Essai sur la nature du commerce en général/Partie I/Chapitre 17

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Des Métaux & des Monnoies, & particulierement de l'or & de l'argent



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Comme la terre produit plus ou moins de blé, suivant sa fertilité & le travail qu’on y met ; de même les Mines de fer, de plomb, d’étaim, d’or, d’argent, &c., produisent plus ou moins de ces Métaux, suivant la richesse de ces Mines & la quantité & la qualité du travail qu’on y met, soit pour creuser la terre, soit pour faire écouler les eaux, pour fondre & affiner, &c. Le travail des Mines d’argent est cher par rapport à la mortalité des Hommes qu’il cause, attendu qu’on ne passe guere cinq ou six ans dans ce travail.

La valeur réelle ou intrinseque des Métaux, comme de toutes choses, est proportionnée à la terre & au travail nécessaires à leur production. La dépense de la terre, pour cette production n’est considérable qu’autant que le Propriétaire de la Mine pourroit obtenir un profit par le travail des Mineurs, lorsque les veines s’en trouvent plus riches qu’à l’ordinaire. La terre nécessaire pour l’entretien des Mineurs & des Travailleurs, c’est-à-dire, le travail de la Mine fait souvent l’article principal, & souvent la ruine, de l’Entrepreneur.

La valeur des métaux au Marché, de même que de toutes les marchandises ou denrées, est tantôt audessus, tantôt audessous, de la valeur intrinseque, & varie à proportion de leur abondance ou de leur rareté, suivant la consommation qui s’en fait.

Si les Propriétaires de terres, & les autres Ordres subalternes d’un État qui les imitent, rejettoient l’usage de l’etaim & du cuivre, dans la supposition, quoique fausse, que ces Métaux sont nuisibles à la santé, & s’ils se servoient universellement de vaisselle & de batterie de terre, ces Métaux seroient à vil prix, dans les Marchés, & on discontinueroit le travail qu’on conduisoit pour les tirer de la Mine. Mais comme ces Métaux sont trouvés utiles, & qu’on s’en sert dans les usages de la vie, ils auront toujours au Marché, une valeur qui correspondra à leur abondance ou rareté, & à la consommation qui s’en fera ; & on en tirera toujours de la Mine, pour remplacer la quantité qui en périt dans l’usage journalier.

Le Fer est nonseulement utile pour les usages de la vie commune, mais on pourroit dire qu’il est en quelque façon nécessaire ; & si les Amériquains, qui ne s’en servoient pas avant la découverte de leur Continent, en avoient découvert des Mines & en eussent connu les usages, il n’est pas douteux qu’ils n’eussent travaillé à la production de ce métal, quelques frais qu’il leur en eût couté.

L’or & l’argent peuvent nonseulement servir aux mêmes usages que l’étaim & le cuivre, mais encore à la plûpart des usages qu’on fait du plomb & du fer. Ils ont encore cet avantage pardessus les autres métaux, que le feu ne les consume pas, & ils sont si durables qu’on peut les regarder comme des corps permanens : il n’est donc pas étonnant que les Hommes, qui ont trouvé les autres métaux utiles, aient estimé l’or & l’argent, avant même qu’on s’en servît dans le troc. Les Romains les estimoient dès la fondation de Rome, & néanmoins ils ne s’en sont servis pour monnoie, que cinq cens ans après. Peut-être que toutes les autres Nations en faisoient de même, & qu’elles n’adopterent ces métaux pour monnoie que longtems après qu’on s’en étoit servi pour les autres usages ordinaires. Cependant nous trouvons par les plus anciens Historiens que de tems immémorial on se servoit d’or & d’argent pour monnoie dans l’Egypte & dans l’Asie ; & nous apprenons dans la Genese qu’on fabriquoit des monnoies d’argent du tems d’Abraham.

Supposons maintenant que le premier argent fut trouvé dans une Mine du Mont Niphates dans la Mésopotamie. Il est naturel de croire qu’un ou plusieurs Propriétaires de terres, trouvant ce métal beau & utile, en ont d’abord fait usage, & qu’ils ont encouragé volontiers le Mineur ou l’Entrepreneur, d’en tirer d’avantage de la Mine, en lui donnant, en échange de son travail & de celui de ses Assistans, autant de produit de terre qu’il en falloit pour leur entretien. Ce Métal devenant de plus en plus estimé dans la Mésopotamie, si les gros Propriétaires achetoient des aiguieres d’argent, les ordres subalternes, selon leurs moïens ou épargnes, pouvoient acheter des gobelets d’argent ; & l’Entrepreneur de la Mine, voiant un débit constant de sa marchandise, lui donna sans doute une valeur proportionnée à sa qualité ou à son poids contre les autres denrées ou marchandises qu’il recevoit en échange. Tandis que tous les Habitans regardoient ce métal comme une chose précieuse & durable, & s’efforçoient d’en posseder quelques pieces, l’Entrepreneur, qui seul en pouvoit distribuer, étoit en quelque façon maître d’exiger en échange une quantité arbitraire des autres denrées & marchandises.

Supposons encore qu’on découvrit audelà de la Riviere du Tigris, & par conséquent hors de la Mésopotamie, une nouvelle Mine d’argent, dont les veines se trouverent incomparablement plus riches & plus abondantes que celles du Mont } Niphates}, & que le travail de cette nouvelle Mine, d’où les eaux s’écouloient facilement, étoit bien moindre que celui de la premiere.

Il est bien naturel de croire que l’Entrepreneur de cette nouvelle Mine étoit en état de fournir de l’argent à bien plus bas prix, que celui du Mont Niphates ; & que les Habitans de la Mésopotamie, qui désiroient de posseder des pieces & des ouvrages d’argent, trouvoient mieux leur compte de transporter leurs marchandises hors du Païs, & de les donner à l’Entrepreneur de la nouvelle Mine en échange de ce métal, que d’en prendre de l’Entrepreneur ancien. Celuici, se trouvant moins de débit, diminuoit nécessairement son prix ; mais le nouvel Entrepreneur baissant à proportion le sien, l’ancien Entrepreneur devoit nécessairement cesser son travail, & alors le prix de l’argent, contre les autres marchandises & denrées, se regloit nécessairement sur celui qu’on y mettoit à la nouvelle Mine. L’argent coutoit donc moins alors aux Habitans audelà du Tigris, qu’à ceux de la Mésopotamie, puisque ceux-ci étoient obligés de faire les frais d’un long transport de leurs denrées & de leurs marchandises pour acquerir de l’argent.

On peut aisément concevoir que lorsqu’on eut trouvé plusieurs Mines d’argent, & que les Propriétaires de terres eurent pris goût à ce métal, ils furent imités par les autres Ordres ; & que les pieces & morceaux d’argent, lors même qu’ils n’étoient pas mis en œuvre, furent recherchés avec empressement, parceque rien n’étoit plus facile que d’en faire tels ouvrages qu’on vouloit, à proportion de la quantité & du poids qu’on en avoit. Comme ce métal étoit estimé au moins suivant la valeur qu’il coutoit pour sa production, quelques gens qui en possedoient, se trouvant dans quelques nécessités, pouvoient le mettre en gage pour emprunter les choses dont ils avoient besoin, & même le vendre ensuite tout-à-fait : delà est venue l’habitude d’en regler la valeur à proportion de sa quantité, c’est-à-dire de son poids, contre toutes les denrées & marchandises. Mais comme on peut allier avec l’argent, le fer, le plomb, l’étaim, le cuivre, &c., qui sont des métaux moins rares, & qu’on tire des Mines avec moins de frais, le troc de l’argent étoit sujet à beaucoup de tromperie, & cela fit que plusieurs Roïaumes ont établi des Hôtels-de-Monnoie pour certifier, par une fabrication publique, la veritable quantité d’argent que contient chaque piece, & pour rendre aux Particuliers qui y portent des barres ou lingots d’argent, la même quantité en pieces portant une empreinte ou certificat de la quantité véritable d’argent qu’elles contiennent.

Les frais de ces certificats ou fabrications sont païés quelquefois par le Public ou par le Prince, c’est la méthode qu’on suivoit anciennement à Rome, & aujourd’hui en Angleterre ; quelquefois les Porteurs des matieres d’argent supportent les frais de la fabrication, comme c’est l’usage en France.

On ne trouve presque jamais l’argent pur dans les Mines. Les Anciens ne savoient pas même l’art de l’affiner dans la derniere perfection. Ils fabriquoient toujours leurs Monnoies d’argent sur le fin ; & cependant celles qui nous restent des Grecs, des Romains, des Juifs & des Asiatiques, ne se trouvent jamais de la derniere finesse. Aujourd’hui on est plus habile : on a le secret de rendre l’argent pur. Les différentes manieres de l’affiner ne sont point de mon sujet : plusieurs Auteurs en ont traité, & entr’autres, M. Boizard. Je remarquerai seulement qu’il y a beaucoup de frais à faire pour affiner l’argent, & que c’est la raison pour laquelle on préfere une once d’argent pur, par exemple, à deux onces d’argent qui contiennent une moitié de cuivre ou d’autre alloi. Il en coute pour détacher cet alloi & pour tirer l’once d’argent réel qui est dans ces deux onces, au lieu que par une simple fonte on peut allier tout autre métal avec l’argent, en telle proportion qu’on veut. Si on allie quelquefois le cuivre avec l’argent pur, ce n’est que pour le rendre plus malléable, & plus propre pour les ouvrages qu’on en fait. Mais dans l’estimation de tout argent, le cuivre ou l’alliage n’est compté pour rien, & on ne considere que la quantité d’argent réel & véritable. C’est pour cela qu’on fait toujours un essai pour connoître cette quantité d’argent véritable.

Faire l’essai, n’est autre chose qu’affiner un petit morceau de la barre d’argent, par exemple, qu’on veut essaïer, pour savoir combien elle contient de véritable argent, & pour juger de toute la barre par ce petit morceau. On coupe donc un petit morceau de la barre, de douze grains par exemple, & on le pese exactement dans des balances qui sont si justes qu’il ne faut quelquefois que la millieme partie d un grain pour les faire trébucher Ensuite on l’affine par l’eauforte, ou par le feu, c’est-à-dire, on en détache le cuivre ou l’alliage. Lorsque l’argent est pur on le repese dans la même balance, & si le poids se trouve alors de onze grains, au lieu de douze qu’il y avoit, l’Essaïeur dit que la barre est de onze deniers de fin, c’est-à-dire, qu’elle contient onze parties d’argent véritable, & une douzieme partie de cuivre ou d’alloi. Ce qui se comprendra encore plus facilement par ceux qui auront la curiosité de voir ces affinages. Il n’y a point d’autre mystere. L’essai de l’or se fait de même, avec cette seule différence, que les dégrés de finesse de l’or se divisent en vingtquatre parties, qu’on appelle Karats, à cause que l’or est plus précieux ; & ces Karats sont divisés en trente-deuxiemes, au lieu qu’on ne divise les dégrés de finesse de l’argent qu’en douze parties qu’on appelle deniers, & ces deniers en vingt-quatre grains chacun.

L’usage a consacré à l’or & à l’argent le terme de valeur intrinseque, pour désigner & pour signifier la quantité d’or ou d’argent véritable que la barre de matiere contient : cependant dans cet essai je me suis toujours servi du terme de valeur intrinseque, pour fixer la quantité de terre & du travail qui entre dans la production des choses, n’aïant pas trouvé de terme plus propre pour exprimer ma pensée. Au reste je ne donne cet avertissement, qu’afin qu’on ne s’y trompe pas ; & lorsqu’il ne sera pas question d’or & d’argent, le terme sera toujours bon, sans aucune équivoque.

Nous avons vu que les métaux, tels que l’or, l’argent, le fer, &c. servent à plusieurs usages, & qu’ils ont une valeur réelle, proportionnée à la terre & au travail qui entrent dans leur production. Nous verrons dans la seconde partie de cet essai, que les Hommes ont été obligés par nécessité, de se servir d’une mesure commune, pour trouver dans le troc la proportion & la valeur des denrées & des marchandises dont ils vouloient faire échange. Il n’est question que de voir quelle doit être la denrée ou la marchandise qui est la plus propre pour cette mesure commune ; & si ce n’a pas été la nécessité, & non le goût, qui a fait donner cette préférence, à l’or, à l’argent & au cuivre, dont on se sert généralement aujourd’hui pour cet usage.

Les denrées ordinaires, telles que les grains, les vins, la viande, &c., ont bien une valeur réelle, & servent aux usages de la vie ; mais elles sont toutes périssables, & même incommodes pour le transport, & par conséquent peu propres pour servir de mesure commune.

Les marchandises, c’est-à-dire, les draps, les linges, les cuirs, &c. sont périssables aussi, & ne peuvent se subdiviser sans changer en quelque chose leur valeur pour les usages des Hommes ; elles occasionnent, comme les denrées, beaucoup de frais pour le transport ; elles demandent même de la dépense pour les garder : par conséquent elles sont peu propres pour servir de mesure commune.

Les diamans, & les autres pierres précieuses, quand elles n’auroient pas une valeur intrinseque, & qu’elles seroient estimées seulement par goût, seroient propres pour servir de mesure commune, si elles n’étoient pas reconnoissables, & si elles pouvoient se subdiviser sans déchet. Mais avec ces défauts & celui qu’elles ont de n’être pas propres pour l’utilité, elles ne peuvent servir de mesure commune.

Le fer, qui est toujours utile & assez durable, ne serviroit pas mal, si on n’en avoit pas d’autres plus propres. Il se consume par le feu ; & par sa quantité il se trouve de trop grand volume. On s’en servoit depuis Lycurgue jusqu’à la Guerre du Pelopponese : mais comme sa valeur étoit nécessairement reglée sur l’intrinseque ou à proportion de la terre & du travail qui entroit dans sa production, il en falloit une grande quantité pour une petite valeur. Ce qu’il y avoit de bisare, c’est qu’on en gâtoit la qualité, par le vinaigre, pour le rendre incapable de servir aux usages de l’homme, & pour le conserver seulement pour le troc : ainsi il ne pouvoit servir qu’au seul Peuple austere de Sparte, & n’a pû même continuer chez eux, dès qu’ils ont étendu leur communication avec les autres Païs. Pour ruiner les Lacédémoniens il ne falloit que trouver de riches Mines de fer, en faire de la monnoie semblable à le leur, & tirer en échange leurs denrées & leurs marchandises, tandis qu’ils ne pouvoient rien échanger avec l’Étranger, contre leur fer gâté. Aussi ne s’attachoientils alors à aucun commerce avec l’Étranger, s’occupant uniquement à la Guerre.

Le plomb & l’étaim ont le même désavantage de volume, que le fer, & ils sont périssables par le feu : mais dans un cas de nécessité, ils ne serviroient pas mal pour le troc, si le cuivre n’y étoit pas plus propre & plus durable.

Le cuivre seul servoit de monnoie aux Romains, jusqu’à l’an 484 de la Fondation de Rome ; & en Suede, on s’en sert encore aujourd’hui même, dans les gros paiemens : cependant il est de trop gros volume pour les paiemens considérables, & les Suédois mêmes aiment mieux être païés en or & en argent, qu’en cuivre.

Dans les Colonies d’Amérique, on s’est servi de Tabac, de Sucre & de Cacao pour monnoie ; mais ces marchandises, sont de trop grand volume, périssables & inégales dans leur bonté ; par conséquent elles sont peu propres pour servir de monnoie ou de mesure commune des valeurs.

L’or & l’argent seuls sont de petit volume, d’égale bonté, faciles à transporter, à subdiviser sans déchet, commodes à garder, beaux & brillans dans les ouvrages qu’on en fait, & durables presque jusqu’à l’éternité. Tous ceux, qui se sont servis d autre chose pour monnoie, en reviennent nécessairement à celleci, dès qu’ils en peuvent acquerir assez pour le troc. Il n’y a que dans le plus bas troc, que l’or & l’argent sont incommodes : pour la valeur d’un liard ou d’un denier, les pieces d’or & même d’argent, seroient trop petites pour être maniables. On dit que les Chinois dans les petits échanges coupoient avec des ciseaux, à de minces lames d’argent, de petites pieces qu’ils pesoient. Mais depuis leur commerce avec l’Europe, ils commencent à se servir de cuivre dans ces occasions.

Il n’est donc pas étonnant que toutes les Nations soient parvenues à se servir d’or & d’argent pour monnoie ou pour la mesure commune des valeurs, & de cuivre pour les petits échanges. L’utilité & le besoin les y ont déterminées, & non le goût ni le consentement. L’argent demande un grand travail, & un travail bien cher, pour sa production. Ce qui cause la cherté des Mineurs d’argent, c’est qu’ils ne vivent guere plus de cinq à six ans dans ce travail qui cause une grande mortalité ; de maniere qu’une petite piece d’argent correspond à autant de terre & de travail, qu’une grosse piece de cuivre.

Il faut que la monnoie ou la mesure commune des valeurs corresponde, réellement & intrinsequement, en prix de terre & de travail, aux choses qu’on en donne en troc. Sans cela elle n’auroit qu’une valeur imaginaire. Par exemple, si un Prince ou une République donnoient cours dans l’État à quelque chose qui n’eût point une telle valeur réelle & intrinseque, nonseulement les autres États ne la recevroient pas sur ce pié là, mais les Habitans mêmes la rejetteroient, lorsqu’ils s’ appercevroient du peu de valeur réelle. Lorsque les Romains vers la fin de la premiere Guerre Punique, voulurent donner à des as de cuivre du poids de deux onces la même valeur qu’avoient auparavant les as du poids d’une livre ou de douze onces ; cela ne put pas se soutenir longtems dans le troc. Et l’on voit dans l’Histoire de tous les tems, que lorsque les Princes ont affoibli leurs monnoies en conservant la même valeur numeraire, toutes les marchandises & les denrées ont encheri dans la proportion de l’affoiblissement des monnoies.

M. Locke dit que le consentement des Hommes a donné une valeur à l’or & à l’argent. On n’en peut pas douter, puisque la nécessité absolue n’y a point eu de part. C’est le même consentement qui a donné, & qui donne tous les jours, une valeur à la dentelle, au linge, aux draps fins, au cuivre, & autres métaux. Les Hommes, à parler absolument, pourroient subsister sans tout cela. Mais il n’en faut pas conclure que toutes ces choses n’aient qu’une valeur imaginaire. Elles en ont une, à proportion de la terre & du travail qui entrent dans leur production. L’or & l’argent, comme les autres marchandises & comme les denrées, ne peuvent être tirés qu’avec des frais proportionnés à la valeur qu’on leur donne à-peu-près ; & quelque chose que les Hommes produisent par leur travail, il faut que ce travail fournisse leur entretien. C’est le grand principe qu’on entend tous les jours de la bouche même des petites Gens qui n’entrent point dans nos spéculations, & qui vivent de leur travail ou de leurs entreprises. Il faut que tout le monde vive.