L’Encyclopédie/1re édition/BROYON

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Texte établi par D’Alembert, Diderot (Tome 2p. 447).
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* BROYON, s. m. (Œconom, rust.) piége pour les bêtes puantes ; on tend ce piége sur le passage des blairaux, des renards, des fouines & autres animaux malfaisans. Pour cet effet, on plante en terre deux fourchons de bois AA ; voyez Pl. d’Agriculture. On place entre ces fourchons un bâton de traverse BB ; ce bâton porte une corde CC ; à l’extrémité de cette corde est attachée une petite clavette EE ; sur un bout de la clavette EE, passe un autre bâton de traverse FF ; l’autre bout de la clavette est legerement arrêté par un petit obstacle GH : cet obstacle tient en terre, & il est planté à quelque distance des fourchons. On a attaché l’appât au bout de la clavette qui passe sous l’obstacle ; on passe sur le bâton de traverse FF, deux longs bouts de perche HH, HH, que le bâton de traverse FF tient élevés ; ces bouts de perche sont chargés sur le milieu d’un gros poids I. On ferme bien le devant de ce piége ; ensorte que l’animal ne pouvant entrer que par les côtés, il se trouve nécessairement sous les bouts de perche. Il ne peut mordre à l’appât sans arracher l’obstacle G ; l’obstacle G ne peut être déplacé, que le bout de la clavette qui y touchoit ne s’échappe : ce bout ne peut s’échapper que le bâton de traverse FF ne tombe ; le bâton de traverse ne peut tomber que le poids I ne fasse tomber les perches HH, HH, sous lesquelles l’animal se trouvera pris. Si on veut se servir du même piége pour empêcher les animaux de passer par des ouvertures, il faut faire le bout de la clavette qui passe sous l’obstacle, tel que l’animal ne puisse passer sans le déplacer.

Broyon, (ustencile d’Imprim.) c’est une piece de bois tourné, longue de trois à quatre pouces, sur neuf à dix de circonférence, uni par le bout, surmonté d’un manche rond de quatre à cinq pouces de long pris dans le même morceau de bois. Il sert à remuer l’encre pour l’empêcher de sécher ou de se consolider, & à en étendre quelque partie sur le bord de l’encrier, afin que quand l’Imprimeur prend de l’encre, elle soit préparée à se distribuer facilement sur les balles. Voyez Pl. IV. de l’Imprimerie, fig. 1. B.