est pas ainsi dans les gouvernements où les graces sont dans la main de quelques hommes dont la grandeur est indépendante du bonheur public : dans ces pays, l’esprit de conduite n’est que l’art de se rendre utile ou agréable aux dispensateurs des graces ; et c’est moins à son esprit qu’à son caractere qu’on doit communément cet avantage. La disposition la plus favorable et le don le plus nécessaire pour réussir auprès des grands est un caractere pliable à toute sorte de caracteres et de circonstances. Fût-on dépourvu d’esprit, un tel caractere, aidé d’une position favorable, suffit pour faire fortune. Mais, dira-t-on, rien de plus commun que de pareils caracteres : il n’est donc personne qui ne puisse faire fortune et se concilier la bienveillance d’un grand en se faisant ou le ministre de ses plaisirs ou son espion. Aussi le hasard a-t-il grande part à la fortune des hommes. C’est le hasard qui nous fait pere, époux, ami de la beauté qu’on offre et qui plaît à son protecteur ; c’est le hasard qui nous place chez un grand au moment qu’il lui faut un espion. Quiconque est sans honneur et sans humeur, disoit M. le duc d’Orléans régent, est un courtisan parfait. Conséquemment à cette définition, il faut convenir que le parfait en ce genre n’est rare qu’à l’égard de l’humeur.

Mais si les grandes fortunes sont en général l’œuvre du hasard, et si l’homme n’y contribue qu’en se prêtant aux bassesses et aux fripponneries presque toujours nécessaires pour y parvenir, il faut cependant avouer que l’esprit a quelquefois part à notre élévation. Le premier, par exemple, qui, par l’importunité, s’est fait un protecteur ; celui qui, profitant de l’humeur hautaine d’un homme en place, s’est attiré de ces propos brusques qui déshonorent celui qui les prononce, et le forcent à devenir le protecteur de l’offensé ; celui-là, dis-je, a porté de l’invention et de l’esprit dans sa conduite. Il en est de même du premier qui s’est apperçu qu’il pouvoit, dans la maison des gens en place, se créer la charge de plastron des plaisanteries, et vendre aux grands à tel prix le droit de le mépriser et de s’en moquer.

Quiconque se sert ainsi de la vanité d’autrui pour arriver à ses fins est doué de l’esprit de conduite. L’homme adroit en ce genre marche constamment à son intérêt, mais toujours sous l’abri de l’intérêt d’autrui. Il est très habile, s’il prend, pour arriver au but qu’il se propose, une route qui semble l’en écarter. C’est le moyen d’endormir la jalousie de ses rivaux, qui ne se réveille qu’au moment qu’ils ne peuvent mettre obstacle à ses projets. Que de gens d’esprit, en conséquence, ont joué la folie, se sont donné des ridicules, ont affecté la plus grande médiocrité devant des supérieurs, hélas ! trop faciles à tromper par les gens vils dont le caractere se prête à cette bassesse ! Que d’hommes cependant sont en conséquence parvenus à la plus haute fortune, et devoient réellement y parvenir ! En effet, tous ceux que n’anime point un amour extrême pour la gloire ne peuvent, en fait de mérite, jamais aimer que leurs inférieurs. Ce goût prend sa source dans une vanité commune à tous les hommes. Chacun veut être loué : or, de toutes les louanges, la plus flatteuse sans contredit est celle qui nous prouve le plus évidemment notre excellence. Quelle reconnoissance ne doit-on pas à ceux qui nous découvrent des défauts qui, sans nous être nuisibles, nous assurent de notre supériorité ! De toutes les flatteries cette flatterie est la plus adroite. À la cour même d’Alexandre, il étoit dangereux de paroître trop grand homme. « Mon fils, fais-toi petit devant Alexandre », disoit Parménion à Philotas : « ménage-lui quelquefois le plaisir de te reprendre ; et souviens-toi que c’est à ton infériorité apparente que tu devras son amitié ». Que d’Alexandres en ce monde portent une haine secrete aux talents supérieurs[1] ! L’homme médiocre est l’homme aimé. « Monsieur, disoit un pere à son fils, vous réussissez dans le monde, et vous vous croyez un grand mérite. Pour humilier votre orgueil, sachez à quelles qualités vous devez ces succès : vous êtes né sans vices, sans vertus, sans caractere ; vos lumieres sont courtes, votre esprit est borné : que de droits, ô mon fils, vous avez à la bienveillance des hommes ! »

Au reste, quelque avantage que procure la médiocrité et quelque accès qu’elle ouvre à la fortune, l’esprit, comme je l’ai dit plus haut, a quelquefois part à notre élévation. Pourquoi donc le public n’a-t-il aucune estime pour cette sorte d’esprit ? C’est, répondrai-je, parce qu’il ignore le détail des manœuvres dont se sert l’intriguant, et ne peut presque jamais savoir si son élévation est l’effet ou de ce qu’on appelle l’esprit de conduite, ou du hasard. D’ailleurs le nombre des idées nécessaires pour faire fortune n’est point immense. Mais, dira-t-on, pour duper les hommes quelle connoissance ne faut-il pas en avoir ! L’intriguant, répondrai-je, connoît parfaitement l’homme dont il a besoin, mais ne connoît point les hommes. Entre l’homme d’intrigue et le philosophe on trouve à cet égard la même différence qu’entre le courier et le géographe. Le premier sait peut-être mieux que M. Danville le sentier le plus court pour gagner Versailles, mais il ne connoît certainement pas la surface du globe comme ce géographe. Qu’un intriguant habile ait à parler en public, qu’on le transporte dans une assemblée de peuple ; il y sera aussi gauche, aussi déplacé, aussi silencieux, que le seroit auprès des grands le génie supérieur qui, jaloux de connoître l’homme de tous les siecles et de tous les pays, dédaigne la connoissance d’un certain homme en particulier. L’intriguant ne connoît donc point les hommes ; et cette connoissance lui seroit inutile. Son objet n’est point de plaire au public, mais à quelques gens puissants, et souvent bornés ; trop d’esprit nuiroit à ce dessein. Pour plaire aux gens médiocres, il faut en général se prêter aux erreurs communes, se conformer aux usages, et ressembler à tout le monde. L’esprit élevé ne peut s’abaisser jusques-là : il aime mieux être la digue qui s’oppose au torrent, dût-il en être renversé, que le rameau léger qui flotte au gré des eaux. D’ailleurs l’homme éclairé, avec quelque adresse qu’il se masque, ne ressemble jamais si exactement à un sot qu’un sot se ressemble à lui-même. On est bien plus sûr de soi lorsqu’on prend que lorsqu’on feint de prendre des erreurs pour des vérités.

Le nombre d’idées que suppose l’esprit de conduite n’a donc que peu d’étendue : mais, en exigeât-il davantage, je dis que le public n’auroit encore aucune sorte d’estime pour cette sorte d’esprit. L’intriguant se fait le centre de la nature ; c’est à son intérêt seul qu’il rapporte tout ; il ne fait rien pour le bien public : s’il parvient aux grandes places, il y jouit de la considération toujours attachée au pouvoir et sur-tout à la crainte qu’il inspire ; mais il ne peut jamais atteindre à la réputation, qu’on doit regarder comme un don de la reconnoissance générale. J’ajouterai même que l’esprit qui le fait parvenir semble tout-à-coup l’abandonner lorsqu’il est parvenu. Il ne s’éleve aux grandes places que pour s’y déshonorer ; parce qu’en effet l’esprit d’intrigue nécessaire pour y parvenir n’a rien de commun avec l’esprit d’étendue, de force et de profondeur nécessaire pour les remplir dignement. D’ailleurs l’esprit de conduite ne s’allie qu’avec une certaine bassesse de caractere qui rend encore l’intriguant méprisable aux yeux du public.

Ce n’est pas qu’on ne puisse à beaucoup d’intrigue unir beaucoup d’élévation d’ame. Qu’à l’exemple de Cromwel un homme veuille monter au trône ; la puissance, l’éclat de la couronne, et les plaisirs attachés à l’empire, peuvent sans doute à ses yeux ennoblir la bassesse de ses menées, puisqu’ils effacent déja l’horreur de ses crimes aux yeux de la postérité qui le place au rang des plus grands hommes : mais que, par une infinité d’intrigues, un homme cherche à s’élever à ces petits postes qui ne peuvent jamais lui mériter, s’il est cité dans l’histoire, que le nom de coquin ou de fripponneau ; je dis qu’un pareil homme se rend méprisable non seulement aux yeux des gens honnêtes, mais encore à ceux des gens éclairés. Il faut être un petit homme pour desirer de petites choses. Quiconque se trouve au-dessus des besoins, sans être par son état porté aux premiers postes, ne peut avoir d’autre besoin que celui de la gloire, et n’a d’autre parti à prendre, s’il est homme d’esprit, que de se montrer toujours vertueux.

L’intriguant doit donc renoncer à l’estime publique. Mais, dira-t-on, il en est bien dédommagé par le bonheur attaché à la grande fortune. L’on se trompe, répondrai-je, si l’on le croit heureux. Le bonheur n’est point l’appanage des grandes places ; il dépend uniquement de l’accord heureux de notre caractere avec l’état et les circonstances dans lesquelles la fortune nous place. Il en est des hommes comme des nations ; les plus heureuses ne sont pas toujours celles qui jouent le plus grand rôle dans l’univers. Quelle nation plus fortunée que la nation suisse ? À l’exemple de ce peuple sage, l’heureux ne bouleverse point le monde par ses intrigues ; content de lui, il s’occupe peu des autres ; il ne se trouve point sur la route de l’ambitieux ; l’étude remplit une partie de ses journées ; il vit peu connu, et c’est l’obscurité de son bonheur qui seul en fait la sûreté. Il n’en est pas ainsi de l’intriguant : on lui vend cher les titres dont on le décore. Que n’exige point un protecteur ! Le sacrifice perpétuel de la volonté des petits est le seul hommage qui le flatte. Semblable à Saturne, à Moloch, à Teutatès, s’il l’osoit, il ne voudroit être honoré que par des sacrifices humains. La peine qu’endure le protégé est un spectacle agréable au protecteur ; ce spectacle l’avertit de sa puissance ; il en conçoit une plus haute idée de lui-même. Aussi n’est-ce qu’à des attitudes gênantes que la plupart des nations ont attaché le signe du respect. Quiconque veut par l’intrigue s’ouvrir le chemin de la fortune doit donc se dévouer aux humiliations. Toujours inquiet, il ne peut d’abord appercevoir le bonheur que dans la perspective d’un avenir incertain ; et c’est de l’espérance, ce rêve consolateur des hommes éveillés et malheureux, qu’il peut attendre sa félicité. Lorsqu’il est parvenu, il a donc essuyé mille dégoûts. C’est pour s’en venger, qu’ordinairement dur et cruel envers les malheureux, il leur refuse son assistance, leur fait un tort de leur misere, la leur reproche, et croit par ce reproche faire regarder son inhumanité comme une justice, et sa fortune comme un mérite. Il ne jouit point à la vérité du plaisir de persuader. Comment s’assurer que la fortune d’un homme est l’effet de cette espece d’esprit que l’on nomme esprit de conduite, sur-tout dans ces pays entièrement despotiques où du plus vil esclave on fait un visir, où les fortunes dépendent de la volonté du prince, et d’un caprice momentané dont lui-même n’apperçoit pas toujours la cause ? Les motifs qui dans ces cas déterminent les sultans sont presque toujours cachés : les historiens ne rapportent que les motifs apparents ; ils ignorent les véritables ; et c’est à cet égard qu’on peut, d’après M. de Fontenelle, assurer que l’histoire n’est qu’une fable convenue.

Dans une comparaison de César et de Pompée, si Balzac dit, en parlant de leur fortune,

L’un en est l’ouvrier, et l’autre en est l’ouvrage,


il faut avouer qu’il est peu de Césars ; et que, dans les gouvernements arbitraires, le hasard est presque l’unique dieu de la fortune. Tout y dépend du moment et des circonstances dans lesquelles on se trouve placé ; et c’est peut-être ce qui dans l’orient a le plus accrédité le dogme de la fatalité. Selon les musulmans, la destinée tient tout sous son empire ; elle met les rois sur le trône, les en chasse, remplit leur regne d’évènements heureux ou malheureux, et fait la félicité ou l’infortune de tous les mortels. Selon eux, la sagesse et la folie, les vices et les vertus d’un homme ne changent rien aux décrets gravés sur les tables de lumiere[2]. C’est pour prouver ce dogme, et montrer qu’en conséquence le plus criminel n’est pas toujours le plus malheureux, et que l’un marche au supplice par la route qui mene l’autre à la fortune, que les Indiens mahométans racontent une fable assez singuliere.

Le besoin, disent-ils, assembla jadis un certain nombre d’hommes dans les déserts de la Tartarie. Privés de tout, dit l’un, nous avons droit à tout. La loi qui nous dépouilla du nécessaire pour augmenter le superflu de quelques rajahs est une loi injuste. Rompons avec l’injustice. Il n’est plus de traité où l’avantage cesse d’être réciproque. Il faut ravir à nos oppresseurs les biens qu’ils nous ont ravis. À ces mots, l’orateur se tait : l’assemblée, en frémissant, applaudit à ce discours : le projet est noble ; on veut l’exécuter. On se divise sur les moyens. Les plus braves se levent les premiers. La force, disent-ils, nous a tout enlevé ; c’est par la force qu’il faut tout recouvrer. Si nos rajahs ont par leurs vexations arraché jusqu’au nécessaire au sujet même qui leur prodigue ses biens, sa vie et ses peines, pourquoi refuser à nos besoins ce que des tyrans permettent à leur injustice ? Aux confins de ces régions, les bachas, par les presents qu’ils exigent, partagent le profit des caravanes ; ils pillent des hommes enchaînés par leur puissance et par la crainte. Moins injustes et plus braves qu’eux, attaquons des hommes armés ; que la valeur en décide, et que nos richesses soient du moins le prix d’une vertu. Nous y avons droit. Le ciel, par le don de la bravoure, désigne ceux qu’il veut arracher aux fers de la tyrannie. Que le laboureur, sans force, sans courage, seme, laboure, recueille ; c’est pour nous qu’il a moissonné.

Ravageons, pillons les nations. Nous y consentons tous, s’écrierent ceux qui, plus spirituels et moins hardis, craignoient de s’exposer aux dangers : mais ne devons rien à la force, et tout à l’imposture. Recevons sans péril des mains de la crédulité ce que peut-être en vain nous tenterions d’arracher par la force. Revêtons-nous du nom et de l’habit de bonzes ou de bramines, et parcourons la terre ; nous la verrons, empressée, fournir à nos besoins, et même à nos plaisirs secrets.

Ce parti parut lâche et bas aux ames fieres et courageuses. Divisée d’opinion, l’assemblée se sépare. Les uns se répandent dans l’Inde, le Thibet et les confins de la Chine. Leur front est austere, et leur corps macéré. Ils en imposent aux peuples, les enseignent, les persuadent, divisent les familles, font déshériter les enfants, s’en appliquent les biens. On leur cede des terreins, on y construit des temples, on y attache des revenus. Ils empruntent le bras du puissant pour plier l’homme éclairé au joug de la superstition. Ils soumettent enfin tous les esprits, en tenant le sceptre soigneusement caché sous les haillons de la misere et les cendres de la pénitence.

Pendant ce temps leurs anciens et braves compagnons, retirés dans les déserts, surprennent les caravanes, les attaquent à main armée, les pillent, et partagent entre eux le butin. Un jour, où sans doute le combat n’avoit point tourné à leur avantage, on saisit un de ces brigands, on le conduit à la ville la plus prochaine, on dresse l’échafaud, on le mene au supplice. Il y marchoit d’un pas assuré, lorsqu’il trouve sur son passage, et reconnoît sous l’habit de bramine, un de ceux qui s’étoient séparés de lui dans le désert. Le peuple, avec respect, entouroit le bramine, et le portoit dans sa pagode. Le brigand s’arrête à son aspect : Dieux justes ! s’écrie-t-il ; égaux en crimes, quelle différence entre nos destinées ! Que dis-je ? égaux en crimes ! En un jour, il a, sans crainte, sans danger, sans courage, plus fait gémir de veuves et d’orphelins, plus enlevé de richesses à l’empire, que je n’en ai pillé dans le cours de ma vie. Il eut toujours deux vices plus que moi, la lâcheté et l’imposture. Cependant l’on me traite de scélérat, on l’honore comme un saint ; l’on me traîne à l’échafaud, on le porte dans sa pagode ; l’on m’empale, on l’adore.

C’est ainsi que les indiens prouvent qu’il n’y a qu’heur et malheur en ce monde.


  1. Tout le monde sait ce trait d’un courtisan d’Emmanuel de Portugal. Il est chargé de faire une dépêche : le prince en compose une sur le même sujet, compare les dépêches, trouve celle du courtisan la meilleure ; il le lui dit. Le courtisan ne lui répond que par une profonde révérence, et court prendre congé du meilleur de ses amis : « Il n’y a plus rien à faire pour moi à la cour, lui dit-il ; le roi sait que j’ai plus d’esprit que lui. »
  2. Les musulmans croient que tout ce qui doit arriver jusqu’à la fin du monde est écrit sur une table de lumiere appelée louh, avec une plume de feu appelée calam-azer ; et l’écriture qui est au-dessus se nomme caza ou cadar, c’est-à-dire la prédestination inévitable.