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Dictionnaire administratif et historique des rues de Paris et de ses monuments/Lowendal (avenue de)

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Lowendal (avenue de).

Commence à l’avenue de Tourville ; finit aux chemins de ronde des barrières des Paillassons et de l’École-Militaire. Le dernier impair est 27 ; le dernier pair, 10 ; ce côté est en grande partie bordé par les bâtiments de l’École-Militaire. Sa longueur est de 812 m. — 10e arrondissement, quartier des Invalides.

Cette avenue a été formée vers 1770. Jusqu’en 1838, la partie qui s’étend de l’avenue de Tourville à la place de Fontenoi porta le nom de Boufflers, en mémoire de Louis-François duc de Boufflers, pair et maréchal de France, né en 1644, mort à Fontainebleau en 1711. — En vertu de la loi du 19 mars 1838, l’avenue de Lowendal a été cédée par l’État à la ville de Paris. Suivant le plan annexé à cette loi, l’avenue de Boufflers est confondue dans l’avenue de Lowendal. — Conduite d’eau entre la place de Fontenoi et l’avenue Suffren.

Ulric-Frédéric Woldemar de Lowendal naquit à Hambourg en 1700. Son père étant tombé en disgrâce se réfugia en Saxe. Le jeune Lowendal voulut suivre la carrière des armes et se distingua dans les rangs de l’armée impériale. À Peterwaradin, à Belgrade, il attira sur lui les regards du prince Eugène. Après une expédition glorieuse qu’il fit en Sicile, il fut nommé officier général. Le maréchal de Saxe, son ami d’enfance, l’engagea bientôt à venir en France, et lui fit donner le grade de lieutenant-général. À Fontenoi, Lowendal commandait une division, et décida du succès de la bataille en venant tout-à-coup se joindre à la maison du roi, au moment où elle exécutait cette charge si brillante qui fit reculer les ennemis. Lowendal recueillit les fruits de la victoire, en s’emparant des villes d’Oudenarde, d’Ostende et de Nieuport. La campagne qui suivit ne fut pas moins heureuse pour ce général, qui enleva par un coup de main hardi l’importante place de Berg-op-Zoom. Le bâton de maréchal fut la récompense de son courage. Il concourut cette même année à la prise de Maëstricht, et le traité d’Aix-la-Chapelle, conclu en 1748, lui permit de goûteur quelques années de repos. Lowendal mourut à Paris le 27 mai 1755.