Hier après dîner, trois heures environ

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Jean Godard Hier après dîner, trois heures environ

Hier après dîner, trois heures environ

Hier après dîner, trois heures environ,
Je surpris en dormant dans sa chambre m’amie.
La perleuse sueur de sa face endormie
Allait le long du sein roulante en son giron.

Cupidon l’éventait avec son aileron,
Son sein et sa poitrine était nue à demie,
Tellement qu’on voyait sur sa glace affermie
Ainsi qu’un mont de lait son tétin ferme et rond.

Les Zéphyrs éventaient ses cheveux par ondées.
Je n’osai pas baiser son teint de lys et fraise,
Car si au doux sommeil elle trouvait de l’aise,
Et moi encore plus à la voir sommeiller.