L’Encyclopédie/1re édition/HAIN, ou AIN

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Briasson, David l’aîné, Le Breton, Durand (Tome 8p. 25).

* HAIN, ou AIN, s. m. (Pêche.) c’est la même chose que hameçon. C’est une espece de crochet de fer plus ou moins grand, dont l’extrémité qui soûtient l’appât est formée en dard, de maniere que s’il arrive au poisson goulu d’avaler l’hain avec l’appât qu’on lui présente, les efforts qu’il fait ensuite pour le rejetter & le coup de poignet que donne le pêcheur, ne servent qu’à l’engager dans les chairs. L’autre extrémité de l’hain est plate, & s’attache à une ficelle ou fil qui pend de la longue perche qu’on appelle la ligne. Voyez l’article Pêche, & les Planches de Pêcherie.

Il y a le gros hain, il est garni d’un bouchon de paille que l’on enfonce dans le sable ; le gros hain à cablieres ; l’hain à cosrerons ; l’hain à rougets, merlans, &c. l’hain à limandes, carrelets, & autres poissons plats ; l’hain à soles ; l’hain à corde & plomb du libouret à maquereaux ; l’hain à pelle roulante, &c.

Tous ces instrumens se ressemblent, à la force près, qui est proportionnée à la grandeur de l’appât & du poisson.

Les pêcheurs à la ligne veillent à ce que leurs lignes soient propres, & leurs hains non rouillés : pour cet effet, ils font leurs lignes de crin & couvrent leurs hains d’étamage.

Les pêcheurs de l’amirauté de Poitou, ou des sables d’Olonne, montent les hains qu’ils exposent aux oiseaux & aux poissons sur des piquets, après les avoir amorcés de pain ou de chevrettes. Leurs piquets sont dispersés sur des plages qui ne sont pas d’une grande profondeur ; cette pêche est semblable à celle des lignes montées.