Fables d’Ésope (trad. Chambry, 1927)/Le Laboureur et le Serpent gelé

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

List2.svg Pour les autres éditions de ce texte, voir Le Laboureur et le Serpent gelé.

Traduction par Émile Chambry.
FablesSociété d’édition « Les Belles Lettres » (p. 39).
82


LE LABOUREUR ET LE SERPENT GELÉ


Un laboureur trouva dans la saison d’hiver un serpent raidi par le froid. Il en eut pitié, le ramassa et le mit dans son sein. Réchauffé, le serpent reprit son naturel, frappa et tua son bienfaiteur, qui, se sentant mourir, s’écria : « Je l’ai bien mérité, ayant eu pitié d’un méchant. »

Cette fable montre que la perversité ne change pas, quelque bonté qu’on lui témoigne.