L’Encyclopédie/1re édition/ARRHER, ou ENARRHER

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Texte établi par D’Alembert, Diderot (Tome 1p. 708).

ARRHER, ou ENARRHER, Commerce, c’est donner des arrhes. Voyez Arrhes.

Ce verbe est usité dans quelques ordonnances, pour aller au-devant des marchands, & acheter les denrées avant qu’elles soient arrivées aux ports ou marchés.

Les ordonnances de police défendent à tous marchands, regrattiers, &c. d’aller au-devant des laboureurs & marchands forains, pour arrher les grains ou les marchandises, & les acheter avant que d’être arrivées sur les ports ou aux marchés ; comme aussi d’enharrer ou d’acheter tous les blés en verd. Il y a aussi différentes communautés ou corps de métiers de Paris, entr’autres celle des Bonnetiers, par les statuts desquelles il est défendu d’arrher par les chemins les marchandises destinées pour Paris, comme d’arrher dans Paris aucun ouvrage de Bonneterie qui n’ait été vû & visité par les maîtres & gardes de ce corps. (G)