Examen chymique des pommes de terre/Décret de la Faculté de Médecine de Paris

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Antoine Parmentier
Décret de la Faculté de Médecine de Paris


DÉCRET de la Faculté de Médecine de Paris.


LE Samedi ſept Novembre mil ſept cent ſoixante douze, la Faculté de Médecine a entendu le Rapport de Meſſieurs les Commiſſaires qu’elle avoit nommés pour examiner le Mémoire ſur les Pommes de terre par M. Parmentier, Apothicaire-Major de l’Hôtel Royal des Invalides, adreſſé à ladite Faculté par Monſieur le Contrôleur-Général. La Compagnie a vu avec plaiſir un Citoyen zélé s’occuper d’une matiere dans laquelle les recherches préſentent au Public les plus grands avantage. Il ef‍t ſans doute intéreſſant que le Peuple ſoit inf‍truit des reſſources qu’il peut trouver dans un aliment auſſi commun que les Pommes de terre, & qu’il ef‍t à portée de ſe procurer avec autant d’abondance que de facilité. La Faculté, qui avoit déjà prononcé en leur faveur, ne peut qu’approuver le travail d’un Artif‍te inf‍truit qui a confirmé, par ſes expériences, un jugement qui doit être univerſellement adopté. C’ef‍t pourquoi elle a arrêté que l’Ouvrage de M. Parmentier ſeroit envoyé au Minif‍tre avec le témoignage d’ef‍time & de dif‍tinction qu’il mérite à ſon Auteur ; & c’ef‍t ainſi que j’ai conclu.

L. P. F. R. le Thieullier,

Doyen.


EXAMEN