Dictionnaire infernal/6e éd., 1863/Aruspices

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Henri Plon (p. 54).
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Aruspices, devins du paganisme, dont l’art se nommait aruspicine. Ils examinaient les entrailles des victimes pour en tirer des présages ; il fallait être de bonne maison pour exercer cette espèce de sacerdoce. Ils prédisaient 1opar la simple inspection des victimes vivantes ; 2o par l’état de leurs entrailles après qu’elles étaient ouvertes ; 3o par la flamme qui s’élevait de leurs chairs brûlées. — La victime qu’il fallait amener avec violence, ou qui s’échappait de l’autel, donnait des présages sinistres ; le cœur maigre, le foie double ou enveloppé d’une double tunique, et surtout l’absence du cœur ou du foie, annonçaient de grands maux. On croirait que les aruspices étaient habiles dans l’art d’escamoter, car le cœur manqua aux deux bœufs immolés le jour où l’on assassina César.

C’était mauvais signe quand la flamme ne s’élevait pas avec force et n’était pas transparente et pure ; et si la queue de la bête se courbait en brûlant, elle menaçait de grandes difficultés dans les affaires. Voy. Hépatoscopie.