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Hatzfeld - Dictionnaire général de la langue française/Tome 1b

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DICTIONNAIRE GÉNÉRAL

DE LA

LANGUE FRANÇAISE

DEPUIS LE COMMENCEMENT DU XVIIe SIÈCLE JUSQU’A NOS JOURS


A

A [á] s. m.
[étym. Le nom, la forme et le son viennent de l’a latin.]
La première lettre de l’alphabet et la première des voyelles. || La voyelle A. A est fermé ou ouvert. A ouvert est long dans rade et bref dans rate. Dans pâte, l’a est fermé et long. La voix A se forme en ouvrant fort la bouche, MOL. b. gent. ii, 4. || La lettre A. Panse d’à, partie arrondie de a dans l’écriture. Fig. Ne pas faire une panse d’à, ne rien écrire, ne rien faire. Sans faire jamais une panse d’à ni œuvre quelconque de mes mains, voit. Lett. 184. Ne savoir ni a ni b, ne rien savoir. Un mari... qui ne sache a ne b, mol. f. sav. V, 3. Depuis a jusqu’à z, du commencement à la fin. Prouver par A plus B, avec une rigueur mathématique. Marqué à l’a, de bonne qualité (allusion à la marque ; la monnaie de Paris).
À
[à] prép.
[étym. Du lat. ad, § 726. Aux sens propres de ad (direction et proximité) se sont ajoutés, dans le lat. pop., les sens du datif (attribution) et de l’ablatif avec ou sans la prép. in (situation). En outre, un emploi spécial de ad (coïncidence) amenant l’idée de conséquence (ad cantum illi expergisci), ad a marqué l’instrument : occidere ad lancas, tuer à coups de lances, végèce, iii, 24 ; de là les emplois du n° V. || Par contraction, au roi, pour à le roi ; aux rois, aux choses, aux âmes, pour à les rois, à les choses, à les ames. (V. § 593.) || A partir du xvie s. au, aux, remplacent souvent les formes contractées ou, es (c.-à-d. en le, en les), sorties de l’usage général. (V. en et § 726.)]
Exprime un rapport de destination.
  1. Destination de lieu.
    1. Direction vers un lieu. (Perrette) Prétendait arriver sans encombre à la ville, la f. Fab. vii, 10. C’est à Rome, mes amis, que je prétends marcher, rac. Mithr. iii, 1. Aller à l’église. Voyage à Londres. C’est peu d’aller au ciel ; je vous y veux conduire, corn. Poly. iv, 3. Descendre à terre. Tirer qqch à soi. Conduire à l’échafaud. Porter une lettre à la poste. Jeter son froc aux orties. Courir aux armes. Envoyer au diable. Empoisonneur, au diable ! mol. Mis. i, 2 . || Aller d’un endroit à un autre. Le plus hardy ne laissa à s’approcher de peu à peu de More, rouchet, Serées, iv, 243. De peu à peu, rons. Odes, iii, 20. (Traduire) de mot à mot, Psaut. de Metz, ol. (xive s.), et bouchet, Serées, préf. Avec ellipse de préposition de. Peu à peu. Petit à petit. Pas à pas. Monter quatre à quatre, de quatre marches en quatre marches. Terre à terre. Traduire mot à mot ; verser goutte à goutte ; arracher brin à brin. || Au, aux, pour en le, en les. Jeter au feu. mettre aux fers.
    2. Proximité par rapport à un lieu, à une chose. La taille livrée à Cannes. Ce village est à une lieue de Paris. à quatre pas d’ici je te le fais savoir, corn. Cid, ii, 2. Se mettre à la fenêtre. A mes côtés assis, rac. Ath. ii, 7. Être à table. L’épée au côté. Cela s’est passé à mes yeux. A la face des dieux, corn. Cinna, i, 3. Rire à la barbe de qqn. Il dit tout à l’oreille, mol. Mis. ii, 4. S’asseoir au soleil. A fleur d’eau. Côte à côte, vis-à -vis, nez à nez, tête à tête, face à face, dos à dos. Se battre corps à corps. Bout à bout, deux à deux.
    3. Position dans un lieu. Il demeure à Paris. Conseiller à la cour. Ce pays est aux antipodes. | P. anal. Gardant au cœur d’infidèles amours, rac. Mithr. iv, 4. Le blasphème à la bouche, corn. Poly. iii, 5. | A la place, au lieu et place de qqn. Fig. Au lieu de dire. A défaut de. Au défaut de. || Au, aux, pour en le, en les. Les étoiles brillent au ciel. Rome entière noyée au sang de ses enfants, corn. Cinna, i, 3.
  2. Destination de temps.
    1. Progression vers un temps. La cause est ajournée à huitaine. Vous avez à demain remis le sacrifice, corn. Hor. v, 2. A ce soir. Tout à l’heure. Travaux forcés à temps, à perpétuité. A jamais, à tout jamais. Bouillir dans les enfers à toute éternité, mol. Éc. des f. iii, 2. Arriver à terme. Billet payable à trente jours. Du matin au soir. De temps à autre. De jour à autre, la br. 16.
    2. Coïncidence par rapport à un temps. Je rougis, je pâlis à sa vue, rac. Phèd. i, 3. A ces mots le corbeau ne se sent pas de joie, la f. Fab. i, 2. A ce coup. Tout à coup. || P. ext. Avec l’idée de conséquence. (V. le n° V.) S’éveiller au bruit. Reconnaître qqn à sa démarche. A l’œuvre on connaît l’artisan, la f. Fab. i, 21. A vaincre sans péril on triomphe sans gloire, corn. Cid, ii, 2. J’ai honte à ma fortune en regardant la tienne, a. chén. Mendiant.
    3. Accomplissement dans un temps, Il dîne à midi. (Il) mangeait à ses heures, la f. Fab. vii, 4. A l’âge de vingt-deux ans le duc conçut un dessein, boss. Condé. | A l’instant. A présent. Au temps jadis. Que je parte à ce soir [vieilli), théophile, i, 15
  3. Fig. Destination de but.
    1. Tendance vers un but. Tendre à la perfection. PAULINE : Où le conduisez-vous? — FÉLIX : A la mort, corn. Poly. v, 3. Sans penser qu’ils allaient à la servitude, boss. R. d’Angl. Réduire à la misère. Venir à résipiscence. Il aspire à descendre, corn. Cinna, ii, 1. Réduire au plus petit volume, à la plus simple expression. Le compte s’élève à cent francs. Compter de vingt à trente. Ils sont de dix à douze. Appartement composé de cinq à six pièces, les. Gil Blas, iii, 9. | Aller d’une chose à l’autre. Traiter qqn de Turc à More. || Tirer à sa fin. L’affaire a tourné à sa honte. Médaille frappée à l’honneur de Louis XIV (vieilli), d’alemb. Éloges, Perrault, note a. La chose allait à bien par son soin diligent, la f. Fab. vii, 10. Venir à rien. Donner à bail. Mettre à profit. Tenir à honneur. Prendre à témoin. Pour l’exhorter à patience, la f. Fab. iii, 5. Avarice qui va jusques à la fureur, id. ibid. XI, 7. Il est jaloux, mais jaloux à la rage, boissy, Époux par superch. i, 8. Aimer à la folie. Fléchir au temps, mol. Mis. i, 1. Changer une chose à une autre (vieilli). || Avec un infinitif pour complément. Chercher à tromper qqn. Aimer à jouer. Verser à boire. | Vieilli au sens de pour. Il n’attend qu’un prétexte à l’éloigner de lui, rac. Andr. ii, 3.
    2. Conformation en vue d’un but, adaptation. Dieu fit l’homme à son image. Cela marche à mes souhaits. Aux grands maux les grands remèdes. A trompeur trompeur et demi. Cela ne va pas à mon gré. Vous cherchez dans vous-mêmes le remède à vos misères, pasc. Pens. xii, 2. | Je tremble…, à ne vous rien cacher, rac. Ath. i, 1. A dire vrai. A mon sens, à mon avis. || Apte aux affaires. Noire à faire peur, mol. Mis. ii, 4. Fille à marier. C’est un homme, entre nous, à mener par le nez, mol. Tart. iv, 5. (Il) t’aime à perdre l’esprit, regnard, Distr. ii, 7. Des contes à dormir debout. || Cuiller à potage. Salle à manger. Fer à repasser. Bois à brûler. Tabac à priser, à fumer.
    3. Situation par rapport à un but. Être au comble de ses vœux. Être à l’abri. Être à l’aise. || Être à dormir, à ne rien faire. Travail à faire. Avoir à faire. Trouver à redire. C’est à savoir. C’est-à -dire. || Au, aux, pour en le, en les. Être au rang des dieux. En mon nom et au vôtre. La religion des Juifs semblait consister essentiellement en la circoncision, aux sacrifices, aux cérémonies, en l’arche, au temple, pasc. Pens. xxi, début.
  1. Destination de personnes, de choses.
    1. Attribution. Écrire, parler, s’adresser à qqn. C’est à vous, mon esprit, à qui je veux parler, Boil. Sat. 9 . A moi, comte, deux mots, corn. Cid, ii, 2. Grâce soit rendue à Dieu, et, ellipt, Grâce à Dieu. Décerner à qqn une récompense. Tout cela ne convient qu’à nous, La f. Fab. xi, 8. A bon entendeur, salut. Gloire à Dieu. | Vieilli au sens actuel de pour. La croix est un lieu de triomphe à notre Sauveur, boss. Hist. univ. ii, 19.
    2. Adjonction. Mettre les bœufs à la charrue. Souffrez qu’à mon logis j’ajoute encore une aile, la f. Fab. viii, 1. Joindre un mot à un autre. Allier la modestie au mérite.
    3. Appartenance. Ce chien est à moi, pasg. Pens. vi, 50. Famil. Avoir une maison à soi. Nos occupations, à vous et à moi, ne sont pas petites, mol. iJ. gent. i , 1. La fille à Nicolas. C’est proprement la caverne au lion, la f. Contes, Oraison. Vouloir, à Dieu, c’est faire, BOSS. .2« Toussaint, 1. C’est à vous d’en sortir, mol. Tart. iv, 7. | P. ext. Prendre, acheter, enlever qqch à qqn, qqch qui lui appartient. Oter à un roi sa couronne, volt. Parlem. de Paris, 46. | P. anal. Arracher qqn aux flammes, à la mort.
  2. Destination de moyen.
    1. Recours à une chose qui sert à produire un effet déterminé.
      1. Recours à un instrument. Pêcher à la ligne. Se battre au pistolet. Travailler à l’aiguille. Charger à mitraille. | Moulin à vent. Bas au métier.
      2. Recours à un mode d’action. Se sauver à la nage. A tire-d’aile. Marcher à reculons. Se mettre à deux pour faire qqch. A nous quatre, nous en viendrons à bout. Sonner à toute volée. Parler à cœur ouvert. Combattre à outrance. A bon escient. A la rigueur. A grand peine. | Acheter à crédit. | Brûler à petit feu. A la dernière mode. Habit à la française. Poulet à la financière.
    2. P. ext. Réunion d’une chose avec une autre qui concourt à un effet déterminé. Panier à anse. Char à bancs. Clou à crochet. Voiture à deux chevaux. Omelette au lard. Canard aux navets. L’homme aux rubans verts, mol. Mis. v, 4. | Fig. Dn homme à prétentions, à bonnes fortunes.
’ABACA
[à-bà-kà] s. m. (qqns le font fém. comme le mot espagn.),
[ÉTYM. Emprunté de l’espagn. abaca, m. s. § 13. || 1723. SAVARY, Dict. du comm.]
Espèce de bananier des îles Philippines, j Filasse dite chanvre de Manille, qu’on tire de cet arbre
ABAISSE
[à-bès’j s. f.
[ÉTYM. Subst. verbal de abaisser, § 52. || 1680. riciiel.]
Morceau de pâte abaissé (aminci) sous le rouleau.
•ABAISSE-LANGUE
[ii-bès’-lâng’] s. m .
[ÉTYM. Composé de abaisse et langue, § 209. || Néolog.]
Instrument de chirurgie servant à abaisser la langue.
ABAISSEMENT
[à-bès’-man ; m vers, -bè-se-…] s. ih.
[ÉTYM. Dérivé de abaisser, § 145. || xii» s. beneeit, Ducs de Norm. 10939.]
  1. Action de faire descendre, état de ce qui est descendu à un niveau plus bas.
    1. Au propre. — d’un store. L’ — d’un astre, sur l’horizon. L’— du cristallin (dans la cataracte).
    2. Fig. Action de faire descendre, état de ce qui est descendu à une condition inférieure.
      1. A une situation, un rang inférieur. Affermir l’autorité du prince et la sûreté des peuples par l’— des grands, la br. 10. L’— où le sort les a jetées, mariv. Marianne, 7. (Blason.) L’— de l’écu, diminution de la valeur par modification dans les pièces. | Ce triste — convient à ma fortune, rac. Iph. m, 5. — volontaire, action de s’humilier. Aux abaissements glorieux de l’humilité chrétienne, BOSS. Honneur du monde, préamb.
      2. A un état moral, intellectuel inférieur. L’— des âmes, des caractères. L’ — des études.
      3. A un degré inférieur de quantité, d’intensité. L’— du prix des denrées, de la température. L’ — de la peine, application d’une peine moindre dans le cas de circonstances atténuantes.
  2. Action de diminuer qqch en hauteur. L’— d’un mur, d’un terrain.
ABAISSER
[à-bè-sé; moins bien, à-bé -sé; au futur et au conditionnel, à-bes’-ré, à-bes’-rè] v. tr.
[ÉTYM. Composé de à et baisser, §§ 192 et 196. || xiic s. Son pris li vuelent abaissier, marie de frange, Guigemer, 11. I xiiie s. (Le saphir) Tote manière d’enfleüre Abasse, dans PANNiER, Lapid. franc, p. 117.]
  1. . Faire descendre à un niveau plus bas. [Syn. baisser.)
    1. Au propre. Je leur fis — les voiles, fén. Tél. 4 . Elles abaissent toutes deux leurs coiffes, corn. Suite du Ment. m, 3. Pour pouvoir — leur bec jusqu’à terre, FÉN. Exist. de Dieu, i, 2. — son chapeau sur ses yeux, la br. 6 . — le cristallin (dans la cataracte). Ordonnez-lui d’— l’œil sur moi, CORN. Tite et Dér. iv, 3. Le rivage va s’abaissant. (Blason.) Pièces abaissées, placées dans l’écu au-dessous de leur position ordinaire. — un chiffre, écrire un chiffre du dividende à la suite du reste obtenu. | P. ext. — une perpendiculaire, la tracer de haut en bas.
    2. Fig. Faire descendre à une condition inférieure.
      1. A un rang inférieur. [Syn. dégrader.) S. Tullius avait étendu les privilèges du peuple, pour — le sénat, montesq. Rom. 1 . Les grands noms abaissent au lieu d’élever ceux qui ne j les savent pas soutenir, la roghef. Max. 94. S’il (l’homme) se vante, je l’abaisse ; s’il s’abaisse, je le vante, pasg. Pens. VIII , 14. | Absolt. C’est lui (Dieu) qui élève, c’est lui qui abaisse, boss. Honneur du monde, 3. S’—. L’humilité… est un artifice de l’orgueil qui s’abaisse pour s’élever, la rochef. Max. 254.
      2. A un état moral, intellectuel inférieur. [Syn. ravaler.) (L’éducation) ne cherche qu’à l’— (le cœur) dans les États despotiques, montesq. Espr. des lois, iv, 3. De s’ — ainsi jusqu’à trahir son âme, mol. Mis. i, 1. — le niveau de l’art, des études.
      3. A un degré inférieur de quantité, d’intensité. {Syyi. diminuer.) — le prix du blé, le cens électoral. — une peine. — une équation, la réduire à un degré moindre. | Poet. N’attends pas que j’abaisse ma haine, corn. Pomp. III, 4. | (Fauconn.) — un oiseau, diminuer sa nourriture pour le rendre plus ardent. | — la voix sur une syllabe non accentuée.
  2. Diminuer qqch en hauteur. — un terrain, un mur. (Hortic.) — une branche, la couper près du tronc. — la pâte, l’amincir sous le rouleau.
ABAISSEUR
[à-bè -seur] adj. m.
[ÉTYM. Dérivé de abaisser, § 112. || 1564. Abbaisseur d’orgueil, J. THIERRY, Dict. franç.-lat.]
Qui sert à abaisser. Spécialt. Qui abaisse certaines parties du corps. Le muscle — de la mâchoire. | Substantivt. L’— de l’œil, muscle qui abaisse l’œil.
•ABAIT.
V. abet.
ABAJOUE
[à-bà-jou] s. f.
[ÉTYM. Sans doute corruption de la bajoue, ,§ 213. | xviiic s. Abajoues, c’est-à-dire poches au bas des joues, BUFF. Orang-Outang.]
Poche que certains animaux ont à l’intérieur de chaque joue et où ils mettent en réserve des fruits, des graines, pour les manger à loisir. | Fig. Famil. Joue pendante.
•ABALOURDIR
[à-bà-lour-dir] v . t r .
[ÉTYM. Composé de à et balourd, §§ 194 et 196. FURET, le signale comme hors d’usage. || 1642. oud.]
Famil. Rendre balourd, lourd et gauche. S’—.
ABANDON
[à-ban-don] s. m. [étym.. Compose de à et l’anc. franç. bandon, au sens de pouvoir, §§ 193 et 201. Tous mes trésors vous soit a bandon mis, Garin le Loher. ii, 90, P. Paris (xii » s.). De là, abandon, le fait d’être à bandon, à la merci de qqn. ||xiie s. Mettre en abandon, marie de france, Eliduc, 231.]
|| 1° Action de laisser à la discrétion de qqn. De tous les trésors l’— général, corn. Méd. ii, 2. Traité qui était plus une paix qu’un — de ses propres forces, montesq. 5. Un parfait — au souverain vouloir, corn. Imit. i,. P. ext. Action de renoncer à qqch. | L’— de tous ses engagements, montesq. Espr. des lois, iii, 5. Un esprit de nonchalance, de paresse, d’—, id. ibid. viii, 5. || 2° Action de laisser à elle-même une personne, une chose. Par l’— du roi, st-sim. viii, 225. Sa chute (de Pierre) arriva… par le défaut de la grâce, et par l’— de Dieu, pasc., Prov. 3. || Absolt. Il sent alors son néant, son —, pasc. Pens. xxv, 26. L’— où cette maison a été laissée. || Loc. adv. A l’— . Tu laisses aller tes affaires à l’ — , mol. Mal. . 1er interm. || 3° Action de laisser aller son corps, son esprit, etc., à leur pente naturelle. Dans un mol —, buff. Cygne. Aimable -. l'- et le naturel, stael, Cor. iv, 6. ABANDONNATAIRE [à-ban-do-nà-ter] s. m. et f. [étym.. Dérivé de abandonner, § 248. || Néolog.] || Celui, celle à qui est fait un abandon de biens. ABANDONNEMENT [à-ban-dôn’-man ; en vers, — dô--...] s. m. [étym.. Dérivé de abandonner, § 145. || xiiie s. Abandonnement A tous periz, j. de meung, Rose, 15743. Suivant bret. plus usité au xviie s. que abandon ; tend à vieillir.] || Action d’abandonner. || 1° Action de laisser à la discrétion de qqn. — de biens, cession de biens. | P. ext. Action de renoncer à qqch. Cet — de sa propre cause, bourd. Passion, 1. L’— de cette volonté, volt. S. de L. XIV, 22. || 2° Vieilli. Action de laisser qqn à lui-même. L’— par is fait de tous ceulx qui seroient faucteurs… (1411), dans bret d’arcq, Pièces relat. à Ch. VI, ii, 27. || Etat de celui qui est laissé à lui-même. Dans 1’— où je me suis trouvée, mol. Scap. iii, 7. Ce sont des abandonnements que nous méritons toujours, sév. Fragm. 2. || 3° Absolt. Action de laisser aller son corps, son esprit, etc., à leur pente naturelle. Tant de faiblesse et d’— , Mort du pécheur, 1. Un — de soi-même qui rend incapable de tout art, mme du chatelet, Réflex. sur le malheur. | Action de se donner toute licence. Quel — ! quel désordre ! dancourt. Bourgeoises de qualité, i, 6. ABANDONNÉMENT [à-ban-do-né-man] adv. ÉTYM. Composé de abandonnée et ment, § 724. || xii" s. levaucher) abandoneement, Aiol, 7598.] Vieilli. En se livrant sans réserve. Il leur était trop gnement et — vendu pour être plaint de personne, ST. XVI, 83. ABANDONNER [à-ban-dù-né] v. tr. âTYM. Composé de à et bandon, pouvoir, §§ 194 et 196. i » s. Le frein li abandunet, Roland, 1493.] || 1° Laisser au pouvoir, à la discrétion de qqn. — ses is à ses créanciers. Porte aux Grecs cet enfant que Pyr3 m’abandonne, rac. Andr. m, 1. Théodose l’abandonna soldats, qui lui tranchèrent la tête, flécii. The’odose, iv, Fais ce que tu voudras, je m’abandonne à toi, rac. Ph(kl. 3. — son âme à Dieu. || Laisser au pouvoir de qqcb. abandonne aux lois, corn. Poly. m, 3. Une barque abannée au courant. — une ville au pUlage. || P. ext. Il ( ! u) l’abandonne à ses ignorances, BOSS. Hist. univ. m, Tandis que Néron s’abandonne au sommeil, rac. Prit. Le prince aux cris s’abandonna, LA F. Fab. viii, 14. t toi qui t’abandonnes à ces coupables extrémités ! mol. II, 2. Elle peut s’— à vous aimer, pasc. Maladie, 5. xt. Renoncer à qqch. — le monde. Le plus indigent et lus méprisable Ne l’abandonne (la vie) qu’à regret, corn. t. I, 22. — une entreprise. Un autre, à sa place, aurait ndonné la partie, les. Diable boit. 4. 2 » Laisser qqn à lui-même. ATHALIE
Vous êtes sans
nts ? — JOAS
Ils m’ont abandonné, rac. Ath. il, 7. Il
donc vrai que Titus m’abandonne ? id. lier, iv, 5. | Fig. K orce m’abandonne, rac. Phèd. i, 3. Son courage ne l’aband aa pas, BOSS. llist. univ. i, 9. 3o P. anal. Laisser qqch vacant. — son poste, ses fc étions. (Ils) abandonnent leurs retranchements, voit. Lett. 74. Les terres furent abandonnées par les laboureurs, montesq. Rom. 19. Objets abandonnés sur la voie publique, laissés .sans maître. Il 4 » Absolt. V. jjron. s’—, laisser aller son corps, son esprit, etc., à leur pente naturelle. Elles s’étaient abandonnées dans les airs, comme si elles eussent voulu se laisser tomber, la f. Psyché, 1. La véritable grandeur est… familière ; … elle s’abandonne quelquefois, la br. 2. | Se donner toute licence. Cette femme s’abandonne. | Adj. Abandonné, ée, qui a perdu toute retenue. Les plus abandonnés calomniateurs qui furent jamais, pasg. Prov. 16. Famille —, maison sans mœurs, beaumarcii. M(}re coup, v, 7. | Substantivt. (Je) ne veux point brûler pour une —, mol. Et. m, 3. ABAQUE [à-bak’] s. ju. [ÉTYM. Emprunté du lat. abacus, m. s. || xiiie s. L’abaqz 1 tient arimétique, iiom. de Thèôes, dans coissr ass, Légende d’Œdipe, p. 269.] ï. Il 1 « Tablette couverte de sable fin sur laquelle les anciens traçaient des nombres, des figures géométriques. I P. anal. (Chez les modernes.) Table à calcul. Spécialt. Cadre de bois à tringles parallèles où sont enfilées des boules mobiles. (F. boulier-compteur.) Il 2o Tablette sur laquelle les anciens jouaient aux dés. Il 3° Tablette à compartiments creux où on posait les amphores. II. Partie supérieure du chapiteau d’une colonne, en forme de tablette. {V. tailloir.) III. Sorte d’auge à laver le minerai. ABASOURDIR [à-bà-sour-dir ; selon d’autres, à-bàzour-dlr ] v. tr. [ÉTYM. Mot fait avec sourd sur le modèle de abalourdir. II 1721. DANET, Dict. franç. —lat.] Il Assourdir momentanément. Ce vacarme m’abasourdit. || Fig. Famil. Hébéter momentanément. Ce coup m’abasourdit, DUFRESNY, RéconcH. norm. ii, 9. •ABASOURDISSANT, ANTE [à-bà-sour-di-san, — sânf; selon d’autres,…-zour-… ] adj. [ÉTYM. Adj. particip. de abasourdir, § 47. || Néolog.’] Il Qui abasourdit. Une nouvelle — . "ABAT [à-bà] s. m. [ÉTYM. Subst. verbal de abattre, § 52. || 1527. L’abbat des hautes futayes, dans godef.] Il 1° Vieilli. Action d’abattre. Abats de maisons, f.uchet, Antiq. gaul. II, i, 3. | P. ext. Action de s’abattre. Pluie d’—, averse. Vent d’—. (desc. écrit abas, Météor. 7.) Il 2° Ce qui est abattu. Des abats, parties accessoires d’animaux tués pour la consommation. Marchands d’abats. {Syn. abatis.) | Ce qui s’abat {vieilli). Des abats de grêle, d’eau. ABATAGE [à-bà-tàj’J s. jn. [ÉTYM. Dérivé de abattre, § 78. || 1265. Abataige de pourohiaus, dans du g. abatare.] I. Action d’abattre. Il 1 » Action de faire tomber ce qui est debout. L’— d’un arbre. — du chien d’un fusil. | (Typogr.) — de la frisquette sur le tympan. | P. anal. L’— du minerai, action de le détacher de la paroi d’une mine. L’— de la laine, action de la faire tomber des peaux, j P. ext. Action de faire tomber en donnant un coup mortel. L’— d’un bœuf, pour la boucherie. L’— des chiens errants. Il 2° Action de coucher ce qui est debout. L’— d’un navire, pour le réparer. L’— d’un cheval, pour pratiquer sur lui quelque opération. II. Facilité à s’abattre. Pierre, poutre qui a trop d’— , qui penche d’un côté, menace de s’abattre.
  • ABATANT [à-bà-tan] S. m.
[ÉTYM. Subst. particip. de abattre, §47. || 1680. richel.] Il Pièce qui s’abat sur une autre. L’— d’un comptoir. L’ — d’un métier à bas. ABÂTARDIR [à-bd-… OU à-bà-tàr-dïr] v. tr. [ÉTYM. Composé de à et bâtard, §§ 194 et 196. || xiie s. Nostre lois est hui abastardie, Roncev. tir. 257.] Il Altérer, en faisant perdre les qualités de la race. [Syn. dégénérer.) Espèces abâtardies. Tous nos soins à bien traiter et nourrir ces animaux n’aboutissent qu’à les —, J.-J. ROUSS. Inégal. 1. S’—. | Fig. L’esclavage abâtardit les cœurs. ABÂTARDISSEMENT [à-bâ—… OU à-bà-tàr-dïs’—man ; en vers, —di-se-…] s. tn. [ÉTYM. Dérivé de abâtardir, § 263. || xvi° s. Cest abbastardissement (des grains) vient principalement de l’humidité du terroir, du pinet, Hist. nat. de Pline, xviii, 17.] Page:Hatzfeld - Dictionnaire, 1890, T1, A-B.djvu/4 Page:Hatzfeld - Dictionnaire, 1890, T1, A-B.djvu/5 Page:Hatzfeld - Dictionnaire, 1890, T1, A-B.djvu/6 ABJ — 7— ABO ter notre orgueil et relever notre — , pasc. Pens. xxv, 88. ’2. En parlant du caractère. Une âme tombée dans 1’ —. — es pensées, ciiateaubr. Dern. Abencér. ABJURATION [âb’-ju-rà-syon ; en vers, -si-on] s. f. li’riYM. Emprunté du lat. abjuratio. (V. abjurer et § 218.) I l’J~. Abjuracion ou abnegacion, Catholicon abbrev. abjuitio . î GOTGR. n’a que abjurement.] Action d’abjurer. L’— de Henri IV. | En parlant de la loso qu’on abjure. Faire —du calvinisme. ||P. ext. Une — jus parfaite de l’ancienne philosophie, FONTEN. Régis. ABJURER [âl)’-ju-ré] V. tr. KTVM. Emprunté du bas lat. abjurare, renoncer publi-I’ 1 1 icnt ; spécialt, abjurare haeresim, § 216. || Mot du xvi" s.] 1 ’ Renoncer par un engagement solennel à la reli-’H qu’on professait. [Syn. apostasier.) — l’hérésie. (Gran-II abjura les erreurs de Luther et de Zwingle, boss. Var. 7 . ux qui, dans les persécutions, vaincus par la rigueur des supices, avaient abjuré ou paru — la foi, bourd. Ouvert, duju- /. ’i. I Absolt. Il a abjuré publiquement. 2 ’ P . ext. Renoncer publiquement à ce qu’on faisait lili’ssion de croire, d’aimer. {Syn. renier.) Abjurant la sa- •e, lioiL. Ep. 1. — ses erreurs, ses soupçons. Ma maîtresse ijura le théâtre, les. Gil Blas , vu, 7. Avoir abjuré les ners trop brillants, volt. Lett. 27 avril 1751. "ABLACTATION [âb’- lak’ -tà-svon ; en vers, - si-on] s. f. [ÉTYM. Emprunté du lat. ablactatio, m. s. Néolog.] Il (Médec.) Cessation de l’allaitement (chez la mère). ABLATIF [à-blà-tïf] s. m. [ÉTYM. Emprunté du lat. ablativus, m. s. xv s. Vocatif, ilatif, Donait français, 3. Rencontré a un accusatif Qui sa bbe lui a fait ablative, eu. d’orl. Rond. 42.] Il Cas de la déclinaison grecque, latine, etc., indiquant ji’un substantif sert de point de départ ou d’instrument l’action. — absolu. {V. absolu.)
ABLATION [à-blà-syon ; en vers, -si-on] s. f . [ÉTYM. Emprunté du lat. ablatio, enlèvement. || xiiic s. jlUN UE LONG BORC, dans GODEF. Suppl.] {il (Chirurgie.) Opération par laquelle on enlève du corps le partie morbide. L’— du sein, d’une tumeur. l’ABLATIVO [à-blà-ti-v6] adv. [ÉTYM. Emprunté du lat. ablativo, radical ablatus, de ferre, enlever. || xvi" s. Ablativo tout en un tas. Ane. Th. anç. IX, 43.] Il Vieilli. Ne s’emploie que dans l’expression ablativo tout t aussi tous) en un tas, en prenant tout pôle-mèle. Allons, Drgué, — tous en un tas, DANCOURT, Charivari, se. 22. AELE [àbl’] s. m. [ÉTYM. Du lat. pop. "albùlum, petit poisson blanc, dimiitif de albus, § 87, devenu alblu, alble, §§ 291 et 290, où, par réduction, able, § 360.] Petit poisson de la famille des Cyprinoïdes, dont les
ailles nacrées servent à faire les perles artificielles.
ABLÉGAT [âb’-lé-gà] s. m . [ÉTYM. Emprunté du lat. ablegatus, part, passé de ablere, envoyer. || 1752. trév.] Il Délégué chargé de porter la barrette à un prélat )mmé cardinal. ABLERET [à-ble-rè] s. m. [ÉTYM. Dérivé de able, § 134. || 1328. Ordonn. 11, 12.] Il Filet à mailles étroites, avec lequel on pêche les ables. ABLETTE [à-blef] s. f. [ÉTYM. Diminutif de able, § 133. || 1317. Texte dans iDEF. SuirpL] Il Comme able. ABLUER [à-blu-é] V. tr. [ÉTYM. Emprunté du lat. abluere, m. s. xiV s. Doivent en estre abluees et lavées. Somme Me Gautier, ms. franc, ibl. nat. 1288, fo 37, r». On a dit aussi abluir, jeh. des lEis, Geste de Liège, 10366.] " Anciennt. Laver. || Spécialt. De nos jours. Laver ec une préparation (des manuscrits , des livres) pour viver l’écriture ou enlever les taches. ABLUTION [à-blu-syon ; en vers, -si-on] s. f. [ÉTYM. Emprunté du lat. ablutio, m. s. xiv» s. Ablucion, inune M<-- Gautier, ms. franc. Bibl. nat. 1288, f» 14, r".] ’ ±0 Action de laver pour purifier. Ablutions des Musulms, des Hébreux, des Hindous, purifications religieuses. Liturgie.) Action de verser sur les doigts du prêtre i vin et de l’eau qui retombent dans le caUce et qu’il it ensuite. | P. ext. Le vin et l’eau ainsi versés. Les — de la messe. || Fig. Le baptême du Christ, ce baptême de l’esprit, cette — de l’âme, volt. Lett. angl. 1. Il 2" Famil. Action de se laver. Faire ses ablutions. ABNÉGATION [ab’-né-gà-syon ; en vers, -si-on] s. f. [ÉTYM. Emprunté du lat. abnegatio, en lat. class. refus, en lat. ecclés. sacrifice de soi. (F. § 216.) || 1492. Abjuracion ou abnegacion, Catholicon abbrev. abjuratio.] I. Sacrifice volontaire de soi-même. {Syn. détachement, renoncement.) L’ — de soi-même, bourd. Scand. de la Croix, 1. Cette — entière de ce que nous avons de plus cher, iD. Sainteté de la loi chrét. 1 . 1 Absolt. V— chrétienne. Dn martyre perpétuel de foi et d’— , mass. 2<^ Prof, relig. 1. II. Vieilli. Reniement. Commandement... à tous autres de ladite religion d’en venir faire — dans six mois, d’aub. Hist. uiiiv. II, v, 21. Il Fig.TaSie — de ses défiances, stael, Révol. franc. 11, 15. ABOI [à-bwà] s. m. [ÉTYM. Subst. verbal de aboyer 1, § 52. || xiii" s. Par mon abay, Ysopet, i, 51, dans robert, Fab. inéd. i, 26.] Il 1° Cri du chien. Un — rauque. Aux chiens qui dans le ciel poussaient de vains abois , la f. Adonis. (Cerbère) aux triples abois, R. belleau,ii, 315. || Fig. FzdZ/î. Appel pressant. Pour réfréner les abois de l’estomac, rab. i, 23. Mais pardonne aux abois d’une vieille amitié, corn. Cinna, m, 2. Il 2» Spécialt. Au plur. (Chasse.) Les abois, cris de la meute au moment où elle entoure la bête , et, p. ext. situation de la bête. (Cerfs, chevreuils) poursuivis d’une haleine altérée Jusqu’aux — et jusqu’à la curée, R. belleau, II, 336. Parler des — et de la curée, l. br. 7. | En parlant delabête.Être aux—, être réduit aux — . Dn homme qui court le sanglier, qui le met aux — , la BR. 12. Le cerf qui se rend aux — , qui ne résiste plus aux chiens. | Dans le même sens, par abus de langage. Rendre les —, jeter les derniers — . Rendre les — , ce qui pourrait sembler toutefois être plutôt : se rendre aux — , n. est. Précell. 126. Comme le cerf qui, hors d’haleine et accablé de la meute, jette les derniers — , FR. DE SALES, Am. de Dieu, ix, 12. | Fig. Rendre les — , être à l’agonie. Dn autre rend les — , corn. huit, i, 23. Il 3° Fig. La dernière extrémité. | 1. Vieilli. Physiquement. Aux abbois de sa maladie, bouchet, Serées, v, 113. Approchant des abois (de la mort), corn. Nieom. iv, 2. I 2. Moralement. L’idolâtrie , qui semblait être aux abois. boss. Hist. univ. 11, 26. La chicane aux abois, boil. Ép. i. Sa vertu est aux abois. Une citadelle aux abois. ABOIEMENT et ABOÎMENT [à-bwà-man] s. m. [ÉTYM. Dérivé de aboyer, § 145. || xiii^ s. Abaement, Gloss. dans agad. Histor.] Il 1» Action d’aboyer. (Le chien) par des aboiements réitérés... donne l’alarme, buff. Chien. Il 2° Fig. Action de crier contre quelqu’un. Ils (les ignorants ) m’ont enseigné de m’endurcir à leurs aboiements, jos^SCAliger, Lett. 21. Fermons l’oreille aux aboiements de la critique, buff. Disc, à l’Acad. Rép. à M. de Duras. ABOLIR [à-bè-lir] v. tr. [ÉTYM. Emprunté du lat. abolere, m. s. 1417. Afin que ledit roole... feust aboli, dans douet d’ a^cq , Pièces relat. à Ch. VI, I, 393.] Il Détruire une chose de manière qu’elle ne puisse renaître. Jupiter résolut d’ — cette engeance, la f. Phil. et Baucis. — les honneurs, rag. Ath. v, 6. (Au dernier jour) les histoires seront abolies avec les empires, BOSS. Condé. — la royauté. « Issue » vient d’ « issir », qui est aboli, la BR. 14. Spécialt. (Ane. droit.) — un crime, l’effacer. Mes services... Pour le faire — (mon crime) sont plus que suffisants, CORN. Cid, II, 1. — une peine, l’annuler par acte souverain. — un jugement. Ces sentences furent abolies, d’aub. Hist. univ. I, IV, 1. I Fig. Les véritables dettes, j’entends les peines dues au péché, demeurent éteintes et sont universellement abolies, bourd. Ouvert, du Jubilé, 1. ABOLISSEMENT [à-bô -lïs’-man ; en vers, -li-se -. .. ] s. m. [ÉTYM. Dérivé de abolir, § 145. || 1405. Texte dans godef Suppl Il Vieilli. Le fait d’être aboli. L’— des vieilles coutumes. ABOLITION [à-bô-li -syon ; en vers, -si-on] s. f. [ÉTYM. Emprunté du lat. abolitio, m. s. || 1413. Abolission, Ordonn. x, 164.] Il Action d’abolir. L’ — de l’esclavage, de la peine de mort. Comptez-vous pour rien 1’— des duels ? montesq. Lett. pers. 59. L’— de l’ordre des Templiers. | L’— des dettes. Il faut des Page:Hatzfeld - Dictionnaire, 1890, T1, A-B.djvu/8 Page:Hatzfeld - Dictionnaire, 1890, T1, A-B.djvu/9 Page:Hatzfeld - Dictionnaire, 1890, T1, A-B.djvu/10 Page:Hatzfeld - Dictionnaire, 1890, T1, A-B.djvu/11 Page:Hatzfeld - Dictionnaire, 1890, T1, A-B.djvu/12 ABS If au commencement du xvii" s. De toi il m’aurait abutée, HARDY, Théag. et Charicl. l""" j. iv, 1. II. V. pron. S’ — , faire acte d’al)sence. S’ — d’un lieu. — de l’école. Il s’est absenté sans permission, n ne servit de ’II..., à ceux qui avaient voulu demeurer neutres, de s’être sentes de l’élection, volt. Ch. XII, ’S. •absIDAL, ALE [âp’- si-d ;il] adj. ÎKFVM. Dérivé de abside, § 238. || Ne’olog.] ! j Oui tient à l’abside. Chapelles absidales, qui s’ouvrent r l’aljside. ABSIDE [âp’-sid’] s. f. > M. Emprunté du lat. absida, m. s. || 1690. furet.] micycle formant le fond des basiliques païennes, I il" vint le sanctuaire des basiliques chrétiennes. |1/’ . ’ //. [ 1. Partie correspondante des églises postérieures, elle n’est qu’une simple chapelle. I 2. Chapelle en hécvcle à l’extrémité du transept ou de la nef. "ABSIDIOLE [ap’-si-dyôl ; en vers, -di -ô-le] s. f . jKTYM. Dérivé de abside, § 239. || Ne’olog.] ÎJ Petite abside. (Se dit spécialement des chapelles en micycle construites sur les bras du transept.) ABSINTHE [âp’-sinf] s. f. [masc. aux xvi« et xvii" s. S Ô50).
I’
tym. Emprunté du lat. absinthium, m. s. Au xii" s.
ti’ouve absinoe {Serm. de St Bern. p. 47, Fœrster), où c représente le son du t dans thium, forme maintenue sqn’au xviie s. (nicot, cotgr.)] i’ 1" Plante aromatique très amère, de la famille des imposées. (F. aluine.) 2« Liqueur faite avec les feuilles de l’absinthe. Boire 1— . Il Fig. Amertume. Leur style est mêlé de fiel et d’— , nu. 5. I Vieilli. Au masc. Tout le fiel et tout 1’—, malii. icn.s . à Mme de Rambouillet. "ABSINTHE, ÊE [âp’ -sin-té] adj. [ÉTYM. Dérivé de absinthe, § 118. || Néolog.] Il Mélangé d’absinthe. Liqueur, tisane — .
  • ABSINTHIQUE [âp’-sin-tîk’] adj.
I^KTYM. Dérivé de absinthe, § 228. || Ne’olog.] I Qui a rapport à la liqueur de l’absinthe. Empoisonnent — . ABSOLU, TJE [âp’-sô-lu] adj. K l’YM. Emprunté du lat. absolutus, m. s. || xi s. En France solue, Roland, 2311. | xV s. (Dieu est un) nom... abso- , l>onait français, 3.] I Qui n’est soumis à aucune condition, à aucune restricn. Un Dieu, maître — de tout, corn. Polij. iv, 6. Vérités îolues. Sens — (par opposition à relatif). J’appelle — tout qui contient en soi la nature pure et simple que l’on cherche, se. Règles pour la direct, de l’esprit, 6. Nécessité — . | •’ ^. (Philos.) L’— , ce qui existe indépendamment de toute ndition. | (Alchimie.) Agent suprême des transformaus des corps. La recherche de 1’—. || P. anal. Pouvoir — . r — pouvoir vous ignorez l’ivresse, rag. Ath. IV, 3. Le is puissant des dieux, — sur la terre, — dans les cieux, RN. Psyché’, iv, 3. | — sur {vieilli), qui a un pouvoir alilu sur. n n’était peut-être pas assez — sur les grands seieurs de son royaume, corn. Cid, exam. Fig. Mes yeux sur tre âme étaient plus absolus, Rac. Andr. m, 2. | Un caractère —, qui ne souffre pas d’opposition. D’un ton — , mol. sav. 1, 3. Il (Gramm.) Génitif, ablatif —, sorte de propoion, oîi le verbe est remplacé par un participe ou un Ijectif attributif, mis au génitif en grec, à l’ablatif en tin. I (Chimie.) Alcool —, pur, sans mélange. ABSOLUBIENT [âp’-so-lu-man] adv. jÉTYM. Composé de absolue et ment, § 724. Absoluement icore dans fr. de sales, Introd. à la vie dév. ii, 17 ; CHEL. écrit absolument. || xiv s. oresme, Éth. 42 .] D’une manière absolue. Cléopâtre, qui crut régner plus — us ses enfants que sous son mari, boss. Hist.univ. i, 9. jlnpables de savoir certainement et d’ignorer — , paSC. Pens. i, 1 . n mot employé —, sans que rien en restreigne le sens. — riant. | Famil. Tout à fait. C’est — faux, n ne fait — rien. ABSOLUTION [ap’-sô-lu-syon ; en vers, -si-on] s. f. [ÉTYM. Emprunté du lat. absolutio, m. s . xii^ s. Dia- /. Grégoire, p. 268, Fœrster.] !l Exemption de la peine, de la responsabilité encourue, minel qui entend une sentence d’ — ou de mort, bourd. ns. Incert. du salut. (Théol.) Rémission des péchés, tribunal de la pénitence. Donner 1’— indifféremment à is ceux qui la demandent, pasc. Prov. 10. Recevoir l’ — , 13 ABS ABSOLUTISME [ ;ïp’ -sù-lu-tïsm’] s. m . [ÉTYM. Dérivé du lat. absolutus, §265. || Ne’olog.] Il 1" Régime où le souverain a un pouvoir absolu. Il 2" Manière d’être d’un esprit, d’un caractère absolu. ABSOLUTISTE [àp’-s o-lu-tïst’] adj. [ÉTYM. Dérivé de absolutisme, § 265. || Néolog.] Il Conforme à l’absolutisme. Théorie — . Substantivt. Partisan de l’absolutisme. ABSOLUTOIRE [âp’-so-lu-twar] adj. [ÉTYM. Emprunté du lat. absolutorius, felatif à l’acquittement. || 1321. Lett. de Ph. le Long, dans godef. Suppl. Admis ACAD. 1718.] Il (Droit [vieilli], Théol.) Qui porte absolution d’une faute, d’un péché. Sentence — . Bref — . ABSORBANT, ANTE [âp’-sôr-ban, -bânt’] adj. [ÉTYM. Adj. particip. de absorber, § 47. || 1751. encycl.] Il 1° Qui a la propriété de faire ! pénétrer et de retenir dans sa substance les liquides , les gaz. Pouvoir — de la peau, de la muqueuse digestive. Substances absorbantes, et, ellipt, s. m. . Des absorbants, substances qui s’imbibent (charpie, amadou) ou qui neutralisent les acides sécrétés (magnésie, bismuth). || P. anal. Pouvoh- — des corps, propriété qu’ils ont de retenir les rayons caloriques ou lumineux. Il 2" Fig. Néolog. Qui prend qqn et l’occupe tout entier. Une passion — . Des soins absorbants. ABSORBEMENT [âp’-sôr-be-man] .f. m . [ÉTYM. Dérivé de absorber, § 145. || Admis acad. 1878.] il État d’une âme absorbée. L’ — en Dieu. Dès les premiers absorbements, l’âme n’a qu’une vue de foi confuse, u^" guyon, Interpr. sur le Cantique, vi, 4. ABSORBER [ap’ -sôr-bé] v. tr. [ÉTYM. Emprunté du lat. absorbera, m. s. L’anc. franc, avait aussi la forme pop. asorbir et la forme demi-savante absorbir. || xiii^ s. Vie d’Edouard le Conf. 2119.] Il 1° Faire pénétrer et retenir dans sa substance un liquide, un gaz. L’éponge absorbe l’eau. Le grand abîme absorba toutes les eaux superflues, buff. Théorie de la terre, 2. L’estomac avait absorbé le poison. || P. anal. Les parties vertes de la plante absorbent de l’acide carbonique. Un corps qui absorbe de la chaleur, de la lumière, qui retient les rayons caloriques, lumineux. La disposition des corps à réfléchir les rayons d’un certain ordre et à — tous les autres, volt. Lett. philos. 16. Il Fig. La petite durée de ma vie absorbée dans l’éternité, pasc. Pens. xxv, 16. Il 2° Fig. Prendre complètement (qqch) . Le jeu a absorbé sa fortune. Toutes ces nations... absorbèrent peu à peu les richesses des Romains, montesq. Rom. 18. Un parti avait absorbé la nation, puis ime famille le parti, un individu la famille, volney, Ruines, 11. || Prendre qqn et l’occuper tout entier. Votre cœur, absorbé par une amitié qui n’eut jamais d’égale..., j.-j. rouss. Nouv. He’l. ii, 2. ABSORPTION [ap’-sôr-psyon ; en vers, -psi-on] s. f. [ÉTYM. Emprunté du lat. absorptio, m. s. 1751. encycl.] Il 1» Action d’absorber. L’— digestive. L’ — de la pluie par la terre. | (Distill.) Accident par lequel le liquide où plonge le tube abducteur pénètre dans le vase d’où se dégage la vapeur ou le gaz. | L’— par certains corps des rayons caloriques, lumineux. Il 2° Fig. V— du capital par les intérêts. || L’— de l’âme en Dieu. "ABSORPTIVITÉ [âp’-sorp’-li-vi-té] s. f . [ÉTYM. Dérivé du lat. absorptus, part, passé de absorbere, § 256. || Ne’olog.] Il Propriété qu’ont certains corps d’absorber les liquides, les gaz. ABSOUDRE [âp’-soudr’] v . tr . [ÉTYM. Du lat ! absolvëre, ?n. 5. devenu ’*asolvre, g 290, asoldre, § 465, asoudre, § 459, et, par retour à l’orthogr. lat. absoudre, § 502. (F. pour la conjugaison, § 648.)] I. Vieilli. Dégager. Absous de leurs promesses, rab. i, 20. (Alexandre III) excommunie l’Empereur et absout ses sujets du serment de fidéUté, volt. Ann. de l’Emp. 1160. {Cf. absolu.) II. Exempter de la peine, de la responsabilité encourue pour un acte qui tombe sous la loi. {Syn. acquitter.) Il fut absous à cause de sa jeunesse. Tels arrêts nous déchargent et nous renvoient absous, qui sont infirmés par la voix du peuple, la br. 12. || Fig. C’est aux bienfaits seuls d’ — la richesse, THOMAS, Êp. Eymar. Spe’cialt. (Théol.) Remettre les péchés. (Jésus-Christ) absout la pécheresse qui baigne ses pieds de larmes, B. de st-p. Et. de la nat. 14. || ABS — 14 Part, passé arch. Absolu. Le jeudi —, le jeudi saint, dont l’office commence par l’absolution des pénitents. {Cf. absoute.) La cène du jeudi —, chapelain, Lett. i, 150. ABSOUTE [âp’-sout’J s. / ". [ÉTYM. Subst. parlicip. de absoudre, § 45. xivc s. eust. DESCH. dans la c.J I. Anciennt. Absolution. II. Spécialt. (Liturgie.) | | 1" Prières prononcées autour du cercueil , dans l’ofiice des morts. Il 2» Absolution publique à l’office du jeudi saint. ABSTËniE [âb’-stom’J s. m. et f. et adj. [ÉTYM. Emprunté du bit. abstemius, m. s. ||i596. mel-LÉMA, Dict. franç. -flam..] Il Personne qui s’abstient de boire du vin. Prêtre —, qui, ne buvant pas de vin, est dispensé par l’Église de la participation au calice, dans le sacrifice de la messe. | Dans un sens général. Nous serions tous abstèmes si l’on ne nous eût donné du vin dès nos jeunes ans, J. - J . ROUSS. Em. 2. ABSTENIR (S") [âb’-ste-nïr] v. pron. [ÉTYM. Emprunté du lat. abstinëre, »z. s . modifié sous l’influence du mot de formation pop. tenir. (F. ce mot.) Ane. franc, astenir, et, par retour à l’orthogr. lat. abstenir (xm*= s . Panser Gloss. 3692, n» 52), §§ 196 et 502. Se conjugue comme tenir .] Il 1° S’interdire de faire (qqcb). S’ils s’abstenaient d’étudier, DESG. Méth. 6 . Ceux qui se sont abstenus de voter, et, ellipt, Les électeurs qui se sont abstenus. Les engager à s’ — du jugement, beaumarch. Mém. supplém. part. 2. J’aurais bien de la peine à m’ — de lui jouer quelque tour, les. Gil Blas, x, 11 . Il Absolt. Ne pas vouloir agir. Dans- le doute, abstiens-toi. Il 2" S’interdire d’user, de jouir (de qqch). S’ — de liqueurs, de café. S’ — du bien de ses voisins, la br. 10. | Absolt. Les stoïciens avaient pour meuxime de s’ — et de supporter. ABSTENTION [ab’-stan-syon ; en vers, -si-on] s. f. [ÉTYM. Emprunté du lat. abstentio, m. s. xu*^ s. Astensions (abstinences), wace, liou, ii, 2344.] Il Action de s’abstenir. il 1° Ane. franc. Abstinence, action de s’interdire l’usage, la jouissance (de qqch). Il 2" (Droit.) Action de s’interdire un acte. L’— d’un juge, le fait de ne pas prendre part au jugement, parce qu’il y a des motifs pour qu’il soit récusé. L’ — d’un héritier, le fait d’un héritier qui ne se présente pas, n’agit pas en la qualité que la loi lui donne. | Nëolog. L’— d’un électeur, d’un député, le fait de ne pas voter. •ABSTENTIONNISTE [âb’-stan-syù-nïst’] S. m. [ÉTYM. Dérivé de abstention, § 265. || Ne’olog.] Il Partisan de l’abstention dans une élection. ABSTERGENT, ENTE [âb’-stèr-jan, -jânt’] adj. [ÉTYM. Emprunté du lat. abstergens, 7n. s . xvi^ s. PARÉ, XXV, 46.] Il Qui sert à absterger. Les abstergents, substances, médicaments servant <à absterger. (F. détergent.) ABSTERGER [âb’-stèr-jéj v. tr . [ÉTYM. Emprunté du lat. abstergere, 7n. s. || xiv<’ s. brun DE LONG BORC, daUS GODEF. Suppl.] Il Nettoyer le pus, la sanie adhérant à la surface d’une plaie, d’un ulcère. (F. déterger.) ABSTERSIF, IVE [ab’ -stèr-sïf, - siv’] adj. [ÉTYM. Dérivé, d’après une forme "abstersivus, forgée par analogie, de abstersum, supin de abstergere, § 257. || xiv^ s. brun de LONG BORC, dans GODEF. Suppl.] Il Propre à absterger. (F. détersif.) Remède —, et, substantivt, Des absterslfs. ABSTERSION [âb’ - stèr-syon ; en vers, -si-on] s. f. [ÉTYM. Dérivé, d’après une forme "abstersio, forgée par analogie, de abstersum, supin de abstergere, g 249. || xiv<= s . Absterclon, Somme M< : Gautier, ms. franc. 13ibl. nat. 1288, fo 14, ro.] Il Action d’absterger. ABSTINENCE [âb’-sli-nâns’] s. f [ÉTYM. Emprunté du lat. abstinentia, m . s. L’anc. franc, avait la forme demi-pop. astenance. || xii« s. Par abstinence, Bial. Grégoire, p. 8, Pœrsler.] Il Action de s’abstenir. Il l" Vieilli. Action de s’interdire un acte. Ce sera une simple — d’hostilités, LOUIS xiv, Aîi duc de Chaulnes, 22 déc. 1667 {Nrgoc. relat. à la succès. d’Espagne, ii, 580). Absolt. Dans cette — et ce silence que j’ai tant souhaité, sÉv. 842. Il 20 Action de s’interdire l’usage de qqch. QueUe — y ABS a-t -il de ne prendre point le bien d’ autrui ? malh. Bienf. de Sém’q. II, 22. | Absolt. Jours d’— , où l’Eglise interdii l’usage de la viande, n jeûne ou fait — , la br. 13. || Absolt. Privation de nourriture. Pomponius... ayant choisi de se tuer par — , voyla sa maladie guérie, Montaigne, ii, 13. ABSTINENT, ENTE [ ;ib’-sti-nan, -nânt’] adj. [ÉTYM. Emprunté du lat. abstinens, w«. s. xii^ s. bkneeit, Ducs de Norm. 8852.] IIQui s’interdit l’usage, la jouissance de certaines choses. Vieilli. Un homme — au bien d’autrui, mai.h. Bienf. de Sénèq. iv, 11. | | Spécialt. Qui observe strictement les abstinences de l’Église.
  • ABSTRACTEUR [âb’-strâk’-teur] s. m.
[ÉTYM. Emprunté du bas lat. abstractor, qui sépare, § 217. Il xvic s. F. à l’article.] Il Celui qui abstrait, sépare. Spécialt. — de quintessence, celui qui extrait la partie la plus subtile d’un corps. Me Alcofribas, — de quinte essence, Rab. h, litre. Fig. Celui qui subtilise à l’excès. ABSTRACTION [âl)’-strâk’-syon ; en vers, -si-on] s. / ’. [ÉTYM. Emprunté du lat. abstractio, ?n. s. xivc s. Ma thématiques sontcogneues par abstraction, oresme, Eth. 181. I. Anciennt. 1" Action d’enlever. Acliilles tenait à grave injure 1 ’ — de sa concubine, J. le maire, lllustr. de Gaule, II, 15. Il 2" P. ext. Action de séparer, d’isoler ; solitude. En — demeure tristesse, lef. d’étaples. Bible, Ecclés. 38 . II. Sens venus par la scolastique. || 1° Action d’écarter par la pensée les éléments étrangers à l’objet quf l’on considère. En faisant — de tout sens, pasc. Prov. 1. Il 2» Action de séparer, d’isoler un objet pour y concentrer sa pensée. (Un homme) qui résolut par — un des plus hauts problèmes de géométrie, ciiateauur. Génie, III. 11, 6. Il Spécialt. 1. Opération de l’esprit qui considère une partie en l’isolant du tout. — mentale, boss. Logique, I, 22. L’— et la généralisation. | 2. Résultat de cette opération. L’étendue est 1’— de l’étendu (de ce qui est étendii LEIBN. Nouv. Ess. II, 13. Un point géométrique est une supposition, une — , VOLT. Philos, génér. Lett. de Memin. m . 12. Absolt. Être de raison, qui n’a de réalité que danl’esprit. Pour les abstractions, j’aime le platonisme, MOI. F. sav. III, 2. (F. précision.) ABSTRACTIVEIMENT [ab’-strâk’-tiv’-man ; en vers, -ti-ve-...] adv. [ÉTYM. Composé, d’après le bas lat. abstractive, de abstractive, inusité, et ment, § 724. || xyiii» s. j.-b. rouss. Lett. 14 mai 1731.] Il Par abstraction. ABSTRAIRE [àb’-strér] v. tr. [ÉTYM. Emprunté du lat. abstrahere, m. s. modifié d'aprc> traire. Abstrahere en lat. class. signifie enlever ; abstraire doit sa signification actuelle au bas lat. || (Au sens de enlever. ) xvi" s. j. LE MAIRE, îllustr. dc Gaulc, II, 23.] Il l" Isoler par la pensée. — un personnage de l’époque où il vivait. (Ces grands hommes) ne sont pas suspendus en l’air tout abstraits de notre société, pasc. Pens. vi, 30. | P. ext. S’—, s’isoler par la pensée. S’ — au milieu de la conversation générale. Il 2o (Philos.) Considérer une partie en l’isolant du tout. — des solides la longueur, la surface. | Absolt. La faculté d’ — et de généraliser. Analyser, c’est décomposer, sépar rer, c’est-à -dire — , condill. Art de penser, i, 8. ABSTRAIT, AITE [âb’ -strè, -stret’] adj. [ÉTYM. Emprunté du bas lat. abstractus, m. s. modifié d’après trait, § 503. || xiv^ s. Noms... que les grammairiens appellent abstractz, J. corbichon, dans delb. Bec] I. Au sens général. || 1° Ane. franc. Séparé, isolé. Vie astrate, sollitaire, cnR. DE PISAN , Mutac. de Fort, dangodef. Suppl. Il 2" Fig. Estre hors soy — par ecstase, rab. ni,^4«  Il Absolt. (Dans l’usage moderne.) Qui s’isole dan%-tt pensée. Phédon... est — , rêveur, labr. 6. H. (Philos.) Il 1» Qui est le résultat de l’abstraction, ffi» terme — . Tout ce qui est vérité universelle et — est une idée. fén. Exist. de Dieu, ii, 4. Sciences abstraites, les nialhcimatiques. Nombre — , qui ne désigne pas des grandeur ;* réelles, des ol)jets qu’on peut mesurer ou compter. Un être — , créé par notre esprit. || 5. m. La connaissance des concrets est toujours antérieure à celle des abstraits, leujn. Nouv. Ess. II , 12. Dans la région idéale de 1’—, lacordaire, Confér. de Toulouse, 2. «t Page:Hatzfeld - Dictionnaire, 1890, T1, A-B.djvu/15 Page:Hatzfeld - Dictionnaire, 1890, T1, A-B.djvu/16 Page:Hatzfeld - Dictionnaire, 1890, T1, A-B.djvu/17 Page:Hatzfeld - Dictionnaire, 1890, T1, A-B.djvu/18 Page:Hatzfeld - Dictionnaire, 1890, T1, A-B.djvu/19 Page:Hatzfeld - Dictionnaire, 1890, T1, A-B.djvu/20 Page:Hatzfeld - Dictionnaire, 1890, T1, A-B.djvu/21 Page:Hatzfeld - Dictionnaire, 1890, T1, A-B.djvu/22 Page:Hatzfeld - Dictionnaire, 1890, T1, A-B.djvu/23 ACC -î Accoucherez-vous (de ce que vous avez à dire) ? Le roi insistant, il fallut bien —, et Chamillart lui dit..., ST-siM. m, 252. I Loc. prov. C’est la montagne qui accouche d’une souris (en parlant d’une chose qui ne donne qu’un résultai mesquin). Il 2" P. ext. V tr. En parlant de l’accoucheur. Il a accouché cette femme. | P. anal. Cette femme s’est accouchée elle-même. | Fi(j. — un esprit, l’amener à découvrir la vérité qui est en lui à l’état latent. ACCOUCHEUR, EUSE [à-kou-cheur, -cheiiz’] 5. m.eif. [ÉTYM. Dérivé de accoucher, § 112. || 1680. ricuel.] Il Celui, celle qui pratique des accouchements. Socrate... eut pour mère Phanarète, qui était —, fén. Ane. Philos. Socrate. On la fait chercher (la nourrice) par 1’—, J. - J . ROUSS. Ém. 1.
  • ACCOUDEMENT [à-koud’-man ; en re ?-s,- kou-de-. ..]
s. m. [ÉTYM. Dérivé de accouder, § 145. || 1611. cotgr.] Il l» Le fait d’être accoudé. Il 2° Specialt. (Art milit.) État des soldats d’infanterie alignés de façon à se toucher les coudes. ACCOUDER [à-kou-dé] v . tr. [ÉTYM. Composé de à et coude, §§ 194 et 196. L’anc. franc, disait aussi conte et accouter, qui ont disparu. || xiie s. Acoder, Parise la Duch. 2104.] Il Appuyer à l’aide du coude. S’ — au balcon. Tristement accoudé contre une cheminée, st-amant, Sonnets, 1. ACCOUDOIR [à-kou-dwàr] s. m. [ÉTYM. Dérivé de accouder, § 113. || xiv^ s . Acouldouer, dans GODEF. Suppl.] Il Appui sur lequel on peut s’accouder.
  • ACCOUER [à-kwé] v. tr.
[ÉTYM. Composé de à et l’anc. verbe couer (F. coué), §§ 192 et 196. Il XIV s. Acouer, gast. phébus, dans la g.] Il l» Mettre à la queue. — des chevaux, lier à la queue de celui qui précède le licou du suivant. Il 2" (Chasse.) Joindre par derrière. — le cerf, le joindre par derrière, quand il est sur ses fins, pour lui couper le jarret.
  • ACCOUPLAGE [à-kou-plàj’] s. m.
[ÉTYM. Dérivé de accoupler, § 78. || xvi^^ s. F. à l’article.] Il Action d’accoupler [vieilli). Bœufs conjoincts sous un même—, montlyard, Apulée, 307, V. || (xvi«-xviie s.) Action de s’accoupler, union sexuelle. Cet — de masle et de femelle, charron, Sagesse, i, 22. ACCOUPLE [à-koupl’] s. f. [ÉTYM. Subst. verbal de accoupler, § 52. || xv^ s. Les accouples de ses nerfs. Perce forest, v, 95.] Il Proprt. Attache. || Specialt. (Vénerie.) Lien avec lequel on attache ensemble les chiens. ACCOUPLEMENT [à-kou-ple-man] s . m. [ÉTYM. Dérivé de accoupler, § 145. || xm" s. Texte dans GODEF. Suppl.] Il 1" Action de réunir par couple. — de bœufs pour la charrue. — de colonnes. | P. ext. Vieilli. Assemblage. Les accouplemens et emboistures du corps, la boderie, Ilarm. du monde, 594, édit. 1578. Fiçj. Voilà un étrange — de mots. Il 2" Union sexuelle. || Le mulet vient de 1’ — de l’âne et de la jument. (Les animaux) ne sont jamais produits que par 1’ — de leurs semblables, fén. Exist. de Dieu, i, 2 . || (En parlant de l’homme [vieilli].) Union du mariage. De ce fatal — Célébrer l’heureuse journée, malil Ode à M. le grand écuyer. ACCOUPLER [<à-kou-plé] V. tr. [ÉTYM. Composé de à et couple, .§§ 194 et 196. || xii" s. Si’s acoplons deus et deus as chevax, Roncev. tir. 329.] Il 1" Réunir par couple. (Se dit surtout des animaux <^t des choses.) — des bœufs à la charrue, et, p. ext. vieilli, Néron accoupla son coche de juments qui estoient hermaphrodites, BoucuET, Serées, m, 261. — les dames (au trictrac), en mettre deux sur la même ilèche. | Il n’est point de partis au monde que je ne trouve en peu de temps le moyen d’— , MOL. Av. II, 5. (Mots qui) hurlent d’effroi de se voir accouplés, j.- B . ROUSS. Êjnt. ii, 2. | Specialt. Colonnes accouplées, disposées par deux. | Roues accouplées, reliées d’un même côté d’une locomotive, de telle façon qu’elles doivent se mouvoir ensemble. Il 2o Unir charnellement. |] — le mâle à la femeUe. Le cheval hongre n’a plus la puissance d’engendrer, mais il peut encore s’—, buff. Cheval. || En pailant de l’homme {vieilli). C’est crime capital et irrémissible de s’ — à personne d’autre condition que la leur, Montaigne, m, 5. ACC ACCOURCIR [à-kour-sîr] v. t r . [ÉTYM. Composé de à et court, avec le suffixe -cir, §§ 164, 194 et 196. || xiii" s. Diex a pooir d’alongier nos vies et d’acourcir, joinv. 461.] Il Rendre plus court. Ses griffes vainement par Pussort accourcies, boil. Lutr. 5. | Specialt. — la bride, le trait, pour tenir le cheval, le limier plus court. | — un livre, une scène. Il y en a ( des contes) ^ue j’ai accourcis, la f. Contes, préf. (1665). I — le chemin. Le chemin étant long, et partant ennuyeux. Pour 1’ — ils disputèrent, la f. Fab. ix, 14. j Mon voyage accourci, CORN. Suite du Ment, i, 1. Nous accourclmes notre repas, la f. Lett. à M. Simon, 1685. Les jours commencent à s’—. || Tend à être remplacé par raccourcir. ACCOURCISSEMENT [à-kour-sïs’-man ; en vers, - si se-. ..] s. m. [ÉTYM. Dérivé de accourcir, § 145. || xvi" s. L’accourcissement de la jambe, paré, xvii, 13.] Il Le fait de s’accourcir. L’— de la queue du chien, buff. Dégënér. des anim. V — des jours. ACCOURIR [à-kou-rïr] v. intr. [ÉTYM. Dulat. accurrëre, vi. s. Ane. franc, acourre. [V, courir.)] Il Venir en courant. — au secours. Tout le peuple de Samos accourut au rivage de la mer, la f. Ésope. Je suis vite accouru, ID. Falj. viii, 11. ns ont accouru l’annoncer. | Fig. (L’Église) leur ouvrait son sein ; ils y accouraient en foule, BOSS. llist. univ. Il, 26. ’ACCOURRES [à-kour] s. f. pi. [ÉTYM. Subst. verbal de l’anc. franc, accourre, pour accourir, § 52. Il xvii« s. Acourres, salnove, dans la g.] Il (Chasse.) Plaine où la meute attend la bête au débucher. ’ACCOURSE [à-kours’] s . f. [ÉTYM. Subst. particip. de accourir, § 45. || (Au sens 1».) 1751. ENCYCL.] Il 1» (Marine.) Dans une galère, passage de la proue à la poupe, entre les bancs des rameurs. Il 2" (Architect.) Galerie extérieure par laquelle on communique dans les appartements.
  • ACCOURSIE [à-kour-si] s . f.
[ÉTYM. Paraît venu par erreur de la coursie, §213. (F. sie.) Il xvi« s. Planté sur l’accoursie, R. belleau, ii, 262. Il Comme accourse au sens 1». ACCOUTREMENT [à-kou-tre-man] s. m . [ÉTYM. Dérivé de accoutrer, § 145. || xv^ s. Tant de sa personne que de son accoustrement, comm. V, 3.] Il L’ensemble des vêtements {vieilli). De riches accoutrements, SOREl, Francion, 232. Les accoutrements de veuve, ST-SLM. viii, 24. Il Manière étrange d’être vêtu. Un — bizarre. ACCOUTRER [à-kou-tré] v. tr. [ÉTYM. Origine incertaine. Le sens général, arranger, disposer (Accoutrer les cheveux, les viandes ; accoutrer à dîner (cARLOix), etc.), s’est restreint, au xvi" s., à l’idée de l’habillement. Il xiii*= s. Les hardeillons moult bien acoutre Desor son dos, Renart, m, 98.] Il Vieilli. Vêtir. Les plus belles gens et les mieulx accoustrez. Journal de Paris, 60. || Vêtir d’une manière étrange. Cet Énée... Comme une donzelle accoutré, SCarr. Virg. trav. 4. Comme vous voilà accoutré ! | Fig. On l’a accoutré de tontes pièces, arrangé de la belle manière. (Le pèlerin) De horions laidement l’accoutra, la f. Contes, Cocu battu. "ACCOUTREUR [à-kou-treur] s. m. [ÉTYM. Dérivé de accoutrer, au sens de disposer, arranger, §112. Il (Au sens général.) xiii» s. La ?2ce/o^, dans lac] Il Ouvrier tireur d’or qui remet en état les trous de b filière. ACCOUTUMANCE [à-kou-tu-mâns’] s. f. [ÉTYM. Dérivé de accoutumer, § 146. Mot qui vieillissait, au témoignage de Vaugelas (1647) et de Marg. Buffet (1668). Bouhours (1675) dit qu’il se rétablit peu à peu. [ ; xii" s. Acostomance, beneeit. Ducs de Norm. 8426.] Il Le fait de s’accoutumer à qqch. L’— ainsi nous renù tout familier, la f. Fab. iv, 10. La force de l’inclination et du plaisir jointe à celle de 1’ —, BOSS. Am des plaisirs, 1. ACCOUTUMER [cà-kou-tu-mé] v. tr. [ÉTYM. Composé de à et coutume, §§ 194 et 196. || xil^s. Kar ne fud pas a tels armes acustumez. Rois, i, 17.] I. Vieilli. — q qch, le rendre d’une pratique usuelle pour soi. Les Suisses ont tant accoutumé l’argent, comm. vi, 4. Pratiquons-le (le penser de la mort), accoutumons-le, Montaigne, I, 19. Ceux qui n’ont pas accoutumé une viande, d’urfé, 111 Page:Hatzfeld - Dictionnaire, 1890, T1, A-B.djvu/25 Page:Hatzfeld - Dictionnaire, 1890, T1, A-B.djvu/26 Page:Hatzfeld - Dictionnaire, 1890, T1, A-B.djvu/27 Page:Hatzfeld - Dictionnaire, 1890, T1, A-B.djvu/28 Page:Hatzfeld - Dictionnaire, 1890, T1, A-B.djvu/29 Page:Hatzfeld - Dictionnaire, 1890, T1, A-B.djvu/30 Page:Hatzfeld - Dictionnaire, 1890, T1, A-B.djvu/31 Page:Hatzfeld - Dictionnaire, 1890, T1, A-B.djvu/32 Page:Hatzfeld - Dictionnaire, 1890, T1, A-B.djvu/33 Page:Hatzfeld - Dictionnaire, 1890, T1, A-B.djvu/34 Page:Hatzfeld - Dictionnaire, 1890, T1, A-B.djvu/35 Page:Hatzfeld - Dictionnaire, 1890, T1, A-B.djvu/36 Page:Hatzfeld - Dictionnaire, 1890, T1, A-B.djvu/37 Page:Hatzfeld - Dictionnaire, 1890, T1, A-B.djvu/38 Page:Hatzfeld - Dictionnaire, 1890, T1, A-B.djvu/39 Page:Hatzfeld - Dictionnaire, 1890, T1, A-B.djvu/40 Page:Hatzfeld - Dictionnaire, 1890, T1, A-B.djvu/41 Page:Hatzfeld - Dictionnaire, 1890, T1, A-B.djvu/42 Page:Hatzfeld - Dictionnaire, 1890, T1, A-B.djvu/43 Page:Hatzfeld - Dictionnaire, 1890, T1, A-B.djvu/44 Page:Hatzfeld - Dictionnaire, 1890, T1, A-B.djvu/45 Page:Hatzfeld - Dictionnaire, 1890, T1, A-B.djvu/46 AFF |1> (Droit du moyen âge.) Assimilation légale des 1 i(^ d’un premier lit à ceux qui peuvent venir d’un 1 i ;iii mariage. 1 J /’/V/. Action d’attacher à une association mère des > il (ions analogues. L’ — des académies de province àl’Adiie française. L’ — de plusieurs loges maçonniques. |{ Ac- j 1 ;ui ;icher qqn comme membre à une association. Son tiers ordre, à une loge maçonnique, à une société secrète. j’FlLlER [à-fi-lyé ; en vey^s, -l i-é] v . tr . Emprunté du bas lat. affillare, m. s. de filius, ’• . Il xiv" s. Après avoir affilié le roy Loys comme son NNET, Arbre des batailles, 145.] > ;ins le droit du moyen âge.) Adopter pour fds ’(]. Attacher à une association mère des asso- . M wuialogues. L’Académie française s’étaitaffilié plusieurs 1 mies de province. Loges maçonniques affiliées. || Attacher iDiiune membre à une association. Être affilié à une se secrète. || S. m. Les principaux affiliés. ’ rriLOlR [à-fi -lwàr] s. m . Dérivé de affiler, § 113. || Néolog.] nment qui sert à affiler le tranchant d’un outil, I ’liuteau. ’. ^FILOIRE [à-fi-lwàr] s. f. ’^M. Dérivé de affiler, § 113. || xvi*^ s. ciiassignet, . ). ;m lecteur.] il lie à aiguiser. || Spëcialt. S. f . pi. Réunion de !i s à aiguiser fixées dans un montant en bois et ’ i( .i donner le fd à des outils de formes diverses. " . 1 ieilli. Cette — de bonnes grâces, beroalde, Moyen j’Tr/tir, p. 26, Jacob. aPINAGE [à-fi-nàj’] s. m. i’-M . Dérivé de affiner, § 78. || 1390. Affinage de l’ar-Xlrdonn. vu, 371.] j eti(jn d’affiner. ^ Action de rendre fin. L’— du ciment, action de le he en poudre fine. | L’ — de la terre, action de la diviur la rendre meuble. | L’ — du chanvre, du lin, action M’endre plus délié, à l’aide de peignes à dents fines. | - is clous, des épingles, action d’en aiguiser la pointe. ! Opération par laquelle on rend une matière pure, 1 l(’q'ageant des éléments étrangers. L’ — des métaux. - 1 sucre, du salpêtre. L’ — du verre, par lequel on chasse lies de gaz qu’il peut contenir, et on le rend part omogène. | L’— de la fonte, opération par laquelle 1 ransforme en fer. (V. raffinage.) Dernière façon par laquelle on donne le fini à un V . L’— des draps, la dernière tonte, j (Reliure.) Colel’uiie bande de papier, de parchemin sur le plat r vre, pour en rendre l’attache plus solide et plus fine. i FINEMENT [à-f ïn’-man ; en vers, -fi -ne-. ..] s. m. É M. Dérivé de affiner, § 145. || (Au sens de trompe- .) !526. BOURDiGNÉ, Pierre Faifeu, 119.] s.ction d’affiner, état de ce qui est affiné. L’— d’un Fig. Vieilli. V— des esprits, Montaigne, m, 9. Vieilli. Action de tromper qqn, en usant de finesse. INER [à-fi-né] V. ir. M.Composédeàetfin2,§§194et196. || xiiies. , li fins, li afinez, ruteb. i, 220.] 1» Au propre. 1. Rendre fin. — le ciment, le rén poudre fine. — les épingles, en aiguiser la pointe. hanvre, le rendre délié à l’aide d’un peigne à dents 2. Rendre une matière pure en la dégageant des nts étrangers. — les métaux. — le plomb, en dégager it qui y peut être allié. — le sucre, le salpêtre. ( V. raf- ! Fig. L’or fin de ses cheveux, Pour le bien —, (il) le dans ses yeux, r. belleau, il, 111. | 3. Rendre fini Mil une dernière façon. — le drap. || P. anal. Le affine (achève de se faire) à la cave. i-uj. Rendre plus délicat. S’— le goût. La conversaine l’esprit. ’ ieilli. Tromper en usant de finesse. Maître Mitis Pomide fois les trompe et les affine, la f. Fab. m, 18. Quelque tu sois, tiens-toi pour affiné, coRN. Place Royale, ni, 2. ’INERIE [à-fïn’-ri ; en vers, -fi-ne-...] s. f. M. Dérivé de affiner, § 69. || 1552. Affineries de fer, . de Henri II sur l’exploit, des mines.] Usine où l’on affine (les métaux). | Petite forge 47 AFF tire le fer en fil d’archal. Fer affiné mis en rouleau. AFFINEUR [à-fi-neur] s. m. [ÉTYM. Dérivé de affiner, § 112. || xivc s. En suivant le dict des mineurs Et la façon des affineurs, Traite d’alch. dans UTTRÉ.] I. Celui qui affine (les métaux, etc.) . II. Anciennt. et dialect. —, affineuse, celui, celle qui trompe. Grans affineurs, en affinant les fins. Vous mourrez jeunes. Ane. Poes. franc, xi, 305. Je crus aussi pouvoir U regarder comme une affineuse sans pareille, G. SAND, Maillées sonneurs, p. 243, Lévy. AFFINITÉ [à-fi-ni-té] s. f. [ÉTYM. Emprunté du lat. affinitas, voisinage et parenté par alliance, affinité. || xiie s. Dens les affinitez de Normandie, BENEEiT, Ducs de Norm. 34235. | xiiio s. Par Ugnage ou par affinité. Livre dejostice,^. Afinité d’amor, beauman. v, 19.] Il 1° Parenté par alliance. Specialt. — spiritueUe, parenté spirituelle du parrain ou de la marraine avec l’enfant. Il 2° Fig. Tendance à se rapprocher, à s’unir. Nous avons... un rapport intime et une secrète — avec Dieu, boss. D.d’Orl. L’ — d’une science avec une autre. L’ — de deux sons, qui tendent à former une consonance. | L’— chimique, tendance de deux corps à se combiner. Fig. Goethe vient de faire paraître un roman intitulé « les Affinités de choix », STAËL, Allem. II, 28. AFFINOIR [à-fi -nwàr] s. m. [ÉTYM. Dérivé de affiner, § 113. || xvio s. L’affinoir ou il forge, trempe et acere ses sagettes, r. belleau, ii, 106.] Il 1° Vieilli. Usine où l’on affine les métaux. Il 2o Sorte de peigne à affiner le chanvre, le lin.
  • AFFIQUAGE [à-fi-kàj’] s. m.
[ÉTYM. Forme normanno-picarde de affichage, au sens de action de piquer, §§ 16 et 391. || Néolog.] Il Opération qui consiste à parer, à embellir les broderies au point d’Alençon après le blanchissage, à l’aide de pattes de homards de différente grosseur, et garnies de leurs dents, qu’on passe dans tous les points. AFFIÛUET [à-fi-kè] s. m . [ÉTYM. Dérivé (§ 133) de affique, forme normannopicarde de affiche, §§ 16 et 391. || xm^ s. Monile : affiquets, dans CHASS.NT, Petit Gloss. lat. -franç. p. 55.] Il Chose menue qu’on fixe. il 1" Ornement qui se fixait dans la coiffure. || P. ext. Auplur. Menus objets d’ajustement. Elle ne porte que des affiquets. Pourquoi tous ces affiquets ? Quel attirail de points, de rubans, d’affiquets ! Tii. CORN. Comt. d’orgueil, i, 1 . Il 2» Petit étui que les femmes portent à la ceinture en tricotant et où elles fixent leurs aiguilles. AFFIRMATIF, IVE [à-fir-mà-tïr, -tîv’] adj. [ÉTYM. Emprunté du lat. affirmativus, m. s. xiii" s. Quand la preuve chiet sur la parole afirmative et non pas sur la négative, Ass. de Je’rus. i, 109.] Il Qui affirme. Ton — . Proposition — . Mode—. Je les trouvai (les philosophes) tous fiers, affirmatifs, dogmatiques, même dans leur scepticisme prétendu, j.-j. rouss. Ém. 4. Absolt. S. 7n. Celui qui affirme. (Les discours) du pjrrrhonisme sont matière d’affirmation aux affirmatifs, p.sc. Pcns. VI, 17. Il S. / . L’affirmative (en bas lat. affirmativa), proposition affirmative (par opposition à la négative), n parie encore pour 1’ — , l. br. 10. Il tient pour 1’ — , volt. Lett. au roi de Prusse, nov. 1742. AFFIRMATION [à-fir-mà-syon ; en vers, -si-on] s. f. [ÉTYM. Emprunté du lat. affirmatio, m. s. xii« s. Affermation, Dial. Grégoire, p. 203. j xiv^ s. Affirmacion et negacion, oresme, Éth. 171.] Il 1° Action de déclarer qu’une chose est. Mettre en doute r — de qqn. One — catégorique. | Specialt. (Jurid.) Déclaration faite devant la justice. Le maître est cru sur son —. — de créance, par les créanciers d’une faillite. Il 2° (Logique.) Action d’attribuer une manière d’être au sujet de la proposition. L’ — contenue dans la proposition. I P. ext. Proposition affirmative, qui exprime un jugement positif. Deux négations valent une — . AFFIRMATIVEMENT [à-fir-mà-tiv’-man ; en vers, -tive-. ..] adv. [ÉTYM. Composé de affirmative et ment, § 724. || xiV s. Texte dans godef. SuppL] Il D’une manière affirmative, n lui déclare — que ses forces sont suffisantes pour faire son voyage, PASC. Prov. 2. Répondre — . AFFIRMER [à-fir-mé] v . tr . Page:Hatzfeld - Dictionnaire, 1890, T1, A-B.djvu/48 Page:Hatzfeld - Dictionnaire, 1890, T1, A-B.djvu/49 Page:Hatzfeld - Dictionnaire, 1890, T1, A-B.djvu/50 Page:Hatzfeld - Dictionnaire, 1890, T1, A-B.djvu/51 Page:Hatzfeld - Dictionnaire, 1890, T1, A-B.djvu/52 Page:Hatzfeld - Dictionnaire, 1890, T1, A-B.djvu/53 Page:Hatzfeld - Dictionnaire, 1890, T1, A-B.djvu/54 Page:Hatzfeld - Dictionnaire, 1890, T1, A-B.djvu/55 Page:Hatzfeld - Dictionnaire, 1890, T1, A-B.djvu/56 Page:Hatzfeld - Dictionnaire, 1890, T1, A-B.djvu/57 Page:Hatzfeld - Dictionnaire, 1890, T1, A-B.djvu/58 Page:Hatzfeld - Dictionnaire, 1890, T1, A-B.djvu/59 Page:Hatzfeld - Dictionnaire, 1890, T1, A-B.djvu/60 Page:Hatzfeld - Dictionnaire, 1890, T1, A-B.djvu/61 Page:Hatzfeld - Dictionnaire, 1890, T1, A-B.djvu/62 Page:Hatzfeld - Dictionnaire, 1890, T1, A-B.djvu/63 Page:Hatzfeld - Dictionnaire, 1890, T1, A-B.djvu/64 Page:Hatzfeld - Dictionnaire, 1890, T1, A-B.djvu/65 Page:Hatzfeld - Dictionnaire, 1890, T1, A-B.djvu/66 Page:Hatzfeld - Dictionnaire, 1890, T1, A-B.djvu/67 Page:Hatzfeld - Dictionnaire, 1890, T1, A-B.djvu/68 Page:Hatzfeld - Dictionnaire, 1890, T1, A-B.djvu/69 ALG — 70 ALI Il Sauvage du Canada. | P . ext. Homme peu civilisé. •ALGORITHME [âil-gô-rUm’] S. m. [ÉTYM. Emprunté du bas lat. algorismus, arabe al-khowarezmi, surnom d’un célèbre mathématicien, § 36, modilié sous l’influence du grec àpi6[jLÔ ;. Désigne, au moyen âge, l’arithmétique en chiffres arabes. Encore algorisme dans FURET. 1690. Algoritme, dans J. peletier, Algèbre (1554), p. 20. Il xme s. Algorisme, Comput , dans uttré.] Il Type de notation propre à un genre particulier de calcul. L’ — du calcul intégral. ALGUAZIIi [âl-gwà-zil] ^. m . [ÉTYM. Emprunté de l’espagn. alguazil, ?n. s . arabe alwazir, le vizir, §§ 13 et 22. || 1581. Les alguazilles et greffiers, c. GuicuARD, dans delb. Rec] Il Agent de police espagnol. En sortant de chez le cardinal, il fut arrêté par un —, les. Gil Blas, viii, 6. || P. ext. En mauvaise part. Agent de police. Pour dépayser les alguazils, voi.T. Lett. à Cideville, mai 1734. ALGUE [àlg’] S. f. [ÉTYM. Emprunté du lat. alga, m. s. xyi® s. amyot, J. César, 68. | 1642. Alge, algue, oud.] Il Végétal cryptogame qui croît dans l’eau ou dans les lieux humides. — d’eau douce, conferve. — marine, fucus, varech. Parmi r— marine, a. ghén. Pannychis.
  • ALIAIRE. F. alliaire.
ALIBI [à-li -bi] s. m. [ÉTYM. Emprunté du lat. alibi, ailleurs. || 1394. Respont Froissart en personne et propose son alibi, dans douet d’argq, Pièces relat. à Ch. VI, i, 121.] I. Anciennt. Diversion. Loups alléchés par divers alibis, Complainte de France {H9i). Fig. Subterfuge. (Il) trouva un — pour rompre le coup, brant. Dames, 2. {V. alibiforain.) II. (Droit criminel.) Le fait de s’être trouvé ailleurs que sur le lieu du crime au moment où il a été commis. Établir un — . L’— est prouvé invinciblement, volt. Lett. 4 sept. 1769. Nos anciens disaient alibis au pluriel, nous disons des alibi, mén. Observ. Les alibis, acad. ALIBIFORAIN [à-li-bi-fô-rin] s. m. [ÉTYM. Composé de alibi et forain, § 173. || x’^ s. Echappatoires et alibis forains. Cent Nouv. nouv. 100. | 1549. Cercher des alibiforains, R. est.] Il Vieilli. Incident étranger à la cause. ALIBILE [à-li-bil] adj. [ÉTYM. Emprunté du lat. alibilis, m. s. Néolog.] Il Nutritif. ALIBORON [à-li-bô-ron] s. m . [ÉTYM. Origine inconnue. || 1440. n fera venir maistre Aliborum (intelligendodiabolum). Procès de Gilles de Rais.] Il Ne s’emploie que dans l’expression maître Aliboron, qui anciennement désignait un personnage habile à tout faire. Sire roi, maistre Aliborum (en parlant de Jésus-Christ), GREBAN, Passion, 22931. Un maître Aliboron qu’on employait à tout faire, brant. v, 148. || P. plaisant. Maître Aliboron (l’âne), la f. Fab. i, 1.3. "ALIBOUFIER [à-li-bou-fvé] s . m. [ÉTYM. Emprunté du provenç. mod. aliboufié, 7n. s. d’origine inconnue, § 11. || 1783. encycl. métu.] Il Le styrax, arbre de Java qui produit le benjoin.
  • ALICATE [k-li-kâf] S. m .
[ÉTYM. Emprunté de l’espagn. alicates, ?n. s. arabe al-laqqat, §§ 13 et 22. || 1789. encycl. méth.] Il Pince dont se sert l’émailleur à la lampe. "ALICANT [à-li-kan] {vieilli) et *ALICANTE [à-li kfint’ ] s. m. [ÉTYM. De Alicante, ville d’Espagne, § 36.] Il Vin d’Espagne. Le muscat Et l’alicant si délicat, colle-TET, Tracas de Paris, le Vin d’Espagne.
  • ALICHON [à-li -chon] s. m .
[ÉTYM. Dérivé de aile, §§ 65 et 105. Parfois confondu avec alluchon. (F. ce mot.) || 1694. th. corn.] Il Aube d’une roue de moulin à eau. ALIDADE [à-li -dàd ’] s. f. [ÉTYM. Emprunté du bas lat. alidada, arabe al-idâd, m. s. §§ 218 et 22. On a écrit souvent alhidade : nicot, furet., TH. CORN. Il xvi« s. Deux alidades garnies de leurs pinules, CHAUVET, Pratiq. de gëom..] Il Règle mobile pour le lever des plans, munie aux deux extrémités de pinnules à travers lesquelles on vise les objets dont on veut déterminer la direction. ( F. graphomètre.) ALIÉNABLE [à-lyé-nàbl’ ; en vers, -li -é - . . . ] adj. [ÉTYM. Dérivé de aliéner, § 93. || 1690. furet.] Il Dont la propriété peut être aliénée. ALIÉNATION [à-lyé-nà-syon ; en vers, -l i-é -na-si-on s.f . [ÉTYM. Emprunte du lat. alienatio, m. s. xmo s. Allé nacions dez fiez. Livre de jostice, 11. | xiv" s. Aliénation d’esprit, oresme.] Il 1" Action d’aliéner une propriété, de la faire passer ! un autre ,par vente, cession, etc. — à titre gratuit, donatio legs ; à titre onéreux, vente, échange. || Fig. — de sa liberté Il 2» Le fait de devenir comme étranger à qqn, à qqcli_ L’ — de Monseigneur grossièrement marquée (à son fils), ST-Sl i, 213. One — secrète des intérêts de Dieu, uourd. Zèle, Il 3° Le fait de devenir comme étranger à soi-mêm de perdre la raison. J’ai vu en elle de 1’ — d’esprit, moi Am. med. m, 6. Il se déconcerte, il s’étourdit ; c’est une ooi —,LABR.8. Il (Médec.) — mentale, forme de la folie qui se manifeste par le désordre des facultés intellectuelles.
  • ALIÈNE [à-lyèn’ ; en vers, -li-èn’] adj.
[ÉTYM. Emprunté du lat. alienus, m. s. xi’^ s. AUmm» terres, St Alexis, 417.] Il l» Anciennt. Étranger. Il 2° Fig. Vieilli. Éloigné. Ceux qui disent « je n’en suis pas aliène », pour dire « je ne suis pas éloigné de cet avis », parlent mal, BOUHOURS, Rem. nouv. ALIÉNER [à-lyé-né ; en vers, -li -é -...] v. tr. [ÉTYM. Emprunté du lat. alienare, m. s. || xiii» s la chose de la commune. Livre de Jostice, 47.] Il 1° Faire passer la propriété de qqch à un autre, vente, cession, etc. Le roi ne pouvait — la moindre partie du domaine, duclos, L. XI, i, 24. || Fig. — ses droits. Dn ordre de la nation ne peut pas plus que la nation elle-même — sa liberté, Mirabeau, Disc. 30 janv. 1789. Si un homme peut légitimement s’— à un autre, J.-J. ROUSS. Ém. 5. Une nièce. Monsieur, ne peut s’— ; C’est comme un propre, DUFRESNY, Réconcil. norm. iv, 5. Il 2» Rendre comme étranger à qqn, à qqch. 1 1. feu usité. Toute société partielle, quand elle est étroite et bien unie, s’aliène de la grande, J.-J. ROUSS. Èm. 1. 1 2 . Fig. S’— de qqn. se détacher de lui. (Le Dauphin) redoutait déjà ce jeune prince (son fils)... et s’en aliénait comme d’im censeur, ST-IX, 213. 1 S’— de qqch, et, absolt. S’—, s’abstraire (peuusii Je sais aussi m’ — , talent sans lequel on ne fait rien qui vi DiDER. Lett. à M"" ; Riccoboni. 3 . P . ext. Éloigner de sol l’affection de qqn. Par là il aliène les esprits des peuples, BOSS. Hist. univ. I , 11. Peut-on laisser — des cœurs qu’en peut gagner à si bas prix ? mass. Human. des grands, 1 Il 3o Rendre comme étranger à soi-même, priver di sa raison. Aliénée du sens commun, marg. de valois, Bi tam. 23. Je ne suis... un seul instant sans souffrir, ce m’aliène tout à fait la tête, j.-j. rouss. Lett. à M. Moultou, 18 janv. 1761. | Il a l’air distrait, aliéné, vauven Caract. 21. ils ont les yeux égarés et l’esprit aliéné, la BR.8, I P. ext. Substantivt. Va aliéné, une aliénée, un fou, une folle. Hospice d’aliénés. ’ALIÉNISTE [à-lyé-nïsf ; en vers, -li-é-...] adj. [ÉTYM. Dérivé de aliéné, § 265. || Néolog.] Il Qui s’occupe de l’aliénation mentale. Dn médecin — . ALIGNEMENT [à-lïn’-man ; en ve7’s, -li-fie-...] s. m. [ÉTYM. Dérivé de aUgner, § 145. |i 1248. Texte dans GODEF. Suppl.] Il Action d’aligner, état de ce qui est aligné. Commander 1’— (aux soldats). A droite, à gauche, — ! | Prendre des alignements. Des soldats qui ne sont pas à 1’ —. Arbres d’— . plantés en ligne droite. || Spe’cialt. Limite à laquelle doivent s’aligner les maisons, selon le plan tracé par l’administration. Cette maison n’est pas à 1’— . Maison soumise àr—. Il P. ext. Ce qui est aligné. Les alignements de Camac, lignes de menhirs. ALIGNER [à-li-né] V. tr. [ÉTYM. Composé de à et ligne, §§ 194 et 196. || xii» s. Ont tôt aplanoié Et fossé et mur alignlé, wace. Brut, 6430.] Il Mettre en ligne. — des maisons. Les maisons, au lieu d’être alignées, sont dispersées sans symétrie et sans ordre, J.- J-Rou. ss . Lett. 20 janv. 1763. | — des troupes. Le bataillon s’est aligné en un instant. | Spécialt. Famil. S’—, -se niellre en ligne pour se battre en duel. S’— sur le terrain. | P. 6^|- — une rue, mettre en ligne les maisons qui la bordent-II Fig. — un compte, mettre en ligne le doit et l’avoir. 1 — ses phrases, parler, écrire d’une manière compassée. on Page:Hatzfeld - Dictionnaire, 1890, T1, A-B.djvu/71 Page:Hatzfeld - Dictionnaire, 1890, T1, A-B.djvu/72 Page:Hatzfeld - Dictionnaire, 1890, T1, A-B.djvu/73 Page:Hatzfeld - Dictionnaire, 1890, T1, A-B.djvu/74 Page:Hatzfeld - Dictionnaire, 1890, T1, A-B.djvu/75 Page:Hatzfeld - Dictionnaire, 1890, T1, A-B.djvu/76 Page:Hatzfeld - Dictionnaire, 1890, T1, A-B.djvu/77 Page:Hatzfeld - Dictionnaire, 1890, T1, A-B.djvu/78 Page:Hatzfeld - Dictionnaire, 1890, T1, A-B.djvu/79 Page:Hatzfeld - Dictionnaire, 1890, T1, A-B.djvu/80 Page:Hatzfeld - Dictionnaire, 1890, T1, A-B.djvu/81 Page:Hatzfeld - Dictionnaire, 1890, T1, A-B.djvu/82 Page:Hatzfeld - Dictionnaire, 1890, T1, A-B.djvu/83 Page:Hatzfeld - Dictionnaire, 1890, T1, A-B.djvu/84 Page:Hatzfeld - Dictionnaire, 1890, T1, A-B.djvu/85 Page:Hatzfeld - Dictionnaire, 1890, T1, A-B.djvu/86 Page:Hatzfeld - 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Spécialt. Graisse de l’épiploon ou panne du porc, qu’on fait fondre sans sel {cf. saindoux), et qu’on emploie en pharmacie, en parfumerie, etc.
AYAN
[à-yan] s. 7n.
[ÉTYM. Emprunté de l’arabe ayân, plur. de aïn, œil, fig. celui qui surveille, § 22. 1 | Admis acad. 1835.]
En Turquie, officier de la sûreté publique.
AZALÉE
[à-zà-lé] s. f.
[ÉTYM. Emprunté du grec il,aXz6<i, sec. On a employé jusqu’à ces derniers temps la forme latinisée azalea. |1 Néolog. Admis acad. 1878.]
Plante de la famille des Éricacées, cultivée comme plante d’agrément.
AZÉDARAC;[à-zé-dà-rak’] s. m .
[ÉTYM. Emprunté (par l’intermédiaire de l’arabe, § 22) du persan âzâd-dirakht, m. s. proprt, arbre libre, § 24. || xvie s. Azadaracht, DU pinet, Dioscor. dans delb. Rec. xvii" s. L’azedarac ou acacia d’Egypte, liger, ibid.]
Arbre originaire de l’Inde, de la Syrie et de la Perse, vulgairement appelé lilas de Chine.
AZEROLE
[àz’-rôl; en vers, à-ze-...] s. f.
[ÉTYM. Emprunté de l’espagn. azarolla, arabe az-zorour, m. s. §§ 13 et 22. || xvi<= s. Azarole, du pinet, Dioscor. dans DELB. Rec. I
1690. Azerole, furet.]
Fruit de l’azerolier, d’un goût acidulé.
AZEROIiIER
[àz’-rô-lyé; en vers, à-ze-... ] s. m.
[ÉTYM. Dérivé de azerole, § 115. la quintinie emploie azerole pour désigner l’arbre aussi bien que le fruit, Jard.
fruit. III, 14 . Il 1690. furet.]
Arbre de la famille des Rosacées, à rameaux courts, velus, à fleurs blanches en corymbe.
AZIMUT
[à-zi-mûf] s. m.
[ÉTYM. Emprunté de l’arabe al-semt, le chemin, § 22. Il XVI s. Cercles imperfaictz appelez azimuthz par les Arabes, JACQUINOT, Astrolabe, 15.]
Angle que forme le plan méridien d’un lieu avec le plan vertical mené par un point que l’on considère. || — magnétique, angle que fait un plan vertical quelconque avec la direction de l’aiguille aimantée.
AZIMUTAIi, ALE
[à-zi-mu-tàl] adj.
[ÉTYM. Dérivé de azimut, § 90. || 1751. encycl.]
Qui forme un angle (dit azimut) avec le plan méridien d’un lieu. Plan — . Cercles azimutaux.
AZOTATE
[à-z6-tat’] s. m.
[ÉTYM. Dérivé de azote, § 282. || Néolog.’]
Sel formé par la combinaison de l’acide azotique avec une base.
AZOTE
[à-zôf] s. m.
[ÉTYM. Composé avec le grec à privatif et Cuti, vie, § 182. Il 1787. G. DE MORVEAU, NomcncL chim. p. 36.]
Corps simple, gazeux, sans odeur ni saveur, impropre à la respiration et à la combustion, qui entre dans la composition de l’air et forme un des éléments essentiels des tissus végétaux et animaux.
AZOTÉ, ÉE
[à-zô-té] adj.
[ÉTYM. Dérivé de azote, § 118. || Néolog.]
Qui contient de l’azote. Aliment —.
•AZOTEUX
[à-z6-teu] adj.
[ÉTYM. Dérivé de azote, § 116. || Néolog.]
Formé d’un équivalent d’azote et d’un d’oxygène. Acide —.
AZOTIQUE;[à-zô-tïk’] adj.
[ÉTYM. Dérivé de azote, § 229. || 1787. g. de morvba emploie gaz azotique comme synonyme de azote, Nomenc chim. p. 36 .]
Formé de trois équivalents d’azote et d’un d’oxygèni Acide — , liquide très caustique, nommé aussi acide itrique, eau-forte, employé dans l’industrie par les teiubriers, les graveurs, les lithographes, les essayeurs, et
AZOTITE
[à-zô-tïf] s. m.
[ÉTYM. Dérivé de azote, § 282. || Néolog.]
Sel formé par la combinaison de l’acide azoteux avec une base.
•AZOTURE [à-zô-tûr] s. m.
[ÉTYM. Dérivé de azote, § 111. || Néolog.]
Combinaison de l’azote avec un corps simple.
AZUR
[à-zùr] s. m.
[ÉTYM. Emprunté du persan lâdjourd, nom de la pier dite lapis-lazuli, § 24. L’I nitiale, prise à tort pour l’articl a disparu dans toutes les langues romanes. || xi’^ s . vermeil et l’azur, Roland, 1557.]
Couleur d’un beau bleu clair. Laissez sur ces buissons flotter les plis d’ — De vos ceintures transparentes, v. UUG Moïse sauvé. — d’émail, azur que l’on obtient avec « verre bleui par l’oxyde de cobalt et pulvérisé. — de cuivi ( V. azurite.) || L’— du ciel. Absolt. Poét. Le ciel. Nous sommes les abeilles. Nous volons, dans I’ — écloses. Sur la bouche ouvei des roses, V. hugo, Châtim. Manteau impérial. (Blasoi Un des neuf métaux des armoiries, de couleur bleue.
•AZURAGE
[à-zu-ràj’] s. m. .
[ÉTYM. Dérivé de azurer, § 78. || Néolog.]
Action d’azurer.
AZURÉ, ÉE
[à-zu-ré] adj.
[ÉTYM. Dérivé de azur, § 118. || xiv^ s. Dame azurée, ^^ TRIQUET DE COUVIN, daUS DELB. jRec]
De couleur d’azur. La voûte —, le ciel. Qui de nous c clartés de la voûte — Doit jouir le dernier? la f. Fab. xi,
•AZURER
[à-zu-ré] v. t r .
[ÉTYM. Dérivé de azur, § 154. || 1549. Asurer, r. es
Teindre en couleur d’azur.
•AZURIN, INE
[à-zu-rin, -ri n’] adj.
[ÉTYM. Dérivé de azur, § 100. | | 1549. Asurin, R. ESI
Vieilli. Qui tire sur l’azur. ncrustation... coloréi verd —, PEiRESc, Lett. 119.
•AZURINE
[à-zu-rin’] s. f.
[ÉTYM. Dérivé de azur, § 245. || Néolog.]
Variété de bleu.
•AZURITE
[à-zu-rïf] s . f.
[ÉTYM. Dérivé de azur, § 282. || Néolog.]
Carbonate de cuivre bleu.
•AZYGOS
[à-zi-gôs’] adj. et s. f.
[ÉTYM. Emprunté du grec aî;uYo<:, proprt, qui ne faitp partie d’un couple, cette veine existant seulement du <;< droit. Il xvi^ s. paré, ii, 15.]
Veine —, et, substantivt, —, gros tronc veineux ç établit une communication entre la veine cave supérieure et la veine cave inférieure.
AZYME
[à-zim’] adj.
[ÉTYM. Emprunté du lat. azymus, grec aî;uiJ.oç, m Il 1546. Pains azimes, J. de gaigny, dans delb. Rec]
Sans levain.
  1. Pain —, pain que les Juifs mangt au temps de la pâque.
  2. Pain en feuilles minces, de on fait les hosties, dont on enveloppe les bols pharmaceutiques, dit vulgairement pain à chanter.
B
B
[bé ; selon la nouvelle épellation, be] s. m.
[ÉTYM. Emprunté du lat. b, m. s. xw.v’^ s. Je ne puis bien nommer sans b, Senefiance de l’A B C, dans jubinal, Nouv. Rec. u, 276.]
Consonne labiale, la seconde lettre de l’alphabet en français et dans la plupart des autres langues. Un grand B on B majuscule. De petits b ou b minuscules. Ne savoir ni a ni b, ne rien savoir du tout. Ne parler que par B F, en employant souvent les jurons qui commencent ces lettres. Les B, les F, voltigeaient sur son bec, gresU Ve7’t-Vert, 4. | P . plaisant. Être marqué au b, bigle, borj bossu ou boiteux. (F. a.) || Nom de la note si dans 1] cienne notation. B quarre, B mol. ( V. bécarre, bémoL)
BABA
[bà-bà] i ". m. 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— 318 — Des buttes de sable. || Spccialt. Éminence de lerre où l’on place une cible pour s’exercer au tir. La — d’un polygone d’artillerie. P. ext. Vieilli. Exercice du tir, jeu des che- valiers de l’arquebuse. Ce sont nos exercices que la chasse, la paume, la —, Montaigne, ii, 12. | Fig. Être en —, servir de point de mire. Et l’on t’y voit partout être en — à ses traits, MOL. F. sav. m, 3. Et moi, toujours en — à de nou- veaux dangers, RAG. Iph. II, 1. BUTTÉ, ÉE [bu-té] adj. [ÉTYM. Dérivé de butte, § 118. || 1690. furet.] Il Chien —, qui a une tumeur à la jpinture du pied. BUTTÉE. V . butée. BUTTER [bu-té] V. tr . [ÉTYM. Dérivé de butte, § 154. {Cf. buter.) |] 1701. furet.] Il Mettre en butte. — des terres, faire de petites buttes pour l’écoulement des eaux. P. ext. — une plante, accu- muler au pied de la terre qu’on a ameublie. "BUTTOIR [bu-twàr] s. m. [ÉTYM. Dérivé de butter, § 113. || Néolog.] Il Petite charrue sans avant-train, à deux versoirs, qui sert à butter une rangée de plantes.
  • BUTTURE [bu-tûr] s. f.
[ÉTYM. Dérivé de butte, § 111. || 1690. Buture, furet.] Il Tumeur à la jointure du pied d’un chien. BUTYREUX, EUSE [bu-ti-reu, -reliz’] adj. [ÉTYM. Dérivé du lat. butyrum, beurre, § 116. || xvi<î s. Substance butireuse, paré, xv, 59.] Il Qui a le caractère du beurre. Substance butyreuse.
BUTYRIQUE [bu-ti-rïk’] adj. [ÉTYM. Dérivé du lat. butyrum, beurre, § 229. || Néolog.] Il (Chimie.) Acide —, qu’on extrait du beurre. BUVABLE [bu-vàbl’] adj. [ÉTYM. Dérivé de boire, d’après le radical bev-, buv- de certaines formes de la conjug. § 93. Se trouve dès le xm" s. mais au sens de buveur. || xiii’^-xiv’^ s. Plus savoreuse et plus bevable, chrétien legouais, Ovide, dans godef. Suppl.] Il Qu’on peut boire. Ce vin n’est pas — . •BUVANDE [bu-vând’] s. f. [ÉTYM. Du lat. bïbçnda, choses devant être bues {cf. provende), devenu bevande, beuvande, buvande, §§ 342, 434, 327 et 291. || 1564. Telles potions et buvandes, marcou ville, dans DELB. Rec] Il Dialect. Boisson légère, piquette. BUVANT, ANTE [bu-van, -vânt’] adj. [ÉTYM. Adj. particip. de boire, § 47. Fréquent en anc. franc., mais au sens de « qui invite à boire » : vin buvant. H (Au sens actuel.) xviie s. F, à l’article.] Il Qui boit. Soyons bien buvants, bien mangeants, la f. Fab. VI, 19. BUVARD [bu-vàr] adj. [ÉTYM. Dérivé de boire, d’après le radical buv- de cer- taines formes de la conjug. § 147. || Néolog. Admis agad. 1878.] Il Qui boit, qui absorbe. Papier —, papier non collé qu’on applique sur une feuille fraîchement écrite pour absorber la partie de l’encre qui n’est pas encore séchée. {Syn. brouillard.) Substantivt. Un — , cahier, album fait de feuilles de papier buvard. Les billets doux Avaient laissé leur trace aux pages du —, v. uuGO, Premier Mai.
  • BXJVEAU [bu-vô]. V. biveau.
  • BUVÉE [bu-vé] s. f.
’ [ÉTYM. Dérivé de boire d’après le radioal bev-, buv- (’: certaines formes de la conjug. § 119. Anc. franc, bevee, ,i tioji de boire : Li cras morsel, les granzbevees, g. de coing dans GODEF. 1| (Au sens actuel.) 1700. liger, Nouv. Mai rust. dans delb. Rec] Il Dialect. Boisson pour les bestiaux, faite d’eau et (. farine délayée. BUVETIER [bûf-tyé; en vers, bu-ve-...] s. m . [ÉTYM. Dérivé de buvette, § 115. || 1611. cotgr.] Il Celui qui tient une buvette. BUVETTE [bu-vef] s. f [ÉTYM. Dérivé de boire, d’après le radical buv- de laines formes de la conjug. § 133. || 1539. r. est.] Il 1" Endroit oh. l’on donne à boire, où l’on sert d< rafraîchissements. La — du palais, où les juges et les av cats allaient déjeuner, se rafraîchir. La — d’une assemblé La — d’une station de chemin de fer, lieu où l’on trouve d rafraîchissements moins délicats et moins chers qu’il buffet. , . Il 2° Famil. Action de boire. Faire une petite — . BUVEUR, EUSE [bu-véur, -veuz’] s. m. et f [ÉTYM. Dérivé de boire, d’après le radical bev- , buv- < certaines formes de la conjug. § 112. || xu^ s. Bevadu J. FANTOSME, daUS GODEF. Suppl.] Il Celui, celle qui boit. — d’eau, qui ne boit pas de v pur. Absolt. On — , homme qui aime à boire du vin. l franc — . Les buveurs, dans un établissement d’eaux mil)’ raies, ceux qui vont boire à la source. BUVOTER [bu-vô-té] V intr. [ÉTYM. Dérivé de boire, d’après le radical bev-, buv- -; certaines formes de la conjug. § 167. Écrit buvotter da: AGAD. 1835. I l xvio s. Beuvoter, h. est. dans godef. Supiji Il Boire à petits coups répétés. "BY [bi] s. m. [ÉTYM. Pour buis, emprunté du flam. buis, canal, § {Cf. buse 3.) Il 1326. Le buy par quoil’iaue va au molin, godef. buy.] Il Dialect. Fosse où l’on-fait écouler l’eau d’un él lorsqu’on veut le curer.
BYSSUS
[bïs’-sûs’] s. m.
[ÉTYM. Emprunté du lat. byssus, grec pûdao;, m. s. _ forme francisée bysse, vieillie, a été supprimée dans acad 1878. Il xvi<> s. Une robe de bissus, lef. d’étaples, Bibi Genèse, 41.]
  1. Matière textile, sorte de lin jaunâtre dont les ciens fabriquaient de riches étoffes.
  2. P. anal. Réunion de filaments qui sortent de coquille de certains testacés bivalves. || P. anal. Production filamenteuse de la famille des Cryptogames, quifoi des moisissures dans les lieux humides.
BYZANTIN, INE
[bi-zan-tin, - t i n ’] adj.
[ÉTYM. Emprunté du lat. byzantinus, m. s. Admis aca: 1878.]
Proprt. Qui appartient à l’époque des empereuml Byzance, au Bas-Empire. L’architecture byzantine. Lesty! —. Fig. Par allusion aux controverses théologiques qi divisaient les Grecs au moment où les Turcs assiégeaiei Byzance. Discussions byzantines, discussions subtiles o l’on perd le temps dans une circonstance critique.
C
C
[se; selon la nouvelle épellation, se] s. m.
[ÉTYM. Emprunté du lat. c, m. s. || xiiio s. Li c seuefie le fust De la croix, Senefiance de l’ABC, dans jubinal, Nouv. Rec. H, 277.]
Troisième lettre et deuxième consonne de l’alphabet français, qui se prononce comme k devant les voyelles a, 0, u, devant les consonnes et à la fin des mots ; comme l’s dure devant les voyelles e, 1, y, et devant les voyelles a, 0, u, lorsqu’on place au-dessous le signe appelé cédille (garçon), et qui, placée devant une h, forme un nouveau son simple (cheval) ou garde le son k dans eertall mots d’origine grecque, hébraïque, etc. (chœur, Chaldée, Un grand C ou C majuscule. De petits c ou c minuscule» ç cédille. || Signe abréviatif de certains mots dont o e l’initiale, comme carbone, en chimie; cent, dans les chiffres romains ; centime, dans les comptes d’argent. Sf
cialt. (Musique.) Signe indiquant la mesure à quatre temps (abrév. de carré).