Histoire des églises et chapelles de Lyon/Saint-Camille de l’Industrie

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
H. Lardanchet (vol. IIp. 186-187).

SAINT-CAMILLE DE L’INDUSTRIE

À la notice sur la chapelle de la Cité-Rambaud se rattache tout naturellement l’histoire de ses deux filles : la Cité Lafayette et la Cité de l’Industrie. La première fut fondée par le vénérable prêtre, en 1879, chemin Saint-Antoine, sur la paroisse de Villeurbanne, avec les ressources fournies, comme on l’a dit, en majeure partie, par le grand industriel M. Renard. Elle comprend une maison occupée par dix ménages de vieillards, des salles où sont reçus les enfants du quartier, enfin une gracieuse chapelle, assez fréquentée le jeudi et le dimanche.

La cité de l’Industrie fut établie, en 1880, sur un plan beaucoup plus vaste ; le principal bienfaiteur en fut M. François Gillet père. L’établissement comporte une maison où logent soixante-dix vieillards ; des salles pour les œuvres, enfin la chapelle. Celle-ci a été l’an dernier érigée par Mgr Coullié en église paroissiale sous le vocable de Saint-Camille, patron du digne fondateur, et confiée par lui au zèle éclairé de M. Giraud, ancien chapelain de la Primatiale. L’église ne comporte qu’une seule nef, mais d’une largeur de onze mètres et sans colonnes, ce qui fait un vaisseau capable de contenir une assemblée fort nombreuse. Le maître-autel dédié à Notre-Dame de Rochecardon — il eût été plus à propos de dire Notre-Dame de l’Industrie — est surmonté d’une niche éclairée par le haut et contenant une statue de la Mère de Dieu. Dans la nef à droite est dressé l’autel Saint-Joseph et à gauche celui de Sainte-Claire. Tout autour de l’église se trouvent le presbytère et des locaux pour les œuvres paroissiales.