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Dictionnaire universel d’histoire et de géographie Bouillet Chassang/Lettre X

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Lettre W
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Dictionnaire universel d’histoire et de géographie Bouillet Chassang, 1878
Lettre X, pages 2021 à 2024

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X

XAINTRAILLES (Jean POTON, seigneur de), vaillant capitaine français, entra au service en 1419, contribua à la victoire de Patay (1429), y fit prisonnier le général anglais Talbot, qu’il renvoya sans rançon, fut lui-même pris peu après et traité avec la même générosité, aida Charles VII à expulser les Anglais, fut fait maréchal de France en 1454, et mourut à Bordeaux en 1461. Il était l’ami et le compagnon d’armes de Lahire.

XALAPA, v. du Mexique. V. JALAPA.

XALISCO (État de), un des États du Mexique, au centre, a pour bornes les États de Durango au N., de Sonora au N.O., de Zacatecas au N.E., de


Guanaxuato à l’E., de Méchoacan au S.E. et le Grand Océan à l’O. ; 600 kil. sur 450 ; env. 800 000 h. ; ch.-l., Guadalaxara. Côtes sinueuses ; montagnes au N. (la cordillère d’Anahuac, qui contient plusieurs volcans ; vastes forêts ; climat chaud et malsain, peu de rivières ; sol néanmoins fertile, pâturages excellents. – Cet État, tire son nom d’une ville de Xalisco, sur le Grand Océan, qui était jadis la. capit. d’un royaume mexicain de même nom.

XALON, Salo ou Bilbilis, riv. d’Espagne (Saragosse), naît dans la prov. de Soria, reçoit la Xiloca près de Calatayud, traverse la prov. de Saragosse et s’unit à l’Èbre près d’Alagon, après un cours de 130 kil.

XANTEN ou SANTEN, Colonia trajana, Castra vetera ? v. des Élats prussiens (Prov. Rhénane), près de la r. g. du Rhin, à 11 kil. O. de Wesel et à 51 k. N. O. de Dusseldorf ; 3500 h. Belle église, dédiée à S. Victor (qui y subit le martyre). Épingles, étoffes de soie, drap, rubans ; tanneries. Patrie de Siegfried, un des héros des Niebelungen, et de S. Norbert, fondateur de l’ordre des Prémontrés. On voit près de la ville les ruines d’un amphithéâtre de l’anc. Vetera castra. — Cette ville fut prise par les Français en 1672. Il y fut conclu en 1614 un traité qui mit fin à la guerre de la succession de Juliers.

XANTHE (le), riv. de la Troade. Voy. SCAMANDRE.

xanthe, auj. Eksenidé ou Kounik, v. de Lycie, sur une riv. de même nom, fut prise et ruinée par Harpage, général de Cyrus en 564, après une résistance désespérée. Patrie du philosophe Proclus.

XANTHIPPE, Xanthippus, général athénien, remplaça Thémistocle après l’expédition de Paros eut part, avec le Spartiate Leotychide, à la bataille de Mycale (479), prit Sestos et ravagea la Chersonèse. Périclès était son fils. — Officier lacédémonien à la solde de Carthage, prit le commandement des auxiliaires carthaginois contre les Romains en 25 av. J.-C., battit Régulus à Tunes (auj. Tunis) et le fit prisonnier. Il périt au retour de cette expédition.

XANTHIPPE, Xanthippe, femme de Socrate, d’humeur acariâtre et impérieuse, mit souvent à l’épreuve la patience de son époux. Néanmoins elle témoigna la plus vive douleur de sa mort.

XANTHUS de Lydie, un des plus anciens historiens ou logographes grecs, avait rédigé les Lydiaques ou Histoire de Lydie, en 4 liv., dont il ne reste que quelques fragments (dans les Historicorum græcorum antiquissimorum fragmenta, de Creuzer, 1806, et dans la collection Didot, 1841). Les uns le placent au VIe s. av. J.-C., les autres, avec plus de probabilité, au Ve s., peu avant Hérodote.

XATIVA ou jativa, V. d’Espagne. V. SAN-FELIPE.

XAVIER (s. françoisS.). V. FRANÇOIS-XAVIER.

XÉNIL ou GÉNIL, riv. d’Espagne, sort de la Sierra-Nevada, arrose Grenade, Loja, Ecija, et se jette dans le Guadalquivir, par la r. g., près de Palma, après un cours de 225 kil.

XÉNOCRATE, philosophe grec, né à Chalcédoine vers 406 av. J.-C., fut un des disciples les plus assidus de Platon, et dirigea l’Académie après Speusippe ; il enseigna pendant 25 ans et mourut vers 314, à 92 ans. Il tenta de concilier la doctrine de Platon avec le pythagorisme. Il laissa, entre autres ouvrages, des traités de l’Art de régner, de la Philo­sophie, de la Nature, des Richesses, qui tous sont perdus. Il est célèbre par ses vertus, son désintéressement et surtout par sa continence : il refusa les présents d’Alexandre et sut résister aux séductions de Phryné. Son caractère trop austère faisait dire à Platon qu’il avait besoin de sacrifier aux Grâces.

XÉNOPHANE, philosophe grec, né vers l’an 617 av. J.-C., à Colophon dans l’Asie-Mineure, parcourut la Sicile et l’Italie, exerçant pour vivre le métier de rhapsode, se fixa dans sa vieillesse à Élée (vers 536), et y mourut, âgé, dit-on, de 100 ans. Il fut la chef d’une secte qui est devenue célèbre sous le nom d’École éléatique, et fonda le système vulgairement connu sous le nom de Panthéisme. Il réduisait tout à une unité absolue, qu’il identifiait avec Dieu même, et niait la pluralité, le changement. Cependant il joignait à ces spéculations toutes métaphysiques une doctrine physique, dans laquelle, raisonnant d’après les apparences, il faisait sortir le monde de deux éléments, la terre et l’eau, ou, selon d’autres, d’un seul, la terre. Selon lui, les astres ne sont que des nuages condensés, la terre un cône tronqué dont la base se perd dans l’infini, le soleil, un feu qui s’allume tous les matins et s’éteint périodiquement, etc. Xénophane avait composé plusieurs ouvrages en vers qui ne nous sont point parvenus, entre autres un poème de la Na-


ture, où il exposait sa philosophie ; il ne reste de lui que quelques fragments, recueillis par Brandis (dans ses Commentationes eleaticæ, Altona, 1813), et par Karsten (Philosophorum græc. reliquiæ, Amst. 1830). On trouve dans Aristote un petit traité De Xenophane, Zenone et Gorgia.

XÉNOPHON, général, philosophe et historien grec fils de Gryllus naquit en Attique vers 445 av. J.-C., devint dès l'âge de 16 ans disciple de Socrate, qui lui sauva la vie à la bataille de Délium (424), continua à servir tant dans la guerre du Péloponèse que parmi les mercenaires que Cléarque conduisait à la suite du jeune Cyrus contre Artaxerce Mnémon (401), prit le commandement de ce corps après la mort de Cléarque, et opéra la fameuse retraite des Dix-Mille (des rives du Tigre à Chrysopolis), aida ensuite le roi thrace Seuthès à remonter sur le trône, et conduisit les restes des Dix-Mille en Ionie, où ils entrèrent au service de Sparte ; se lia étroitement avec Agésilas, roi de Sparte, ce qui le fit bannir par ses concitoyens (394) ; resta dès lors auprès de ce prince et l’accompagna même à la bataille de Coronée, à laquelle il eut le tort de prendre part, combattant dans les rangs de l’armée spartiate contre ses propres compatriotes. Il s’établit depuis à Scillonte en Élide avec sa femme et ses enfants : il resta 24 ans dans cette retraite, et se réfugia à Corinthe lors de l’invasion de la Laconie par les Éléens (368). Il fut l’année suivante rappelé de son exil, mais il ne rentra pas à Athènes et mourut à Corinthe, vers 355 av. J.-C. Ses ouvrages se distinguent en 4 classes : 1° ouvrages historiques : les Helléniques (suite de l’Histoire de la Grèce de Thucydide, conduisant jusqu’à la bat. de Mantinée, 363), l’Anabase (ou Retraite des Dix-Mille) son chef-d’œuvre, l’Éloge d’Agésilas, la Cyropedie ou l’Enfance de Cyrus, en 8 liv., ouvrage qui est un roman moral plutôt qu’une histoire, et où il a pour but de tracer l’idéal du conquérant et du fondateur d’empire ; 2° politique : les Républiques de Sparte et d’Athènes, les Revenus de l’Attique ; 3° instruction militaire : l’Hipparchique ou le Maître de la Cavalerie, l’Équitation, les Cynégétiques ou la Chasse ; 4° philosophie : le Banquet, l’Économique ou l’Art d’ordonner une maison, ouvrage fort estimé de Cicéron, qui l’avait traduit ; Hiéron ou les Devoirs d’un roi ; les Entretiens mémorables de Socrate et l’Apologie de ce philosophe. C’est Xénophon qui publia l’Histoire de Thucydide, restée inconnue jusqu’à lui. Le style de cet écrivain, d’une élégance et d’une douceur exquises, lui a valu le surnom d’abeille attique ; cependant il est quelquefois diffus et languissant. Comme historien, on reproche à Xénophon des lacunes et de la partialité, surtout en faveur des Spartiates. Comme philosophe, il est l’interprète le plus fidèle des doctrines de Socrate. Les meilleures éditions de Xénophon sont celles de Thieme et Ernesti, Leips., 1763 et 1801-1804, 4 v. in-8 ; de B. Weiske, Leips., 1798-1804, 6 v. in-8 ; de Schneider, Leips., 1838 et 1849 ; de Dindorf, dans la collect. Didot, Paris, 1839, gr. in-8 ; Gail en a donné une éd. compl., texte grec, avec version lat. et franc. et notes, Paris, 1797-1814, 7 vol. in-4, où il a reproduit la traduction latine de Leunclavius et les traductions françaises partielles de Dacier, Lévesque ou Larcher. M. H. Trianon, en 1842, et M. E. Talbot, en 1859, en ont donné de nouvelles traductions françaises. On doit à Sturzius un Lexicon Xenophonteum, Leips., 1801-04.

xénophon d'éphèse, auteur d’un roman grec intitulé : les Éphésiaques ou Amours d’Abrocome et d’Anthia, en 5 livres, paraît avoir vécu à la fin du IIe s. de J.-C., et n’est peut-être qu’un pseudonyme. Son roman a été publié à Londres en 1726 par Ant. Cocchi (édition princeps), à Vienne par Locella, 1796. Il a été trad. en franç. par Jourdan, Paris, 1748.

XÉRÈS OU XÉREZ DE LA FRONTERA, Asta Regia v. d’Espagne (Cadix) à 50 kil. N. E. de Cadix (à 22 kil. seulement par mer); 32 000 hab. Nombreuses églises, couvents, hôpitaux. Xérès est surtout célèbre par les excellents vins (dits de Khérès) qu’on récolte aux environs, et qui s’exportent dans toute l’Europe ; on en distingue de deux espèces : le doux, nommé pajarète ou pacaret ; le sec, dit xerez-secco, qui est un peu amer et stomachique. — Cette ville, bâtie sur ou près de l’emplacement de l’anc. Asta Regia, doit la 2e partie de son nom à ce qu’elle est voisine des frontières. Les Maures, commandés par Tarik, y remportèrent, en 711, sur Rodrigue, roi des Visigoths, une victoire signalée qui assura leur domination en Espagne. Alphonse le Sage reprit Xérès aux Maures en 1255.

xérès de los caballeros (c.-à.-d. des Chevaliers), Esuris, v. d’Espagne (Estramadure), à 64 kil. S. de Badajoz; 10000 hab. Toiles, cuirs, chapeaux, poterie, savon. Mines de soufre et d’argent. Patrie de Balboa. Cette ville tire son nom des Chevaliers du Temple, auxquels elle a appartenu.

XEROCHORI, v. du roy. de Grèce, en Eubée, au N. de l’île, est le ch.-l. d’une éparchie de l’Eubée.

XERTIGNY, ch.-l. de c. (Vosges), à 13 kil. S. d’Épinal; 3992 h. Forges, martinets, affinerie de fer.

XERXÈS I, roi de Perse de 485 à 472 av. J.-C., fils et successeur de Darius I, avait été désigné par son père de préférence à Artabazane, son frère aîné. Il soumit l’Égypte révoltée, puis reprit les desseins de son père contre la Grèce (480) : il fit des levées en masse qu’on porte a plus d’un million d’hommes, équipa en même temps une flotte de plus de 1200 voiles, destinée à longer le littoral de la mer Égée, jeta un pont de bateaux sur l’Hellespont pour franchir ce détroit et dans sa folie fit, dit-on, fouetter la mer pour la punir d'avoir rompu ce pont, perça l’isthme qui unissait le mont Athos au continent pour donner passage à sa flotte, reçut la soumission de la Macédoine et de la Thessalie, fut longtemps arrêté devant les Thermopyles que défendait Léonidas et ne les franchit qu’après avoir perdu 20 000 hommes, prit Thèbes, Platée, Thespies, entra, sans résistance dans Athènes qu’il livra aux flammes, mais vit sa flotte anéantie par Thémistocle à Salamine (480). Il regagna l’Asie en fugitif, sur une petite barque, laissant en Grèce une armée de 300 000 hommes sous la conduite de Mardonius, et ne songea plus qu’à se livrer au plaisir. L’année suivante, ses troupes furent encore battues à Platée et à Mycale. Il périt assassiné par Artaban, son capitaine des gardes.

xerxès ii, fils et successeur d’Artaxerce I, ne fit que paraître sur le trône (414 av. J.-C.) : il fut assassiné par son frère Sogdien un an après son avènement.

XIMÉNÈS (Roderic), historien espagnol, d’une famille noble, de la Navarre, servit d’abord avec gloire et combattit les Maures, puis entra dans l’ordre des Franciscains, devint archevêque de Tolède et cardinal. Il mourut en 1247, en revenant du concile de Lyon. On a de lui une Histoire d’Espagne, une Hist. des Ostrogoths, une Hist. des Huns et des Vandales, une Hist. des Arabes (de 770 à 1150), publiées Par A. Scholt dans l’Hispania illustrata.

ximénès de cisneros (le cardinal François), célèbre ministre d’État, né en Castille en 1436 avait pour père un receveur des décimes. Il reçut les ordres, devint grand vicaire du cardinal Mendoza, entra chez les Franciscains à 50 ans, professa le droit à l’Université de Salamanque, prêcha avec un grand succès, plaida devant les tribunaux ecclésiastiques à Rome, fut nommé en 1492 professeur de la reine Isabelle, devint en 1494 provincial de son ordre et fut promu en 1495 à l’archevêché de Tolède : il fallut des lettres du pape pour le déterminer à accepter ce poste. Isabelle lui confia l’administration de la Castille ; après la mort de cette princesse Ferdinand le conserva dans ce poste important ; il lui fit en outre donner le chapeau de cardinal et le nomma grand inquisiteur de la Castille. Ximénès rendit à prince les plus grands services, d’abord en se


portant médiateur entre l’archiduc Philippe d’Autriche et lui, puis, quand Philippe fut mort, en lui assurant la régence de la Castille au nom de sa fille Jeanne la Folle et de son petit-fils Charles. En 1509, Ximénès fit à ses frais une expédition en Afrique et fit la conquête d’Oran. Ferdinand lui confia en mourant (1516) le gouvernement de la Castille jusqu’à l’arrivée de son petit-fils Charles (depuis Charles-Quint ; il fit proclamer ce prince roi de Castille et d’Aragon, et parvint, en étouffant plusieurs révoltes, à faire reconnaître son autorité. Charles, qui lui devait tant, se montra fort peu reconnaissant ; il ne tarda même pas à le renvoyer dans son diocèse (1517) : le cardinal mourut en recevant la nouvelle de cette disgrâce. Ximénès était un homme d’un caractère austère, d’une grande sévérité, mais juste ; il avait un courage à toute épreuve, une connaissance profonde des hommes et des choses de l’Espagne, et l’esprit le plus vaste, le dévouement le plus vrai à ses maîtres. Il fit beaucoup pour les lettres : il fonda l’Université d’Alcala, et fit publier à ses frais la Bible polyglotte d’Alcala, 1502-17, 4 v. in-fol., réimprimée à Anvers, 1569-70, 8 vol. in-fol. Sa Vie a été écrite en français, par Fléchier, Marsollier, Baudier, et, en allemand, par Héfélé, dont l’ouvrage a été trad. par les abbés Sisson et Crampon, Paris, 1856.

ximénès (Augustin Louis), littérateur français, d’une famille aragonaise, né en 1726 à Paris, mort en 1817, avait été colonel et fut de la société intime de Voltaire. On a de lui trois tragédies médiocres : (Epicharis, don Carlos, Amalazonte), des poésies fugitives, où l’on trouve de bons vers, et qui ont été réunies sous le titre d’Œuvres, 1772, et le Codicille d’un vieillard, 1792.

XIMO KIOU-SIOU, île du Japon, la plus grande après Niphon, a 720 kil. sur 355; env. 1 000 000 d’hab. ; ch.-l. Nangasaki (le seul port de l’empire ouvert aux Européens jusqu’à ces dernières années). Elle est divisée en 9 provinces d’où son nom de Kiou-Siou (les 9 royaumes). Elle est sillonnée par une chaîne de montagnes volcaniques, qui renferment des mines d’or, d’argent, de cuivre et de houille.

XINGU, riv. du Brésil, naît dans le pays des Bororos (prov. de Mato-Grosso), par 15° 40’ lat. S., coule du S. au N., entre dans la prov. de Para et se jette dans l’Amazone par 53° 20’ long. O., 1° 42’ lat., après avoir reçu l’Ilabagua, le Pacaja, le Rio-Fresco et le Guarini ; son cours est d’environ 3000 kil.

XIPHILIN (Jean), patriarche de Constantinople de 1066 à 1078, était d’une illustre famille de Trébizonde et avait été d’abord ermite au mont Olympe. Il a laissé quelques constitutions (imprimées dans le Jus Græco-Romanum de Leunclavius) et des homélies, restées manuscrites. — Son neveu, nommé aussi Jean Xiphilin, qui vivait à la fin du XIe s. sous l’empereur Michel Ducas, a laissé un Abrégé de l’histoire romaine de Dion Cassius, très-précieux à cause de la perte de presque tout l'ouvrage original. Cet abrégé, qui est joint à toutes les éditions de Dion, a été traduit en latin par le cardinal d’Armagnac et publié par les Étienne, Paris, 1551 et 1592 ; il a été traduit en français par Boisguillebert, 1674, et par le président Cousin, 1678 et 1686.

XISTE (S.). V. SIXTE.

XISUTHRE, le dernier des rois antédiluviens de l’Assyrie, ayant été instruit en songe par un dieu que le genre humain allait périr par un déluge, construisit un grand navire, y fit entrer sa famille ses oiseaux, des animaux de chaque espèce, puis quand les eaux baissèrent, débarqua sur une montagne et fut enlevé au ciel. Xisuthre, dont l’histoire paraît calquée sur celle de Noé, n’est connu que par le témoignage de Bérose (cité par George le Syncelle), qui donne à son règne une durée de plusieurs milliers d’années.

XOCHIMILCO, lac du Mexique, un des trois lacs de la vallée de Mexico, s’écoule au N. dans le lac de Tezcuco. Mexico est entre ce lac et celui de Tezcuco.

XOÏS, v. de l’Égypte inférieure, à 2 kil. N. O. de Busiris, à 4 kil. O. de Sébennyte, fut ch.-l. de nome sous les Lagides et sous les Romains. Cette ville, fort ancienne, a donné son nom à la 14e dynastie des rois d’Égypte, qui est dite dynastie Xoïte.

XUCAR (le). Sucro, fleuve d’Espagne, sort de la Sierra de Albarracin dans la province de Cuença, qu’il parcourt du N. au S., arrose ensuite celle de Chinchilla, sépare celle de Valence et de San-Felipe, et se jette dans la Méditerranée à Callera, un peu au S. du lac Albufera, après un cours d’env. 350 kil.

XUTHUS, un des fils d’Hellen et petit-fils de Deucalion, eut de Créuse, fille d’Érechthée, deux fils, Ion et Achéus, tiges des Ioniens et des Achéens.


XYLANDER (Guill. HOLTZMANN, dit en grec), philologue, né à Augsbourg en 1532, mort en 1576, professa le grec à l’Académie d’Heidelberg, et fut secrétaire des assemblées convoquées par l’électeur Palatin Frédéric III à l’abbaye de Maulbronn pour statuer sur les points controversés entre diverses sectes protestantes. Outre des éditions d’Euripide, de Théocrite, d’Étienne de Byzance, etc., on lui doit la traduction latine de plusieurs auteurs grecs (Tryphiodore, Bâle, 1548 ; Dion Cassius, 1568 ; Marc-Aurèle, 1558 ; Plutarque, 1561-70 ; Strabon, 1571 ; Diophante, 1575) et quelques ouvrages originaux.

XYSTE, une des parties de la palestre chez les anc. Grecs. V. XYSTE dans notre Dict. univ. des Sciences.


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