Guide du skieur/Appendice I

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Commandant Bernard
(p. 111-116).

APPENDICE I


Nous présentons d’abord, pour les skieurs qui ne tiennent pas à la progressivité ou à l’automatisme dans les systèmes d’attache, deux systèmes de fermeture simples non automatiques, en gros fil de fer (n° 21), puis des systèmes à levier automatiques non réglables, et d’autres réglables, qu’ils pourront se fabriquer eux-mêmes.

I. — Systèmes à levier non automatiques du capitaine Bernard.

a) Avec fermeture à clef (fig. 41, 41bis, 41ter) ;

b) À verrou coulissant (fig. 42, 42bis).

Dans ces systèmes, l’axe du levier étant situé au-dessous de la courroie, celle-ci tend constamment à se relever et n’est maintenue que par une clef ou un verrou. Ils ont l’avantage, qui compense la suppression de l’automatisme, d’éviter la distension légère

des courroies, qui se produit avec les systèmes automatiques, une fois le point mort franchi, d’offrir moins de relief sur la chaussure et de diminuer par conséquent l’action de freinage et les chances

Fig. 41. — Système d’attache avec fermeture à clef.

Fig. 41bis. — Clef fixée à travers la courroie d’avant (coupe suivant l’axe de la courroie).


Fig. 41ter. — Clef en fil de fer tordu.


Fig. 42. — Système d’attache à verrou.

Fig. 42bis. — Projection suivant XY de la figure 42.
d’accrochage. L’ouverture de ces systèmes est aussi rapide qu’avec les systèmes automatiques, puisqu’il suffit de faire pivoter une clef ou glisser un verrou.

II. Systèmes à levier automatiques non réglable en fil de fer.

a. Système Bernard. — Il se compose de deux cadres en fil de fer galvanisé, l’un fixe (a), l’autre mobile (b), pivotant autour de o et o’. Le cadre mobile étant


Fig. 43. — système d’attache Bernard en fil de fer (représenté fermé).


rabattu vers l’arrière (fig. 43), la courroie qu’il porte passe au-dessous de l’axe de pivotement du cadre, et le maintient fermé automatiquement par sa propre tension [1]. On augmentera la force du levier en attachant la courroie d’avant sur le cadre mobile à 2 ou 3 centimètres de l’axe, à une barrette fixée sur ce cadre.

b. Système Rivas. — C’est un système également basé sur l’emploi du fil


Fig. 43bis. — Système d’attache Rivas à fermeture instantanée et automatique (réduit au 1/2).


de fer, avec cadres, dont l’un sert de levier (fig. 43bis).


III. — Systèmes d’attache à réglage progressif avec fermeture automatique du capitaine Bernard.

a) En fil de fer, avec vis de réglage se rabattant sur la chaussure (fig. 44). — Ce système comporte un cadre en fil de fer fixe (a) sur lequel pivote un cadre mobile (b), comme dans le système II (a). Le cadre mobile supporte un axe replié en son milieu, en forme d’anneau, contre lequel s’appuie un écrou f porteur de la vis e. La tête de la vis est fixée dans la courroie d’avant. La courroie d’arrière est rattachée au cadre fixe. Les différences de tension des courroies dues aux écarts de température sont corrigées grâce à l’écrou qui permet de déplacer la vis dans un sens ou dans l’autre, et par conséquent de rapprocher ou d’écarter les courroies [2].

Fig. 44. — Système d’attache Bernard à fermeture instantanée et automatique avec vis de réglage ou à tension constante des courroies (modèle n° 1). Le cadre mobile peut être placé aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur du cadre fixe. — Les dimensions des 2 cadres en largeur sont alors respectivement changées.

b) Avec vis-levier se rabattant verticalement en avant de la chaussure


Fig. 45. — Système d’attache à vis-levier et fermeture automatique Bernard.


(fig. 45 et 45bis). Le levier Sigurd à crans, qui n’assure qu’un réglage relatif, a été remplacé par une vis, portant un écrou. Celui-ci sert
Fig. 45bis. — Coupe suivant XY
de la figure 45.
d’appui à un anneau en gros fil de fer, replié de manière à former axe double. Les bouts de la courroie d’étrier postérieur, qui sont percés de deux ou trois trous, distants de 1 à 2 centimètres, sont fixés par ces trous sur les branches de l’axe double. On règle la tension en faisant varier la position de l’écrou. Ce système est très facile à fabriquer, avec une vis de bois de lit, du fil de fer de gros calibre et de la tôle d’acier.

  1. Ce système simple n’a pas été mis en service, parce que nous l’avons abandonné en 1905 pour un système en fil de fer basé sur le même principe, mais perfectionné par l’addition d’une vis de réglage, et antérieur au système du capitaine Rivas. Nous revendiquons donc la priorité de l’application du fil de fer aux fermetures à levier automatiques — comme aux raquettes de bâton de skieurs.
  2. Ce système est une modification de celui qui fut utilisé à l’École de ski et à l’École normale de ski de Briançon et du 159e en 1905 et 1906. Dans le 1er appareil on agissait directement sur la vis qui faisait levier, tandis que, dans l’appareil représenté fig. 44, on agit sur un cadre-levier. L’action du levier est ainsi plus facile.