L’Encyclopédie/1re édition/ROBERVALLIENNES, Lignes

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ROBERVALLIENNES, Lignes, (Géométrie.) c’est le nom qu’on a donné à de certaines lignes courbes qui servent à transformer les figures ; elles sont ainsi appellées du nom de leur inventeur M. de Roberval. Ces lignes contiennent des espaces infinis en longueur, & néanmoins égaux à d’autres espaces fermés de tous côtés. Les propriétés de ces lignes sont expliquées par M. de Roberval à la fin de son traité des indivisibles, imprimé en 1693 dans le recueil intitulé divers ouvrages de Mathématique & de Physique, par MM. de l’académie royale des Sciences.

L’abbé Gallois, dans les mém. de l’académie des Sciences de Paris, pour l’année 1693, prétend que la méthode de transformer les figures, expliquée à la fin du traité des indivisibles de M. de Roberval, est la même qui a été publiée depuis par M. Jacques Gregory, dans sa géométrie universelle, & après lui par Barrow, dans son livre intitulé lectiones geometricæ, & qu’il paroît par une lettre de Toricelli, que M. de Roberval étoit l’inventeur de cette méthode de transformer les figures, par le moyen de certaines lignes que Toricelly appelle lignes robervalliennes.

L’abbé Gallois ajoute qu’il est fort vraissemblable que M. Jacques Gregory, dans le voyage qu’il fit à Padoue en 1668, y apprit cette méthode, qui étoit connue en Italie dès 1646, quoique l’ouvrage de Roberval n’ait été publié qu’en 1692.

M. David Gregory, zélé pour l’honneur de son frere, a tâché de réfuter cette imputation ; sa réponse à l’écrit de l’abbé Gallois est insérée dans les Transactions philosophiques de l’année 1694 ; & celui-ci a répliqué dans les mémoires de l’académie des Sciences de Paris 1703. Chambers. (O)