L’Encyclopédie/1re édition/BROYE ou BRAYE

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Texte établi par D’Alembert, Diderot (Tome 2p. 446).
◄  BROWNISTES
BROYE  ►

BROYE ou BRAYE, (Œcon. rust.) machine qui sert à briser le chanvre pour en pouvoir mieux séparer les chenevottes ; c’est une sorte de banc c (fig. 4. Pl. de Corderie) fait d’un soliveau de 5 à 6 pouces d’équarrissage, sur sept à huit piés de longueur, soûtenu par 4 jambes ou piés, à hauteur d’appui. Ce soliveau est percé dans toute sa longueur de deux grandes mortoises d’un pouce de large, qui traverse toute son épaisseur. On taille en couteau les trois parties, que les deux mortoises ont séparées.

Sur cette piece on en ajuste une autre qui est assemblée à charniere sur le banc par une de ses extrémités ; l’autre est terminée par une poignée capable d’être saisie par la main du broyeur.

Cette piece qu’on appelle la mâchoire supérieure, porte dans toute sa longueur, deux longuettes taillées en couteau, qui doivent entrer dans les mortoises de la mâchoire inférieure. Voyez Broyeur.

Broye, (terme de Blason) se dit de certains festons, qu’on trouve dans quelques armoiries, posés en différentes situations. Le pere Ménêtrier dit que les Anglois les nomment barnacles ; que la maison de Broye les a portés par allusion à son nom ; & que celle de Joinville y ajoûta un chef avec un lion naissant. (V)