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Exposition de la doctrine de l’Église catholique orthodoxe/1884/Avant-propos

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Fischbacher / Félix Callewaert père (p. v-xi).


AVANT-PROPOS




Le petit ouvrage dont nous donnons une seconde édition a obtenu beaucoup de succès. La première édition française, tirée à 2000 exemplaires est depuis longtemps épuisée.

Les éditions faites dans la plupart des langues de l’Europe se sont écoulées rapidement. Nous pouvons évaluer à 25,000 le nombre d’exemplaires qui ont été vendus, soit en Europe, soit en Amérique, et parmi les orthodoxes d’Asie.

L’ouvrage a été traduit en arabe pour les orthodoxes qui parlent cette langue.

La traduction grecque faite par M. Marco Balabonof, ministre du Prince de Bulgarie, est d’une élégance remarquable. Le même écrivain a traduit l’ouvrage dans sa langue nationale, c’est-à-dire, en bulgare.

Notre traducteur roumain est Monseigneur Joseph, évêque de Galatz, qui a traduit également en roumain notre Papauté schismatique. Que ce vénérable évêque veuille bien agréer l’hommage public que nous lui rendons ici. L’estime qu’il professe pour nos ouvrages et pour notre personne est une des meilleures récompenses que nous pouvions ambitionner pour nos travaux.

Le succès de notre ouvrage est d’autant plus remarquable que nous n’avons fait aucune annonce dans les journaux, qu’il a été publié en pays ennemi de l’orthodoxie, et que nous n’avons pas eu les ressources de la librairie. Les éditeurs ne s’occupent guère de tels ouvrages qui ne s’adressent qu’à un public choisi, et qui ne peuvent rapporter beaucoup d’argent.

Nous hésitions à en faire une seconde édition, malgré les demandes réitérées que nous recevions, lorsqu’une princesse orthodoxe nous écrivit qu’elle voulait concourir aux frais de cette seconde édition.

Nous voudrions rendre un hommage public à cette orthodoxe zélée à laquelle on devra l’édition que nous publions aujourd’hui. Mais sa modestie nous a interdit de la nommer, et elle a voulu que sa main droite fit une bonne œuvre sans que sa main gauche en sût rien.

Que le Père céleste qui voit les sentiments des cœurs et les bonnes œuvres les plus secrètes, l’en récompense en ce monde et dans l’autre !

Nous devons dire, en passant, que la traduction espagnole a été publiée sans que notre nom ait été mentionné.

Nous aurions pu demander des indemnités aux traducteurs peu délicats qui ont publié notre travail sans autorisation. Nous avons préféré nous souvenir, de cette pensée de saint Paul : Pourvu que le nom du Christ soit annoncé, cela suffit ; nous n’avons pas besoin de nous occuper du prédicateur.

Nous laissons en tête de cette édition la dédicace que S. M. l’impératrice Marie Alexandrowna, de vénérable mémoire, avait bien voulu accepter. En la publiant de nouveau, nous voulons rendre hommage en même temps à son auguste époux, le Tsar Alexandre II, le grand martyr de l’horrible nihilisme, car leurs noms sont à jamais inséparables dans le respect et l’amour des vrais orthodoxes. Que leurs dignes successeurs, le Tsar Alexandre III et l’impératrice Marie Féodorowna, nous permettent d’associer aussi leurs noms à celui de leur vénérable Mère, et de leur offrir notre modeste ouvrage comme témoignage de notre profond respect.

Dr W. Guettée.