L’Encyclopédie/1re édition/COLLYRE

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COLLYRE, s. m. terme de Medecine, remede externe destiné particulierement pour les maladies des yeux. Voyez Œil.

Il y en a de liquides & de secs. Les collyres liquides, ὑγροκολλούρια, sont composés d’eaux & de poudres ophthalmiques, comme les eaux de rose, de plantain, de fenouil, d’eufraise, dans lesquelles on dissout ou on mêle de la tuthie préparée, du vitriol blanc, ou telle autre poudre convenable. Voy. Ophthalmique.

Les secs, ξηροκολλούρια, sont les trochisques de rhasis, le sucre candi, l’iris, la tuthie préparée, &c. qu’on souffle dans l’œil avec un petit chalumeau.

On donne le même nom à des onguens employés pour le même effet, comme l’onguent de tuthie, & plusieurs autres.

On le donne aussi, mais improprement, à quelques remedes liquides dont on se sert pour les ulceres vénériens. Dictionn. de Trév. & Chambers.

Tel est le collyre de Lanfranc, dont voici la composition. ♃ du vin blanc, une livre ; eaux de plantain, de rose, de chaque trois onces ; orpiment, deux gros ; verd-de-gris, un gros ; myrrhe, aloës, de chaque deux scrupules : faites du tout un collyre selon l’art. (b)