Discussion Auteur:Jean Giono

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Translation of Giono's letter:

Dear Sir,
Sorry to disappoint you, but Elzéard Bouffier is an invented character. The goal was to make trees liked or more exactly to make the planting of trees liked (which has always been one of my most cherished ideas). Thus if I judge by the result, the goal was reached by this imaginary character. The text that you read in Trees and Life was translated into Danish, Finnish, Swedish, Norwegian, English, German, Russian, Czechoslovak, Hungarian, Spanish, Italian, Yiddish, Polish. I gave my rights freely for all the reproductions. An American came to see me lately to ask me for the authorization to produce 100,000 copies of this text for free distribution in America (which I of course accepted). The University of Zagreb is making a translation in Yugoslavian. It is one of my texts of which I am the most proud. It does not bring me one centime and this is why it achieves that for which it was written.
I would like to meet you, if it is possible for you, to speak precisely about the practical use of this text. I believe that it is time that one makes a "politics of the tree" although the word "politics" seems very badly adapted.
Yours cordially,
Jean Giono

Copyright claim from Direct Cinema Limited[modifier]

À la suite d'une plainte adressée par Direct Cinema Limited à mon fournisseur, je me vois dans l'obligation de retirer le texte de L'homme qui plantait des arbres. Direct Cinema Limited affirme être titulaire des droits d'auteur sur ce texte.

Rappellons que ce texte est paru dans de nombreuses revues écologiques et sans que Giono accepte jamais de droits d'auteur (Pierre Citron. Giono.Seuil, 1990, p. 487). Il faut croire que les ayant-droits de l'auteur n'ont pas les mêmes conceptions que lui.

Que faire lorsqu'un ayant-droit ou une société d'auteurs prétend posséder ou être titulaire des droits sur une œuvre ?[modifier]

  1. Demander une preuvre de la cession des droits aux ayant-droits, (preuvre écrite)
  2. Vérifier si cela s'applique dans votre pays,
  3. Vérifier si l'auteur n'avait décidé autrement (p.ex. dual-licensing/doubles licences),
  4. Vérifier si ces droits ne sont pas expirés (70 ans apres la mort de l'Auteur pour la Belgique p.ex.),
  5. ....

On pourrait faire une sorte de FAQ dans le cadre de protéger le patrimoine commun ?

Il me semble que "J'ai donné mes droits gratuitement pour toutes les reproductions." est assez clair. Il devrait suffire de considérer les lois de la France et des États-Unis. Les effets ailleurs ne seraient que secondaires; une fois que la chose soit réglée dans les deux pays principaux la situation dans les autres devrait être facile à résoudre. Inutile aussi de considérer l'expiration des droits. Giono est mort en 1970, et sans l'intervention de la lettre les droits continueraient d'être protégés en France jusqu'à l'an 2040.
Je ne sais pas ce que vous comprenez par "doubles licences". Certes un auteur pourrait accorder des droits limités pour une exploitation dans tel pays pour un certain temps, et avoir un autre licence pour un autre pays. Mais ce n'est pas le cas ici. Les droits que Giono accordait au publique selon sa lettre étaient assez généraux; la liste de langues qu'il énonce dans sa lettre témoigne à ça. Il me semble qu'une fois qu'un auteur donne ses écrits au publique cet acte seraient irrenversible par lui ou par ses héritiers. Comme on dit, on ne peut pas remettre le génie dans sa bouteille. Si un auteur essaie de faire les deux, la cause serait entre le licencé et l'auteur.
On pourrait bien demander la preuve de ceux qui se prends comme ayant-droits. Mais encore mieux d'être certain de notre position. La compagnie pourrait bien dire qu'elle n'est pas obligée de donner ces preuves sans qu'un action judiciaire soit commencé. À qui Giono addressait-il sa lettre? Où se trouve l'original de la lettre?
Giono n'a pas eu de contrat lui-même avec Direct Cinema Limited. Il est mort en 1970, et la compagnie n'a été établie qu'en 1974.
Pour la version anglaise une traduction pourrait donner naissance à des nouveaux droits qui appartiendraient au traducteur. Je n'ai rien encore trouvé pour m'indiquer que cette version de 100,000 a vraiment été produit. Au pire, une toute nouvelle traduction produit par Wikisource ne violerait pas les droits d'un traducteur précédent.
Enfin, si toutes les détails sont correctes, ceci seraient un cas assez interresant. Ça va beaucoup plus loin qu'un simple FAQ. Ça touche sur des questions assez importantes sur les droits de la "patrimoine commune", et sur la protection de ces droits dans l'avenir distante de notre projet. À mon avis on devrait garder le texte sur Wikisource en attendant une "Take down order" officielle de Direct Cinema qui pourrait être formellement opposée. Bien entendu, Jimbo devrait être mis au courrant de cette affaire si nous décidons d'aller plus loin. Eclecticology 00:13, 20 Oct 2004 (UTC)


Just in case it helps, I felt two things were rather unclear:

  1. The text could be freely reproduced, according to the letter, it seems. Could it also be modified, adopted, and used in any other ways?
  2. Is there a possibility that the rights he gave to others were exclusive?

Tomos 11:29, 11 Nov 2004 (UTC)

For your first question the words, "I gave my rights freely for all the reproductions," from the letter seem clear enough. He is putting the text into the public domain. The other rights flow from that. Public domain takes precedence over an FDL, but significant modifications can themselves give rise to new licenses which will have an effect on third generation texts. In short I would answer, "Yes."
The second question is more difficult. The possibility is certainly there, but such an answer gives us nothing. The implications of such an act are more significant than the mere act itself. If someone clearly puts his work into the public domain, the public that uses that work should be able to rely on that. If he later attempts to give someone else exclusive rights he is giving something that he no longer has the right to give. Without this principle the entire concept of freely available material becomes meaningless by whatever name you apply to it. Eclecticology 00:09, 12 Nov 2004 (UTC)