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Exposition de la doctrine de l’Église catholique orthodoxe/1884/Quatrième Partie/IV

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Fischbacher / Félix Callewaert père (p. 471-502).


IV

LITURGIE DES FIDÈLES


Au commencement, le prêtre déploie l’antiminsium[1] sur l’autel, puis il récite deux oraisons pour les fidèles, pendant que le diacre et les fidèles disent des litanies pour implorer la miséricorde de Dieu sur toute l’Église.

On chante l’Hymne des Chérubins pour convoquer les anges au mystère qui va s’accomplir. Pendant ce temps, le prêtre récite une prière dans laquelle il demande des dispositions angéliques pour lui et pour les fidèles, afin que l’Église visible soit digne de se mêler à l’Église invisible devant l’autel où le Christ va être immolé.

Le prêtre et le diacre se rendent à la table de prothèse. Le diacre élève au dessus de sa tête le pain sacré placé sur la patène et recouvert d’un voile. Le prêtre porte dans ses mains la coupe où est le vin mêlé d’eau qui doit être consacré. Précédés d’un clerc portant un flambeau, ils sortent du sanctuaire par la porte du nord, en récitant des prières pour les chefs de l’Église et de l’État et pour tous les fidèles ; ils rentrent par la porte sainte, et le prêtre dépose les éléments eucharistiques sur l’autel.

Cette grande entrée est le symbole de Jésus-Christ entrant à Jérusalem pour monter au Calvaire et y consommer son sacrifice. En plaçant les dons sur l’autel, en les encensant et en les couvrant d’un voile unique, le prêtre fait mémoire du vertueux Joseph qui ensevelit Jésus, l’enveloppa d’un linceul et l’embauma. Le sens de ce rite mystérieux, c’est que le Christ, qui va renouveler sur l’autel son sacrifice, n’est pas le Christ mort, mais le Christ vivant et sorti glorieux du tombeau. Voilà pourquoi on fait mémoire de la sépulture avant l’immolation mystique.

C’est le Christ vivant que le prêtre présente à Dieu le père dans la prière de l’oblation, appelée offertoire dans les liturgies occidentales. Pendant qu’il la récite, le diacre et les fidèles disent à haute voix une litanie terminée par une invocation à la sainte Vierge et à tous les saints. Puis le prêtre, à voix basse, et les fidèles, à haute voix, récitent le symbole de Nicée[2].

Le diacre avertit ensuite les fidèles que le sacrifice va commencer. Le prêtre les invite à haute voix à élever leur cœur vers Dieu et récite à voix basse la prière que l’on appelle Préface dans les liturgies occidentales. Il la termine à haute voix pour annoncer l’hymne victorieux chanté par les anges ; et les fidèles chantent cet hymne : « Saint, saint, saint, est le Seigneur Dieu des armées ; ta gloire remplit le ciel et la terre ; Hosanna, dans les cieux ! Béni celui qui vient au nom du Seigneur ! Hosanna dans les cieux ! »

Pendant ce chant, le prêtre récite une prière dans laquelle il célèbre la sainteté de Dieu, qui a aimé le monde jusqu’à lui envoyer son Fils unique, lequel, avant de mourir sur la croix, prit le pain, le bénit et le donna à ses disciples en disant : « Prenez et mangez… » Le prêtre dit à haute voix les paroles de Jésus-Christ.

Les fidèles répondent : « Amen ! »

Le prêtre dit aussi à haute voix : « Buvez-en tous… ».

Les fidèles répondent : « Amen ! »

Le prêtre élève les dons pour les offrir à Dieu, puis il invoque par trois fois le Saint-Esprit, afin qu’il fasse : du pain, le corps du Christ ; du vin, le sang du Christ, en changeant leur substance par sa vertu toute-puissante.

Alors, il se prosterne et tous les fidèles se prosternent avec lui, pour adorer Jésus-Christ présent substantiellement sur l’autel.

Le prêtre fait ensuite mémoire de tous les saints de l’Ancien et du Nouveau Testament, qui ont été sauvés par la vertu du même sacrifice, et il élève la voix pour faire mémoire « principalement de notre très sainte, très pure, très bénie et glorieuse reine Marie, mère de Dieu et toujours vierge ».

Les fidèles répondent en chantant un hymne à la sainte Vierge.

Pendant ce temps, le prêtre fait mémoire de quelques saints en particulier ; des morts ; des ministres de l’Église ; de l’Église entière ; du chef de l’État, de sa famille et de son armée ; puis il élève la voix pour faire mémoire de la plus haute autorité de l’Église, soit patriarche, soit Saint-Synode.

Les fidèles demandent à haute voix qu’on fasse mémoire d’eux tous.

Le prêtre, obéissant à leur désir, les recommande tous à Dieu, ainsi que ceux qui souffrent et qui sont en danger ; les bienfaiteurs de l’Église et des pauvres ; puis, il demande que tous célèbrent d’une voix unanime la Sainte-Trinité et qu’ils obtiennent miséricorde par Jésus-Christ.

Le diacre demande, dans une litanie, toutes les grâces dont les fidèles peuvent avoir besoin. Le prêtre convoque tous les fidèles à les demander à Dieu en récitant l’Oraison Dominicale.

Tandis que les fidèles la récitent, le prêtre implore la miséricorde de Dieu pour tous les fidèles, et demande en particulier qu’ils soient dignes de participer à la communion du corps et du sang de Jésus-Christ.

Il élève ensuite la voix pour inviter à la communion par ces paroles : « Les choses saintes pour les saints ! »

Tandis que les fidèles chantent l’antienne de la communion, le prêtre divise le pain consacré[3] ; il en met une partie dans le calice, dans lequel il verse de l’eau chaude pour signifier la ferveur des saints, c’est-à-dire des fidèles qui doivent y participer. Après une prière pleine de foi et d’humilité, il communie sous les deux espèces ainsi que le diacre ; puis il distribue la communion, aussi sous les deux espèces, aux fidèles qui s’y sont préparés.

La consécration figure la mort ou l’immolation de Jésus-Christ ; la communion est le symbole de la sépulture. Mais afin que l’on ne croie pas que le Christ, réellement présent dans l’Eucharistie, meure et soit enseveli de nouveau en réalité, l’Église a eu soin de faire précéder ces deux figures d’une autre qui signifie la sépulture, comme nous l’avons remarqué précédemment.

Après la communion du prêtre, on ouvre la porte sainte[4], et le diacre, tenant entre ses mains la coupe où se trouve encore l’Eucharistie sous les deux espèces, la montre au peuple en disant : « Approchez avec crainte de Dieu et avec foi ! »

Les fidèles répondent : « Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! le Seigneur est Dieu, et il nous a apparu ».

Ce rite est le symbole de la résurrection du Sauveur.

Ensuite, le prêtre prie le Seigneur de bénir les fidèles, comme il bénit les apôtres en retournant au ciel. « Seigneur, dit-il, élève-toi au dessus des cieux, et que ta gloire éclate sur toute la terre ! » Il prend la coupe et la montre aux fidèles en disant :

« Béni soit Dieu, perpétuellement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles ! »

Ce rite est le symbole de l’ascension, suivie du règne éternel du Christ.

Le prêtre porte solennellement la coupe sur la table de Prothèse, replie l’Antiminsium, pendant que le diacre et les fidèles disent des prières d’actions de grâce ; il fait ensuite, avec le livre des Évangiles, une dernière bénédiction sur l’autel, et il sort du sanctuaire en disant : « Sortons en paix ! »

En dehors du sanctuaire et au milieu des fidèles, il récite une prière pour implorer la bénédiction divine pour tous les membres de l’Église, au moment où ils vont se retirer.

Il rentre dans le sanctuaire, bénit de nouveau les fidèles et les met sous la protection de la sainte Vierge, des apôtres, du patron de l’Église, du saint dont on célèbre la fête, du saint auteur de la liturgie qui a été récitée, soit saint Jean Chrysostome, soit saint Basile, et enfin de tous les saints.

Après la messe, le diacre consomme ce qui est resté de l’Eucharistie, en récitant des prières indiquées.

D’après cet exposé rapide de la sainte liturgie, il est bien évident qu’elle est la mémoire complète de la vie de Jésus-Christ.



Nous avons déjà fait remarquer que la liturgie romaine n’est pas aussi complète, puisqu’on y a supprimé d’abord la vie messianique et que, dans la messe des catéchumènes, la plus grande partie du symbolisme a disparu.

La messe des fidèles commence par l’Offertoire ou oblation. Le prêtre offre d’abord le pain ; puis il met le vin et l’eau dans le calice et les offre à Dieu. Il prie ensuite les fidèles de s’unir à lui dans l’oblation, et il invoque le Saint-Esprit pour qu’il bénisse le sacrifice[5].

Vient ensuite la Préface, suivie du chant : « Saint, saint, saint est le Seigneur… » Le prêtre chante la préface à haute voix dans les messes hautes.

La préface est suivie du canon. On appelle ainsi la partie de la messe pendant laquelle a lieu la consécration. Le prêtre le récite à voix basse. Il y fait mémoire des puissances ecclésiastiques et temporelles, de tous les vivants, et en particulier de ceux qui assistent au sacrifice. Il fait ensuite mémoire de la sainte Vierge, des apôtres et de tous les saints dont il invoque la protection.

Puis, étendant les mains sur les éléments, il s’adresse à Dieu pour lui demander qu’en vertu de sa puissance il les fasse devenir le corps et le sang de Jésus-Christ, qui, la veille de sa mort, a béni le pain et dit : « Ceci est mon corps ; » et qui a béni le vin en disant : « Ceci est le calice de mon sang… »

On croit généralement, dans l’Église romaine, que la consécration a lieu en vertu des paroles de l’institution prononcées par le prêtre. L’Église orthodoxe, au contraire, enseigne qu’elle a lieu par l’invocation du Saint-Esprit. Cette différence vient sans doute de ce que, dans l’Église romaine, les paroles de l’institution suivent la prière d’invocation et en font pour ainsi dire partie ; tandis que, dans l’Église orthodoxe, les paroles de l’institution sont rappelées d’une manière historique et suivies de l’invocation au Saint-Esprit.

Il est certain que le changement du pain et du vin au corps et au sang de Jésus-Christ ne peut être que l’effet de la puissance divine. On en convient dans les deux Églises ; on devrait donc, dans l’une comme dans l’autre, en tirer cette conséquence : que Dieu agit au moment où le prêtre, au nom de l’Église, le prie d’opérer le miracle du changement de substance.

La prière existe dans la liturgie romaine ; mais il faut convenir qu’elle n’est pas aussi explicite que dans celle de l’Église orthodoxe. Cependant, le canon de la messe, tel qu’on le récite aujourd’hui dans l’Église romaine, est antérieur à la séparation des Églises, et on l’a toujours regardé comme orthodoxe.

Après la consécration, le prêtre demande à Dieu d’avoir pour agréable le sacrifice qui lui est offert. Il fait mémoire des morts, des hommes apostoliques et des martyrs.

Ensuite a lieu la récitation de l’Oraison dominicale, qui forme le commencement de la préparation à la communion. Après avoir demandé la délivrance de tous les maux par l’intercession de la Sainte-Vierge, des apôtres et de tous les saints, le prêtre rompt l’hostie en trois parties et met la plus petite dans le calice.

Puis il dit les prières de préparation à la communion, et communie ensuite sous les deux espèces. Il consomme le tout et met, à deux reprises, du vin dans le calice, pour qu’il n’y reste rien des saintes espèces. Il communie ensuite les fidèles sous une seule espèce, et avec des pains consacrés autres que celui qui a servi au sacrifice.

L’Église romaine transgresse ainsi un commandement divin. Jésus-Christ ayant dit en instituant l’Eucharistie sous l’espèce du vin : « Buvez-en tous, » elle répond : « Les prêtres seuls en boiront ; » car le diacre lui-même ne communie que sous l’espèce du pain comme les fidèles.

D’un autre côté, en communiant les fidèles avec d’autres pains consacrés que celui qui a servi au sacrifice et à la communion du prêtre, elle n’a pas observé le rite apostolique qui selon saint Paul, symbolise l’unité de l’Église.

Après une prière dans laquelle le prêtre demande que les effets du saint sacrifice se fassent sentir à tous les fidèles, il donne la bénédiction au peuple, et termine la messe en lisant le commencement de l’Évangile de saint Jean.

Il suffit de ce coup d’œil sur la liturgie romaine pour se convaincre que, si elle a conservé les parties essentielles de la liturgie orthodoxe, elle n’en a retenu ni la belle harmonie ni le sens mystique. On n’y rencontre qu’un ensemble de prières, bonnes sans doute, mais ne répondant pas à cette idée première et fondamentale de la liturgie chrétienne, qui consiste à rappeler la mémoire complète de Jésus-Christ. On y retrouve assez de ressemblance avec la liturgie orthodoxe pour voir que son origine est la même ; mais on y trouve aussi assez de différences pour prouver qu’elle a été retouchée à diverses époques par des réformateurs qui n’avaient pas le sens liturgique. On y a de plus introduit des erreurs dont nous avons signalé les plus graves.



La liturgie anglicane est encore plus défectueuse que la romaine.

Après la partie qui correspond à la messe des catéchumènes et le sermon, on fait ce qu’on appelle offertoire. C’est la lecture de quelques sentences de l’Évangile, pendant la récitation desquelles on fait la quête. Suit une prière pour demander à Dieu d’agréer les offrandes qui ont été faites et d’accorder sa grâce au chef de l’État, aux ecclésiastiques et à tous les fidèles. Le prêtre fait ensuite une exhortation à ceux qui doivent communier ; un des ministres récite une formule de confession après laquelle le prêtre donne une absolution générale.

Il récite la préface suivie du cantique : Saint, saint, saint… ; après quoi il se met à genoux devant la table sur laquelle on a placé du pain et du vin, et il récite une prière de préparation à la communion. Il se lève ensuite et dit une prière dans laquelle est rapportée, d’après l’Évangile, l’institution de la sainte Eucharistie. On l’appelle prière de consécration. On y trouve bien les paroles de l’institution, mais aucune invocation pour demander à Dieu le changement de la substance du pain et du vin[6].

La communion du prêtre et des fidèles a lieu aussitôt après avec le pain et le vin. Après la communion, le prêtre place sur la table ce qui reste des éléments consacrés (c’est le mot dont se sert le Livre de prières), et il le recouvre d’un linge blanc. Il récite alors l’Oraison dominicale, une prière d’action de grâce, le Gloria in excelsis, et congédie les fidèles en leur souhaitant la paix et la bénédiction de Dieu.

Il est évident, d’après cet exposé, que l’Église anglicane a apporté tant de modifications à la liturgie romaine qu’elle suivait avant le seizième siècle, que l’on y trouve à peine quelques traces de la liturgie primitive, conservée par l’Église orthodoxe.

On y reconnaît surtout beaucoup de vague dans les expressions relatives à la sainte Eucharistie. Les protestants, qui ne croient pas à la présence réelle, peuvent s’en accommoder ; et elles ont certainement un sens calviniste, si on les explique par les Articles de religion, composés tout exprès pour expliquer la foi de l’Église anglicane. Les articles 28, 29 et 31, où l’on rejette le changement de substance des éléments eucharistiques, où l’on prétend que la foi est le moyen de participation au corps et au sang de Jésus-Christ, où l’on affirme que les méchants et les hommes sans foi ne participent pas au corps et au sang de Jésus-Christ, quoiqu’ils en mangent le signe ; où l’on condamne comme blasphématoire la doctrine du sacrifice liturgique ; ces articles sont incontestablement calvinistes, et s’ils sont le commentaire du

Livre des prières, on ne peut croire qu’il y ait, dans l’Église anglicane, une vraie liturgie.



Nous ne disons rien des liturgies orientales différentes de celles des saints Jean Chrysostome et Basile, car elles ont beaucoup d’analogie entre elles ; elles contiennent tout ce qui est essentiel au saint Sacrifice, et l’Église orthodoxe en reconnaît la haute antiquité et la légitimité.

Il est de principe, dans l’orthodoxie, que chaque Église a le droit d’avoir une liturgie particulière célébrée en langue compréhensible. Pourvu que cette liturgie ne contienne aucune erreur contre la doctrine et qu’elle possède tout ce qui est essentiel au saint Sacrifice, l’Église orthodoxe n’y voit aucun motif de séparation ; à plus forte raison, laisse-t-elle à chaque Église particulière la faculté d’organiser ses autres offices ; tout ce qu’elle demande pour reconnaître une Église comme sœur, c’est : une foi pure et complète, une doctrine morale conforme à l’Évangile, une discipline conforme aux canons des apôtres et des conciles œcuméniques, une liturgie dans laquelle on célèbre véritablement le saint Sacrifice.

L’Église romaine a des principes tout opposés. Il est vrai qu’en apparence elle admet les liturgies orientales comme légitimes ; mais sa conduite dans les Églises occidentales, et ses instructions secrètes, quant à celles d’Orient prouvent qu’elle ne fait de concession qu’en apparence, et dans le but de se préparer des moyens pour établir sa domination. Le pouvoir papal est son unique préoccupation. C’est pour cela qu’elle fait des concessions apparentes, et qu’en réalité elle agit avec absolutisme partout où elle le croit possible, en imposant sa liturgie propre, sa langue, ses usages, sa discipline, sa morale casuistique, ses nouveaux dogmes. En effet, pour elle, l’unité ne consiste que dans une entière conformité avec l’Église de Rome, ou plutôt dans la soumission aveugle au pouvoir du pape, qu’elle prétend souverain, universel, infaillible, divin, quoique la parole de Dieu et la tradition de l’Église le condamnent.



  1. L’antiminsium est une nappe de soie consacrée par l’évêque et sur laquelle on doit déposer les éléments du sacrifice. Elle contient des reliques des saints, en mémoire des tombeaux des martyrs sur lesquels on célébrait la liturgie à l’époque des persécutions. L’Église romaine n’a pas d’antiminsium, mais elle veut que sur chaque autel il y ait une pierre consacrée par l’évêque et dans laquelle on place des reliques. On étend dessus un linge blanc appelé corporal pour la célébration de la liturgie.

    L’Église anglicane n’a ni antiminsium, ni pierre sacrée.

  2. C’est à tort que, comme nous l’avons remarqué, dans les liturgies occidentales on a placé la récitation du symbole avant l’offertoire, c’est-à-dire à la messe des catéchumènes ; car il ne devait être récité que par les fidèles ou croyants, et les catéchumènes ne l’étaient pas avant d’avoir reçu le baptême. L’innovation n’a été faite que par suite d’un oubli complet des usages de l’Église primitive.
  3. Le pain consacré sert pour la communion du prêtre, du diacre et des fidèles, conformément à ces paroles de saint Paul : « Nous ne sommes tous ensemble qu’un seul pain et un seul corps, parce que nous participons tous à un même pain.
  4. Plusieurs fois, pendant la liturgie, on ouvre et on ferme la porte sainte ; nous n’avons point fait mention de ce rite ni de beaucoup d’autres, parce que nous n’avons voulu donner qu’une idée générale de la sainte liturgie, sans en expliquer tous les détails. Il faudrait un ouvrage spécial pour exposer le profond symbolisme de ces détails qui, tous, remontent à la plus haute antiquité.
  5. Cette invocation du Saint-Esprit, très éloignée de la consécration, ne peut être regardée comme l’invocation qui est la prière de consécration.
  6. Cette invocation se trouve dans la liturgie écossaise, plus orthodoxe que l’anglicane.