Hymnes homériques/Aux Dioskoures

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Hymnes homériques
Traduction par Leconte de Lisle.
A. Lemerre (p. 440).


HYMNE XXXII.
Aux Dioskoures.


Muses aux paupières arrondies, parlez-moi des Dioskoures Tyndarides, illustres enfants de Lèda aux beaux talons, Kastôr dompteur de chevaux et l’irréprochable Polydeukès.

Sous les sommets du Teygétos, la grande montagne, après s’être unie d’amour avec le Kroniôn qui amasse les nuées, elle enfanta des fils sauveurs des hommes terrestres et des nefs rapides, quand les tempêtes de l’hiver bouleversent la mer implacable.

Alors, les marins suppliants invoquent les fils du grand Zeus en leur sacrifiant des agneaux blancs sur le haut de la poupe.

Et la violence du vent et l’eau de la mer les submergent déjà, quand les Dioskoures apparaissent aussitôt, se hâtant à travers l’Aithèr, sur des ailes orangées. Et ils apaisent rapidement les tourbillons des vents terribles, et ils calment en les aplanissant les flots de la blanche mer, signe de repos pour les marins qui, les ayant vus, se réjouissent et cessent leurs travaux accablants.

Salut, Tyndarides, portés sur des chevaux rapides ! Je me souviendrai de vous et des autres chants.