Glossarium mediae et infimae latinitatis/1887, Henschel, T9/Index alphabétique - A

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GLOSSAIRE FRANÇAIS

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A


AAG

A pour En. Dire à secret, en secret. Gl. A secretis.

° A AIS, A. poil. Gl . Aisientia. Voyez Ais.

A CAU, En cachette. Gl. Acau. [Statuts de Montpellier.]

AABATRE. Voyez Abatre. Roquef., Suppl., a un passage de Beaumanoir où ce mot signifierait déduire ; mais dans l’édit. de M. Beugnot on lit, chap. 17, § 18, rabatu, au lieu de aabatu. Voyez Halliwell, au mot Abate 1.

AACHEMENT, Appât, amorce et

AACHIER, Attirer, engager. Gl. Allectatio. [La racine de ces deux mots est le lat. Esca. Voyez Aeschier, et Rayn. tom. III, pag. 142 aux mots Adesc et Adescar.]

° AAFINANCE, Injure sanglante. Chron. des ducs de Normandie, tom. I, pag. 407, vers 9398 :

Bernart, à braz, tot en oiance
M’avez dit honte e aafinance.

Faut-il lire Aasmance ?

AAGE. La durée de la vie [majorité]. Gl. Ætas, [et Minorennis. Partonopeus de Blois, vers 329 :

Mais quant il vint en son aage
Tant sorsamble Hector et Paris.]

AAGEMENT, Majorité.

AAGER, Déclarer majeur et

AAI

AAGIÉ, Majeur. Il se dit aussi des animaux sevrés. Gl. Aagiatus, Ætas Baroniœ] et Sequela 7.

AAGNER, Contredire, contester avec chaleur, disputer. Gl. Atia, 452 1.

AAIGE, Majorité. Gl. Aagiatus.

° AAIGIÉ, Voyez Aagié.

° AAINNEECHE. Voyez Ainsneece. ° AAIRER (S’) Se nicher. Li Congié Baude Fastoul d’Aras, vers 469 :

Cuers en cui grans anuis s’aaire.

Voyez Roquef. Suppl.

° AAISE, Richesse, aisance. Traduct. de Guill. de Tyr, dans le Glossaire de Joinville : Il leur douroit assez plus que il n’avoient là, et seraient plus à honour et à greignour aaise.

AAISER, Aaisier, Donner de l’aise, mettre à l’aise, soulager. Chastel. de Couci, vers 3130 :

Si l’a mené en un destour
Et Va grandement aaisiet.
Puis li a quinze solz bailliet.

Roman de Garin le Loherain, tom. I, pag. 296 :

En la cité ne se puet aaisier
Tant a léans Alemans e Baviers.

Flore et Blanceflor, vers 1430 :

Puis establerent lor cevaus,
Moult les lisent bien aaisier
E de litiere et de mangier.

AAI

Chron. des ducs de Normandie, tom. II, pag. 214, vers 2162 1 :

Unc mais nus hom de son saveir
Si n’aaisa ses enemis,
De lui damagier, ce m’est vis.

Pag. 220, vers 21854 :

Mais oi puet son cors aaisier.

Flore et Jehane, pag. 55 : Et elle ot esté bagnie et tifée et aaisie de tous poins lesxv jours. Garin le Loherain, tom. I, pag. 242 :

Mais Isores qui tant fist à prisier
Derrier se mest por les siens aaisier.

Le Reclus de Moliens, dans le Glossaire de Joinville :

Une heure se mesaaisoit
Por lui à toujours aaisier.

Voyez Rayn. tom. 2, pag. 42’, au mot Aisar.

° AAISIÊ, Qui est à son aise, riche. Roman de Renard, tom. 1, pag. 46, vers 1190 :

Et mesire Costant Desgranges
Un vavassor bien aaisié.

Agile, aisé à conduiie. Chron. des ducs de Normandie, tom. 1, pag. 410, vers 9480 :

Sur le cheval bauzan Gascon
Fort e isnel e aaisié.

AAISIER, Accorder l’usage de quelque chose, prêter. Gl. Aaisientia.

AAISSIER, Aider, donner des secours. Gl. Aaisientia.