Discussion Auteur:Charlotte de Bournon

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État civil[modifier]

Son acte de décès a disparu du site http://archives.oise.fr/archives-en-ligne/etat-civil/ pour la commune de La Chapelle-en-Serval, la numérotation des actes est disjointe mais le décès est dans les tables récapitulatives et tables décennales

Notices biographiques[modifier]

  • biographie universelle, ancienne et moderne supplément LID-MAQ, tome 72, chez L.-G Michaud, 1843

MALARME (la comtesse CHARLoTTE de), de l'Académie des Arcades de Rome, et l'une des plus fécondes de nos romancières, née à Metz, le 14 février 1753, était sœur du comte de Bournon, minéralogiste célèbre (voy. Bournon, LIX, 131 ). Quoique noble et pourvue d'une éducation conforme à sa naissance, Mlle de Bournon se livra dès sa jeunesse à la composition de divers romans, et même d'un libelle fait en commun avec Cahaisse, sous ce titre : Le Fripon parvenu, ou Histoire du sieur Delzenne. Par suite de cette publication, faite en 1782, et dans laquelle un homme puissant était désigné et gravement injurié, Mme de Malarme fut emprisonnée à la Bastille, où, toutefois, elle resta peu de temps. Cette persécution ne put l'empêcher de demeurer fort attachée au gouvernement royal. Elle émigra dans les premières années de la révolution avec sa famille, publia quelques romans en Suisse où elle s'était réfugiée, et se hâta de revenir en France dès que cela fut possible. Habitant alors la capitale, elle y reprit le cours de ses publications dont, en 1828, on portait le nombre de volumes à 117. Le plus connu est Niralba, chef de brigands, Paris, 1800, 2 vol. in-12, qui a eu un grand nombre d'éditions. Nous en citerons encore quelques-uns : 1° Constance d'Auvalière et Jules d'Épernon, Paris, 1813, 3 vol. in-12; 2° La Famille Tilbury, ou la caverne de Wotkei, Paris, 1816, 3 vol. in-12; 3° olympia et Ethelwolf, Paris, 1818,3 vol. in-12; 4° La Sourde et Muette, ou la Famille d'Ortemberg, Paris, 1819, 3 vol. in-12; 5° Les ruines d'un vieux château de la Haute-Saxe, ou Gervas et Ferdinand de Mondonedo, Paris, 1821, 3 vol. in-12, fig.; 6° Le Brigand démasqué, ou le Pouvoir des Serments, Paris, 1824, 3 vol.in-12, fig. ; 7° Les deux Propriétaires d'un vieux château dans les Hautes-Alpes, ou les Intrigants punis, Paris, 1824, 4 vol. in-12. Mme la comtesse de Malarme est morte vers 1830, dans un âge très-avancé. M-Dj.

  • Biographie nouvelle des contemporains: ou Dictionnaire historique ..., Volume 3 [1]

BOURNON-MALLARME (Charlotte), née à Metz en 1755, montra, dès sa plus tendre jeunesse, un goût très-vif pour la littérature. En 1815, elle avait publié plus de trente ouvrages, la plupart lettres ou romans, traduits ou imités de l'anglais, offrant de l'intérêt, et qui presque tous ont eu, à Paris, plusieurs éditions. Ce qui est peut-être digne de remarque, c'est que le premier ouvrage que Mme Bournon-Mallarme mit au jour fut un Traité d'éducation : elle avait alors 24 ans. On lit dans une biographie que cette dame fut enfermée à la Bastille pour un écrit politique qu'elle aurait, conjointement avec un sieur Cahaisse, publié en 1770. S'il n'y a pas erreur de date à l'année de la publication de cet écrit, ou à celle de la naissance de Mme Bournon-Mallarme, elle n'aurait eu alors que 15 ans, ce qui rend ce fait peu vraisemblable. Ses ouvrages l'ont fait admettre à l'académie des Arcades de Rome. On remarque parmi les principaux : Lettres de milady Lindsey, ou l'Epouse pacifique, 178o, 2 vol. in-12 ; Clarice VVeldone, ou le pouvoir de la vertu, 178o, 2 vol. in-12; Anna Rose-Trée, histoire anglaise, 1785, 2 vol. in-12: Tout est possible à l'amitié, ou Histoire de Love-Rose et de Sophie Mostain, 1787, 2 vol. in-12; les deux Borgnes, ou lady Justina Dunbar, 3 vol. in-12 ; Edouard et Henry, 3 vol. in-12 ; Helena Aldemar, 4 vol. in-12; le Naufrage, ou les deux Richard, 3 vol. in-12 ; Charles et Arthur, 3 vol. in-12 ; Egbert Wevil, 3 vol. in-12, 1815.

MALARME ( Charlotte DE BOURNON ), femme auteur française, née le 14 février 1753, à Metz, morte vers 1830. Elle était sœur du comte de Bournon (voy. ce nom), minéralogiste distingué, mort en 1825, et épousa, avant la révolution, Jean-Étienne Malarme. Elle entra de bonne heure dans la carrière des lettres, et fut, dit-on, enfermée à la Bastille en 1782, pour avoir écrit en commun avec Cahaisse un libelle intitulé : Le Fripon parvenu, ou l'histoire du sieur Delzenne. Choisissant dès lors des sujets plus convenables à son sexe, elle adopta le genre romanesque, et s'y montra d'une fécondité et d'une abondance d'imagination peu communes. Pendant la révolution, un fait, qui ne saurait être passé sous silence, influa sur l'esprit de cette dame, et lui donna peut-être ce penchant à la mélancolie qui distingue ses productions ultérieures. Lors des journées de septembre 1792, raconte M. Bégin, elle écrivait dans un appartement du premier étage de la maison qu'elle habitait, lorsqu'une grande rumeur qui se fit entendre dans la rue l'appela à sa fenêtre. Qu'on juge de son émotion quand elle vit sa tête presque en contact avec celle de la princesse de Lamballe, plantée au bout d'une pique et promenée dans Paris ! A cet horrible aspect, Mme de Bournon tomba dans des convulsions suivies d’une hémorragie qui se fit jour par ses mamelles.

Cet accident, qui contribua à l'affaiblissement précoce de sa santé, se renouvela pendant longtemps à chaque émotion violente qu'elle éprouvait. » Elle émigra en Suisse avec sa famille, et revint à Paris sous le Directoire. Elle avait perdu sa fortune, et le travail littéraire, qui n'était pour elle qu'un délassement, devint jusqu'à ses derniers jours un moyen d'existence. Les nombreux romans de Mme de Bournon-Malarme, la plupart traduits ou imités de l'anglais, ont eu plusieurs éditions et la firent admettre à l'Académie des Arcades de Rome; quelques-uns ont été, sous l'empire, édités par le fils de l'auteur.

Nous citerons : Lettres de milady Lindsey, ou l'épouse pacifique; Paris, 1780, 1799, 2 vol. in-12; - Memoire de Clarice Weldone, ou le pouvoir de la vertu; Paris, 1780, 2 vol. in-12; trad en 1781 en allemand; — Histoire d'Eugénie Bedjort,ou le Mariage cru impossible; Paris, 1784,2 vol. in-12 ; — Richard Eodley, ou la prévoyance malheureuse; Paris, 1785,2 vol. in-12, trad. en 1786, en allemand; — Les trois Sœurs, ou lajolie guérie par l'amour; Paris, 1795,4 vol. in- 12 ; - Les trois Frères, ou Lydia Churchill; Paris, an vi (1798), 2 vol. in-12; — Miralba, chef de brigands ; Paris, an VIII (1800), 2 vol. in-12 ; c'est le plus connu des romans de cette dame et celui qui a passé par les réimpressions les plus fréquentes ; — Les trois Générations, ou Drusilla, Wilhelmina et Georgia; Paris, an XII (1804), 3 vol. in-12; — Thècle, ou le Legs; Paris, 1806, 3 vol. in-12; — Qui ne s'y serait trompé, ou lady Arminia; Paris, 1810, 3 vol. in-12; — La Famille Tilbury, ou la caverne de Wolkey j Paris, 1816, 3 vol. in-12; — Olimpia et Ethelwolf; Paris, 1818, 3 vol. in-12 ; — La Sourde et Muette; Paris, 1819, 3 vol. in-12 ; — Les Ruines d'un vieux château de la haute Saxe; Paris, 1821, 3 vol. in-12; — Lequel des deux? ou les frères jumeaux; Paris, 1826, 3 vol. in-12. P. L.

Galerie histor. des Contemp., 1. — Arnault, Jay, Jouy, et de Norvins, Biogr. nouv. des Contemp.. III. — Pi- goreau, Petite Bibliogr. romallcière. — Prudhomme, Biogr des femmes célèbres, 1. — Bégln, Biogr. de la Moselle, 1 et IV.

Critiques de livres[modifier]

Charlotte de Bournon, âgée de 29 ans, née à Metz, épouse du sieur Jean-Etienne Malarme, ancien capitaine au régiment Dauphin, infanterie, demeurant à Paris, rue Neuve Saint-Nicolas, près la barriere du Temple.

Elle fut arrêtée, à Aix-la-Chapelle avec le sieur Cahaisse.

Cette prisonniere est auteur de plusieurs ouvrages ; entr'autres de ceux intitulés: Lettres de Milady Lindsey, ou l' Epouse pacifique; Mémoires de Clarence Weldon, ou le pouvoir de la vertu; Histoire de Miss Ross-Trée, & d'un roman qui n'avoit pas encore de titre lors de son interrogatoire.

Elle étoit soupçonnée d'avoir coopéré au libelle dont le sieur Cahaisse étoit l'auteur. Elle appelloit ce dernier son frere : on croit qu'il y avoit entre eux plus que des sentimens de fraternité.

Le sieur Henry-Alexis Cahaisse, âgé de 32 ans, né à Paris, Paroisse Saint-Jacques de la Boucherie, ancien officier des Maréchaux-de-France. On lui demanda s'il connoissoit l'auteur de l'ouvrage intitulé : le Fripon parvenu, ou l'Histoire du sieur Delzenne, &c. Il répondit que c'étoit lui. Il se


fit payer, par Delzenne, le manuscrit & l'édition de son libelle 1600 livres; & il avoua qu'il l'avoit composé non pas pour le rendre public, mais pour se faire valoir de cette découverte auprès du sieur Delzenne.

On lui demanda s'il n'étoit pas vrai qu'il projettoit avec la dame de Malarme un autre libelle contenant la Vie privée de M. le comte d'Artois ; il répondit, qu'il n'en avoit jamais eu l'idée non plus que la dame de Malarme.