De la Commune à l’anarchie/Chap. XIII

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Stock, éditeur (p. 195-206).


CHAPITRE XIII


RETOUR À LA CIVILISATION.


À la fin d’octobre, le steamer Le Havilah nous prit à son bord, après avoir débarqué mon remplaçant Hyvernault. Nous quittâmes, non sans quelque émotion, ce paradis sauvage devenu un coupe-gorge.

L’insurrection avait repris et rugissait plus que jamais. Un mois après la mort d’Ataï, les Canaques de Muéo et de la Poya, massacraient le riche éleveur Houdaille, divers colons, libérés et Chinois et même le chef indigène Mavimoin, coupable de sympathies pour les blancs. Aussitôt après, toute la région, demeurée jusqu’alors paisible, se souleva et le pénitencier agricole de Bourail se trouva, pendant six ou sept semaines, littéralement bloqué. Sans doute, des insurgés de la première heure, réfugiés chez leurs frères du nord, avaient communiqué à ceux-ci leur haine de la domination européenne. Ah ! s’ils s’étaient révoltés ensemble, à la même heure ! Pauvre Ataï !

Aux établissements miniers du Diahot, la population, assez nombreuse cependant pour se défendre, avait été saisie d’une telle panique que le gouverneur avait dû y établir un poste de soixante-quinze soldats. Cela ne rassurait qu’incomplètement les résidents anglais qui, à la moindre alerte, allaient se tapir dans une mine, à l’entrée de laquelle ils avaient braqué un bizarre canon, fondu avec des boîtes de conserves. Un jour, il y eut grand émoi et grande bousculade dans le souterrain : on venait d’annoncer l’approche de deux cents guerriers, traversant la rivière. Information prise, il se trouva que ce n’étaient que quelques popinés ramassant pour leur dîner, des sauterelles, plus abondantes en ce pays que les pièces de cent sous.

Notre retour au chef-lieu produisit parmi nos amis une véritable sensation : on nous considérait un peu comme des ressuscités. À Nouméa, aussi, les craintes avaient été vives, les fuyards de Bouloupari ayant encore exagéré la situation déjà fort grave.

— « Ils sont au quatrième kilomètre ! Ils sont à Montravel ! » (c’est-à-dire dans la ville même), s’écriaient les alarmistes. En réalité, les insurgés s’arrêtèrent, et ce fut leur tort, à dix bonnes lieues de Nouméa.

La première mesure prise avait été de réunir tous les indigènes travaillant chez les citadins et de les diriger sur l’île Nou, la seconde d’autoriser la formation de corps francs. Les déportés qui, deux mois durant, avaient combattu cent mille réguliers versaillais, eurent sous les yeux le réjouissant spectacle d’une caricature de garde nationale, commandée par des Tartarins tremblant de leur ombre et empêtrés dans leur ferraille. Quelques détachements de cavaliers, comme ceux de M. de Greslan, se montrèrent, toutefois de précieux mais cruels auxiliaires. Il serait injuste d’oublier les déportés arabes qui, avec l’espoir d’une grâce, formèrent un petit corps équestre d’intrépides guerriers. Leur attitude était blâmable, mais leur bravoure superbe : l’un d’eux, Baschir, armé simplement d’un long fouet, traversait, seul, au galop, des bandes d’insurgés qu’il stupéfiait ou faisait fuir. Tant de zèle ne leur servit point : le gouvernement, qui les avait proscrits pour les dépouiller, utilisa leurs services… et les laissa exilés.

Le boulanger marseillais Étienne, brave démocrate condamné à mort avec Crémieux et commué à la déportation, se chargea de nous remettre au courant de la vie normale. Qui pourrait nier l’influence du milieu ? Nous revenons au bout de deux ans et demi écoulés en pays noir, passablement déshabitués des us et coutumes qui font la gloire de monsieur Joseph Prudhomme. Je me sentais le cerveau vide et la langue épaisse, hésitant dans les phrases les moins compliquées et sur les questions les plus courantes, au point de me demander parfois s’il convenait de dire « le pain » ou « la pain », « la hache » ou «  l’hache »… comme un policier, et si la légendaire bourrique à Robespierre n’était point contemporaine du maréchal Lannes.

Cependant, l’insurrection suivait son cours. L’administration avait dû prendre une grande mesure : armer les transportés ; les plus importants de ces nouveaux auxiliaires furent les forçats politiques, détachés à Canala, qui, l’ex-membre de la Commune Amouroux en tête, offrirent d’eux-mêmes leurs services au gouvernement leur geôlier. Les vaincus de 71 étaient patriotes ! Beaucoup, parmi les déportés, estimèrent que ce n’était pas le rôle de leurs camarades d’aller combattre des insurgés et que, si dure que fût la vie du bagne, l’espoir d’une grâce ne devait pas amener de telles compromissions. Amouroux, ambitieux et travailleur, était un de ces bilieux, de physique maladif mais d’esprit tenace, qui veulent arriver et qui arrivent. La mort l’a surpris, cinq ans plus tard député de la Loire-Inférieure. Lui et ses camarades, en attendant mieux, gagnèrent à leur zèle une liberté relative et le port d’un large col rabattu de toile bleue, les distinguant des forçats de droit commun. Rendons-leur cette justice, de tous les belligérants, ils furent les plus humains : une fois les grandes luttes passées, ils cherchèrent bien moins à exterminer qu’à faire des prisonniers et à provoquer la soumission des débris de tribus traqués dans la chaîne centrale.

Beaucoup, jusqu’à cette époque terrible, avaient cru l’anthropophagie complètement disparue des mœurs néo-calédoniennes : on vit qu’il n’en était rien. De temps à autre, on découvrait cachés sous les buissons des paniers remplis de viande humaine cuite et désossée.

Les instincts ataviques, difficilement comprimés, se réveillaient.

Après tout, on l’a dit bien des fois : le mal est-il plus grand à manger ceux qui sont morts qu’à tuer ceux qui ne veulent pas mourir ?

La manière intelligente dont les Canaques préparent le mets cher aux émules de Malakiné, doit du reste, leur faire pardonner cet excès gastronomique.

Au lieu de le gâter par des combinaisons suspectes, ils lui conservent son arôme naturel en le faisant simplement cuire au four. Le procédé est des plus simples ; un trou dans le sol est chauffé avec des cailloux rougis, après quoi, on y dépose le corps, découpé en quartiers et coquettement empaqueté dans de larges feuilles de bananier ; puis, on recouvre. Au bout d’une heure ou deux selon la qualité de la viande et l’âge du sujet, on déterre et on sert. Une rosée tout à fait appétissante perle sur le rôti fumant qu’on peut compléter de monceaux d’ignames ou de bananes cuites de la même façon.

L’insurrection de 1875 donna aux vieux Canaques l’occasion de communiquer à la jeune génération leurs petits talents culinaires. Parmi les pauvres diables qui firent les frais de ces balthazars, fut un marin bien connu sur la côte, le père Marianne qui, avec l’équipage de trois petits caboteurs lui appartenant, tomba sous le casse-tête d’abord, puis sous la dent des anthropophages. Chargés de ravitailler une colonne de troupes qui opérait entre Bourail et Koné, ils furent surpris, à quelques brasses seulement de la côte, abordés et massacrés jusqu’au dernier. Lorsque, deux jours après, les soldats affamés, battant les marécages du littoral, à la recherche de leurs ravitailleurs, arrivèrent sur les lieux, ils trouvèrent des paniers indigènes remplis de viande. Un militaire qui ne sentait plus son estomac, avait déjà attaqué à belles dents ces comestibles providentiels, lorsqu’un de ses camarades accourut tenant un membre humain. À cette vue, le mangeur vomit et s’évanouit.

Antérieurement à la révolte d’Ataï, le chiffre total des bureaux télégraphiques, grands et petits, existant dans la colonie, n’était que de dix-huit : les nécessités firent considérablement augmenter ce nombre. Certains étaient fort exposés : à Thiô, l’attitude des Canaques contraignit le gérant du télégraphe, ainsi que la population presque entière à se retirer en hâte sur Canala. Seul, le mercanti Lacombe et deux vieux durs-à-cuire, qui ne voulaient pas abandonner leurs pénates demeurèrent, patrouillant, dans la journée, d’une habitation à l’autre et, la nuit, allant coucher dans un îlot où ils faisaient bonne garde.

De toutes les tribus qui jouèrent un rôle dans cette guerre, celles de Thio se montrèrent les plus méprisables et la responsabilité en remonte à un missionnaire, leur directeur spirituel, le père Morris. Ce fut lui, politique subtil et sans scrupules, qui, par l’intermédiaire de ses Canaques catholiques, incita les païens de l’intérieur à se ruer sur les poupoualés. Ne fallait-il pas à tout prix discréditer l’administration d’Olry ? Les Thios égorgèrent et pillèrent à Bouloupari, menacèrent la population blanche de leur localité, forcèrent les habitations des fugitifs, puis, se tinrent cauteleusement sur l’expectative.

Quand ils virent de quel côté tournerait la chance et surtout lorsqu’un détachement de vingt-deux fantassins de marine, sous les ordres du sous-lieutenant de Lestang-Parade, eut occupé la localité, ils offrirent leurs services aux étrangers. Depuis ce moment, commandés par leur chef de guerre Simon, ils marchèrent contre les révoltés de l’Aoui que dirigeaient le brave chef Judano et Cham. Ce dernier, un peu l’enfant adoptif des gendarmes, enseignait à ses compatriotes le maniement des armes que lui avaient appris ses anciens amis.

Ma mère, qui craignait peu pour elle-même, tremblait que je ne fusse renvoyé sur le théâtre de la lutte. Ses appréhensions jointes au souvenir des luttes passées, contribuèrent à lui porter le coup fatal à une époque de la vie féminine où toute forte secousse est dangereuse. Nous éprouvâmes la plus grande de toutes nos douleurs et je me promis plus que jamais, devant le cercueil de cette chère morte, de tirer vengeance des proscripteurs. Le sentiment, seul, parlait alors en moi ; plus tard, la réflexion et l’étude me firent étendre ma haine des oppresseurs aux institutions, les plus grandes coupables.

L’enterrement de ma mère fut religieux. Élevée dans une famille mi-aristocratique, mi-bourgeoise, elle avait conservé ses croyances spiritualistes et, sans s’inféoder à la lettre ou même à l’esprit étroit du dogme, elle avait exprimé bien des fois le désir d’être enterrée comme l’avaient été tous ses ascendants. Au nom de la liberté, mon père et moi nous inclinâmes et le cercueil, accompagné quand même par nos amis d’exil, entra à l’église. Est-il besoin de dire que l’anarchiste d’aujourd’hui ne regrette pas ce respect témoigné non à un culte ennemi, mais à un sentiment et une volonté ?

Quelques jours après, Louise Michel, que nous ne connaissions pas, arriva droit chez nous de la presqu’île Ducos. Après sept années passées dans les vallées de Numbo et Tindu, la vaillante révolutionnaire était autorisée, ainsi que plusieurs blindés (pittoresque surnom des condamnée à la déportation dans une enceinte fortifiée), à résider au chef-lieu. Elle nous apportait une lettre et des nouvelles de Mabille.

L’exil prolongé n’avait pas abattu le stoïcisme de ce vieux lutteur, habitué à souffrir pour cette république dont tant de rastaquouères vivent grassement. Du reste, les nouvelles de France étaient favorables et quand on apprit que Mac-Mahon, poussé de plus en plus à gauche, malgré ses résistances désespérées, avait fini par se démettre après s’être soumis, tout le monde se dit : « L’amnistie n’est pas loin. »

Une détente, très sensible se produisit alors : non seulement les commerçants, mais même les fonctionnaires regardaient les déportés d’un œil tout différent. Les seconds, se dépouillant de leur morgue passée, recherchaient les occasions de se montrer aimables envers leurs anciennes victimes, susceptibles de se transformer en maîtres. Ô roue de la fortune qui, sans cesse, élèves les uns pour abaisser les autres, tout en laissant subsister même inégalité et mêmes abus !

Le gouverneur, animé de sincères velléités libérales, profita de ce moment pour desserrer un peu les liens qui meurtrissaient la colonie. Un conseil communal élu au suffrage presque universel (les résidants français et libres ne formant qu’une partie de la population), remplaça à Nouméa le grotesque conseil privé, tandis que, dans l’intérieur, des commissions municipales venaient mettre un frein à l’autocratie des chefs d’arrondissements militaires.

Une presse indépendante avait surgi. Locamus, ex-commis de marine, en rupture d’administration pour cause de radicalisme, s’était réveillé pamphlétaire et, dans la Revue illustrée, menait une campagne acerbe contre les satrapes locaux, stupéfaits de telle irrévérence. Avertissements, suspensions, suppressions pleuvaient dru sur l’audacieux folliculaire qui, sans s’intimider, changeait le titre de son journal et continuait la lutte au grand plaisir de la population, vengée enfin de son long bâillonnement. Le plus malmené de ces fonctionnaires jusque-là inattaquables, fut le directeur des postes Signorio, un Corse de vieille roche, qui conservait pendant quatre ans dans la boîte administrative, véritable oubliette, des lettres venues de France. Il y eut, lorsque le fait fut connu, d’assez vives réclamations, plus encore de gorges-chaudes, et ce chef de service, que ne protégeait plus son bonapartisme clérical, dut dire adieu à la colonie qui eut l’ingratitude de s’en montrer enchantée. « Errare postalum est, sed perseverare signoricum », avait écrit Locamus : signorifisme devint par toute l’île synonyme de philosophie insouciante et gaie.

Louise Michel, confinée, pendant si longtemps dans l’étroit périmètre de la presqu’île Ducos, s’était éprise des sauvages, dont elle avait pu voir près d’elle quelques beaux échantillons. L’un d’eux, Daoumi, auquel elle avait eu la patience d’apprendre à lire, lui avait, en échange, communiqué d’intéressants détails sur cette vie primitive, dans laquelle notre amie eût voulu s’ensevelir, loin des dirigeants et des exploiteurs. Bien des années après, nous eûmes grand’peine, mon père et moi, à la dissuader de retourner d’Europe en Nouvelle-Calédonie, ouvrir, dans la brousse, des écoles pour les petits Canaques. Ce que les missionnaires l’eussent vite fait disparaître !

De mon côté, j’étais rentré au chef-lieu les poches bourrées de notes écrites et l’esprit saturé d’observations.

Je livrai le tout à Louise, dont l’érudition encyclopédique s’augmenta dès lors de trois ou quatre dialectes qui, dans une génération n’existeront vraisemblablement plus qu’à l’état de souvenirs. La bravoure de cette ancienne institutrice n’avait d’égale que son inépuisable générosité, car, bien des fois, elle se privait de repas pour donner aux quémandeurs les moins intéressants : elle me proposa un jour une exploration pédestre, à deux, le long de ce littoral où, pendant longtemps, les voyageurs n’osèrent s’aventurer.

Mais les humains proposent et les événements disposent : je fus brusquement rappelé du rêve à la réalité par ma nomination à la gérance du bureau de Thio, tandis que Louise était enchaînée à Nouméa par des leçons… gratuites pour la plupart.

Muni, cette fois, d’un revolver qui fonctionnait, je dis adieu à nos amis déportés que je ne devais plus revoir sur le sol néo-calédonien, et m’embarquai à bord de la Dives, le 21 avril 1879.

J’avais été charitablement prévenu qu’il me faudrait déployer dans mon nouveau poste à la fois beaucoup d’adresse et de résolution. Les indigènes n’étaient plus à craindre, mais j’allais me trouver en contact avec un officier fort mal disposé à l’égard des pékins et un missionnaire digne d’être né au temps de Machiavel et… des Borgia.

J’avais l’habitude des conflits avec l’autorité militaire et, à Nouméa, avais repris des forces pour la lutte. D’ailleurs, il était rare que le galonné cherchât à se mettre à dos consécutivement plusieurs fonctionnaires civils, car, alors sa réputation de mauvais coucheur, une fois établie, eût pu lui nuire pour l’avancement.

De Lestang-Parade et tous ses successeurs se montrèrent, je dois le dire, fort aimables vis-à-vis de moi.

Quant au père Morris, je le connaissais longuement de réputation. Le souci du maintien de son autorité sur son noir troupeau le rendait haineux de ses compatriotes : me promenant avec deux autres Européens, je l’ai entendu qui, prêchant dans une case et ne soupçonnant pas notre approche, exhortait ses ouailles à mépriser les avances des blancs et décliner toutes relations avec eux. Mais cela n’est rien : pendant l’insurrection, des Canaques de sa mission avaient empoisonné une source à l’intention des marins et des soldats. La Vire, sous les ordres du commandant Rivière, étant au mouillage, quelques hommes, descendus à terre, se dirigèrent de ce côté : ils allaient boire, lorsque certains indices éveillèrent leur suspicion. Les Canaques firent des aveux et leur directeur spirituel interrogé, bredouilla qu’il savait bien la chose, mais que, l’ayant apprise en confession, il ne s’était pas cru le droit de crier « gare ! » à ses compatriotes. Sans la crainte de déchaîner dans les jambes du nouveau gouverneur toute la meute cléricale, Rivière eût fait fusiller le révérend comme un chien.

Tel était le personnage cauteleux et redoutable, qui exerçait à Thio une domination voilée mais réelle. J’aurai occasion de reparler de lui, notamment à propos de la mort du grand chef Kary, victime de sa persistance à ne pas se laisser baptiser.

Vingt-quatre heures après avoir quitté le port de Nouméa, la Dives fit relâche à l’île Lifou, bloc de corail surgi de la mer et recouvert d’une mince couche d’humus où a poussé cependant une forêt. Deux missions, l’une catholique, l’autre protestante, s’y disputent la prééminence spirituelle et commerciale, la direction des âmes se complétant par la vente de cassonade, ferraille et calicot.

J’avais mis pied à terre, mais je ne me sentais attiré ni par l’homme de la Bible, ni par l’homme de l’Évangile : après un coup d’œil sommaire sur la mission et la tribu voisine, j’allai visiter les grottes qui font la réputation de cette île minuscule, simple atome perdu sur l’immensité bleue du Pacifique.

Ces grottes sont au nombre de deux : l’une remarquable par ses stalactites et ses colonnades, parmi lesquelles tournaient, dès l’apparition d’une lumière, des nuées de gigantesques chauves-souris. L’autre, beaucoup plus grande, semblait, par les spirales d’un escalier naturel, s’enfoncer dans les abîmes souterrains : je m’y engouffrai, accompagné d’un guide et muni d’une torche dont le reflet endiamantait les cristallisations du roc. Ulysse, Télémaque, Énée et tous les personnages antiques qui, de leur vivant, descendirent aux enfers, ne virent certainement pas décor plus imposant. À la limite inférieure de la grotte s’étendait une mince nappe d’eau salée : nous étions au niveau de la mer qui s’infiltrait à travers les masses calcaires.

Le soir même, la Dives leva l’ancre et, le lendemain, je débarquai à mon nouveau poste, le dernier !