L’Encyclopédie/1re édition/SEBILLE

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SEBILLE, s. f. (Ustens. d’artisans.) vaisseau de bois fait en rond & en forme de jatte, tourné au tour, & tout d’une piece. Outre les usages qu’ont les sebilles parmi les Boulangers qui y tournent leur pain, avant que de les mettre au four, & les vendangeurs qui s’en servent pour entonner le vin qui coule du pressoir, on s’en sert dans quelques manufactures, & parmi plusieurs ouvriers des arts & métiers. (D. J.)

Sebille, (Docimast.) longue gondole dans laquelle on nettoie au moyen de l’eau qu’on y agite, les mines de tout ce qu’elles contiennent d’inutile. La surface concave de ce vaisseau doit être très-polie. Il peut être fait indifféremment de bois ou de terre. On peut lui substituer tout autre vaisseau de médiocre capacité, pourvû toutefois que sa concavité se termine presqu’insensiblement vers l’un de ses bords. (D. J.)

Sebille, (Manufact. de glaces.) les ouvriers qui mettent les glaces au teint, se servent de diverses sortes de sebilles ; les unes très-grandes, & au moins d’un pié ou dix-huit pouces de diamettre ; les autres petites & légeres, qui n’ont que quatre ou cinq pouces, ce sont proprement des sébilles à main ; c’est dans les grandes que l’on conserve le vif-argent, ou qu’on le reçoit, lorsqu’il s’écoule de dessous la glace qu’on a mise au teint. Les sébilles à main servent à puiser le vif-argent dans les grandes sebilles, pour en charger la feuille d’étain quand elle est avivée. (D. J.)