L’Encyclopédie/1re édition/ABSORBANT

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* ABSORBANT, adj. Il y a des vaisseaux absorbans par-tout où il y a des arteres exhalantes. C’est par les pores absorbans de l’épiderme que passent l’eau des bains, le mercure ; & rien n’est plus certain en Anatomie que les arteres exhalantes & les veines absorbantes. Les vaisseaux lactés absorbent le chyle, &c.

Il ne seroit pas inutile de rechercher le méchanisme par lequel se fait l’absorption. Est-ce par absorption, ou par application ou adhésion des parties que se communiquent certaines maladies, comme la gale, les dartres, &c. ?

Absorbans, remedes dont la vertu principale est de se charger des humeurs surabondantes contenues dans l’estomac, ou même dans les intestins lorsqu’ils y parviennent, mêlés avec le chyle : les absorbans peuvent s’appliquer aussi extérieurement quand il est question de dessécher une plaie ou un ulcere.

On met au nombre des absorbans les coquillages pilés, les os desséchés & brûlés, les craies, les terres, & autres médicamens de cette espece.

Les absorbans sont principalement indiqués, lorsque les humeurs surabondantes sont d’une nature acide : rien en effet n’est plus capable d’émousser les pointes des acides, & d’en diminuer la mauvaise qualité, qu’un mêlange avec une matiere qui s’en charge, & qui étant pour l’ordinaire des alkalis fixes, en fait des sels neutres.

La précaution que l’on doit prendre avant & pendant l’usage des absorbans, & aprés qu’on les a cessés, est de les joindre aux délayans aqueux, & de se purger légerement ; alors on prévient tous les inconveniens dont ils pourroient être suivis. (N)