Dictionnaire de l’administration française/ALMANACH NATIONAL

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ALMANACH NATIONAL. 1. L’Almanach officiel de la France, aujourd’hui composé d’environ 80 feuilles in-8°, en avait à peine 3 à son origine qui remonte à 1686 ; c’était alors un simple calendrier. Présenté à Louis XIV en 1699 par Laurent d’Houry, il reçut le titre d’Almanach royal qu’il échangea, en 1793, contre celui d’Almanach national. L’Almanach impérial lui succéda en 1805. À la chute de l’empire, la même publication fut continuée après une interruption d’une année avec son ancien titre d’Almanach royal, qu’elle conserva jusqu’au 24 février 1848. La révolution de février mit les éditeurs dans l’impossibilité de faire paraître leur publication en 1848 ; ce n’est qu’en 1850 qu’ils purent la reprendre avec le triple millésime de 1848-1849-1850 et le titre d’Almanach national, sous lequel elle parut également en 1851 et 1852. L’avénement de l’empire rendit au livre le titre d’Almanach impérial qu’il conserva jusqu’en 1870 ; puis, après une interruption en 1871, la publication reparut en 1872 avec le double millésime de 1871-1872 et le titre d’Almanach national.

2. L’almanach constitue une propriété créée par des priviléges successivement confirmés. Il resta jusqu’en 1794 dans la famille d’Houry, appartint jusqu’en 1821 au sieur Testu, qui le transmit à cette époque à la famille Guyot ; depuis 1867, MM. Berger-Levrault et Cie en ont acquis la propriété.

3. Les épreuves des différents services qui figurent dans l’almanach sont corrigées dans les administrations respectives, sur l’invitation du Gouvernement qui se réserve de donner le bon à tirer définitif. Le premier exemplaire de l’édition annuelle est présenté au chef de l’État par les éditeurs.

4. L’almanach se divise en 4 parties principales comprenant : la 1re, la généalogie des familles souveraines, les Présidents de Républiques, le corps diplomatique et les cabinets étrangers ;

La 2e, la maison du chef de l’État, le conseil des ministres, les grands corps de l’État ;

La 3e partie, l’administration générale, les ministères et les services extérieurs qui y ressortissent, la Légion d’honneur, le clergé, l’organisation judiciaire, l’instruction publique, l’administration départementale, l’armée de terre et de mer, l’Algérie et les colonies, l’Institut, les grands établissements financiers ;

La 4e partie comprend l’administration du département de la Seine et de Paris, la préfecture de police, le clergé et les services judiciaires, financiers, de l’instruction publique, etc., du département de la Seine.

Il existe dans la plupart des États de l’Europe, des publications semblables à l’Almanach national français.