L’Encyclopédie/1re édition/BOCCA DELLA VERITA

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Texte établi par D’Alembert, Diderot (Tome 2p. 290).

* BOCCA DELLA VERITA, (Hist. mod.) c’est ainsi qu’on appelle à Rome une tête antique de pierre, près l’église de Sainte-Marie en Cosmédine, qui a la bouche ouverte : l’on en rapporte une chose bien extravagante ; c’est que les femmes de Rome soupçonnées de galanterie, pour desabuser leurs maris jaloux & prouver leur innocence, fourroient leur main dans cette bouche, & qu’on étoit dans la persuasion qu’elle se fermoit, lorsque la prétendue innocence n’étoit pas bien avérée.